L'histoire littéraire des femmes


Juin 2012 

Le printemps arabe de la littérature

Hommage à Andrée Chedid/   Nawal El Saadawi 

Lectures autour de romancières tunisiennes, égyptiennes et syriennes

 

Histoires-minuscules-des-revolutions-arabes.jpg

Juillet 2012 

 

Autour d'Hypathie d'Alexandrie (Film Agora)

Les femmes philosophes - l'Antiquité

Hypathie d'Alexandrie  par Maria Dzielska Editions Des Femmes

Histoire des femmes philosophes de Gilles Ménage, éditions Arléa

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Vacances en Angleterre - Romancières britanniques


 

Août 2012 

 

Amour et désamour

Le premier amour - Veronique Olmi

Des corps en silence - Valentine Goby LC pour le 04 août avec  Philisine Cave  et Malika, Fransoaz, Miss Leo

L'invitation à la vie conjugale - Angela Huth

Amour dans une vallée enchantée - Wang Anyi

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Une auteure à redécouvrir - Hélène Bessette

Vous pouvez vous inscrire, si vous le souhaitez, sur des lectures communes...   

 

escritoras.com   literatura escrita por mujeres - un site en espagnol sur la littérature écrite par des femmes essentiellement hispanophones.


Le Réseau européen « New approaches to European Women's Writing (NEWW)  est organisé autour d'une base de données consacrée à la réception internationale des écrivaines avant 1900. Il réunit des chercheurs et chercheuses préparant un renouvellement de l'historiographie littéraire à partir d'une perspective transnationale et de genre, qui met l'accent sur la circulation des écrits féminins dans l'espace européen (Womenwriters). Des universitaires de tous les pays contribuent à ces recherches.


Ces recherches visent à montrer qu'au cours des trois derniers siècles,  des femmes ont participé à la circulation des idées par un travail d'écriture. "Leurs activités littéraires ont pu produire des perspectives inédites déplaçant les rôles masculins et féminins, ou au contraire confirmer des normes de genre existantes. "

 

Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 12:24

coup de coeur 

traduit de l'anglais par Nathalie Peronny


 

Natasha Solomons – Jack Rosemblum rêve en anglais – Le livre de poche – Calmann-Lévy 2011 pour la traduction française

Jack Rosemblum, sa femme et sa fille émigre dans les années trente en Angleterre ; ils fuient l’Allemagne pour échapper aux lois antisémites du régime nazi. Ils ont dû laisser derrière eux une partie de leur famille, et Sadie, l’épouse de Jack en éprouve un terrible chagrin qu’elle essaie, en vain, de partager avec son mari.

L’obsession de Jack est de devenir parfaitement anglais ; il transforme son prénom et oublie l’ancien monde qui était le sien. Pour parvenir à son but, il dresse une liste interminable de tout ce qu’il faut faire et dire pour être parfaitement anglais. Pour couronner le tout, il décide de monter son propre golf…Et c’est là que les ennuis commencent …

Ce livre est véritable coup de cœur ! Il est une réflexion toute en finesse sur la notion d’identité, l’importance de la Mémoire et  l’intégration ou l’assimilation au pays d’accueil quand on est un immigré, le racisme et l’antisémitisme que durent subir les juifs allemands.

« Il s’accordait avec ses voisins pour considérer que le rôle des Juifs était de ne pas faire de vagues. Lorsque personne ne fait attention à vous, vous devenez un simple banc posé dans un parc : utile en cas de besoin mais parfaitement intégré au paysage. L’assimilation, là était le secret. L’assimilation. […] Il en avait assez d’être différent ; il ne voulait pas finir tel le Juif errant. »

 

Un livre qui résonne étrangement aujourd’hui en France et en Europe à l’heure de la montée des nationalismes et de la xénophobie et alors que des néo-nazis entrent au parlement grec.

Jack Rosemblum est un personnage terriblement attachant. Dans le contexte historique des années 30, on comprend parfaitement ce besoin désespéré d’être comme tout le monde, d’être parfaitement assimilé au pays d’accueil qui correspond au traumatisme des lois antisémites que durent subir les Juifs allemands. Où trouver la sécurité quand de tout temps votre peuple a été persécuté et que le seul fait d’être Juif suffit à vous désigner à la vindicte populaire ? Quelle patrie peut être suffisamment intègre pour vous protéger dés lors qu’elle fait de vous l’un des siens ?

Des Français et des Allemands ont dénoncé et livré aux bourreaux des Juifs qui étaient tout aussi français ou allemands qu’eux.  Mais ce désir d’assimilation risque révéler ses limites et menacer l’identité de la famille Rosemblum. Car renier ses origines, n’est-ce pas aussi occulter une partie de soi et perdre son identité ? La mémoire est ce qui assure le continuum de ce qui est notre moi , à vouloir absolument être autre, à rechercher l’invisibilité, n’y a-t-il pas le danger de sombrer dans la schizophrénie ? Se cacher, n’est-ce pas aussi avoir peur ? « Il était fatigué d’être le Juif [… ] de service – un rôle à la fois solitaire et dangereux. »

D’ailleurs, les Juifs Français et Allemands pour un grand nombre d’entre eux étaient parfaitement assimilés depuis des générations, et qui plus est non-pratiquants ; ce qui n’a pas empêché la persécution.

            Dans mon parcours de lecture actuel, ce livre a fait écho à l’histoire d’Israël. D’ailleurs quand Sadie demande à Jack pourquoi ils ne partent pas en Israël dans ce jeune pays créé pour les Juifs, il répond qu’il est trop tard, qu’il faut être jeune et vigoureux pour bâtir un nouveau pays.

            « Tu veux être comme tout le monde. Eh bien, allons en Israël, où tout le monde est comme nous ! » Sadie retourne l’argument.  Son chagrin est une marque de respect pour ceux qui ont disparu, et aussi le moyen de les garder encore en vie dans sa mémoire.

Peut-être y aura-t-il une autre voix à trouver, et qu’ils sont assez de deux pour inventer un nouveau chemin. A suivre…

Lisez ce livre qui est un petit bijou. La langue est impeccable ; c’est magnifiquement écrit et construit et l’auteure sait ménager suspense et rebondissements. On est complètement happé par le récit. L’émotion est également présente tout du long sans être envahissante car c’est un livre beau et pudique.

 

 terrafemina jury

Par Anis - Publié dans : Individu et société - critique sociale - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 09:51

 

 

C'est le titre d'abord qui m'a intrigué... Qui est cette Petite Poucette ? "[...]Ces dernières décennies virent la victoire des femmes, plus travailleuses et sérieuses à l'école, à l'hôpital, dans l'entreprise... que les mâles dominants arrogants et faiblards. Voilà pourquoi ce livre titre : Petite Poucette",  voilà la raison du féminin, mais Poucette ? pouce ? Petite poucette est cette jeune femme que vous voyez (ou dont vous êtes), j'en suis sûre, quotidiennement, pianoter à toute allure sur le clavier de son téléphone portable.

A plus de 80 ans, Michel Serres reste étonnament jeune, plus jeune même que bon nombre d'entre nous. Et je pense que cette jeunesse qui habite l'oeil bleu et pétillant de Michel Serres est due à sa capacité à penser les grands bouleversements, et notamment celui que nous vivons aujourd'hui avec les nouvelles technologies, de manière dynamique et positive. il n'est pas de ces vieux barbons qui, crispés sur leurs savoirs, n'en démordent pas.

          Ce basculement, selon lui, est aussi important que celui que nos sociétés occidentales ont vécu à la fin de l'Empire romain ou la Renaissance. Aucun changement ne se fait sans crise qui fait trembler les fondations de toute une société : finance, politique, école, Eglise, famille... Dans une société, complètement dépassée par le changement et qui n'arrive pas à suivre, Petite Poucette n'a pas le temps de larmoyer, il lui faut s'adapter et vite. Elle habite en ville la plupart du temps, et cela depuis les années 70,( la paysannerie a pratiquement disparu, aujourd'hui on ne compte plus qu'un pour cent d'agriculteurs) et ne part à la campagne que pour les vacances, histoire de respirer un peu. Cela ne l'empêche pas de se soucier de l'écologie, de faire le tri sélectif, et de se poser des questions sur le réchauffement climatique en mâchonnant une mèche de ses cheveux. 

          Elle n'est pas insolente en classe, ou à la fac, non, mais bavarde, bavarde. Elle n'écoute plus trop ses professeurs; de toute façon, 70 % de ce qu'ils ont appris est déjà obsolète, et sur ce qui reste, ils ne sont plus indispensables. Il suffit de pianoter sur son clavier et de se connecter sur internet pour trouver les réponses à de nombreuses questions. Le savoir devient beaucoup plus horizontal. Le professeur ne le détient plus exclusivement et par conséquent a perdu de son pouvoir : "Le savoir, accessible partout et immédiatement, n'a plus le même statut." Il raconte dans une interview que cela ne l'inquiète pas outre mesure, étant donné qu'on ne transmet pas quelque chose mais soi.

Petite Poucette n'a pas beaucoup d'aide, il faut le dire, car les Institutions des pays dans lesquels elle vit, peinent à se transformer et à inventer de nouveaux modes d'organisation. A un journaliste, le philosophe prédit qu'un jour il n'y aura plus personne à la Grande Bibliothèque car maintenant tout est accessible par internet. Il ne s'agit pas de regretter un monde en train de disparaître mais d'en inventer un nouveau. Toute civilisation vit ses crises et ses mutations. C'est une réalité et il faut faire avec, ni progrès ni catastrophe mais autre monde.

          Petite Poucette n'a plus d'idéologie, n'adhère plus au sacro-saint "Travail, Famille, Patrie". Et bien tant mieux pour elle et pour les siens ! Au moins, on ne l'accusera pas d'être une sorcière et elle a peu de chance, dans l'Occident qui l'a vue naître, de mourir  lapidée (croisons les doigts tout de même, je n'ai pas tout à fait l'optimisme de Michel Serres) Ecoutons-le : "Sanguinaires, ces appartenances exigeaient que chacun fit sacrifice de sa vie : martyrs, suppliciés, femmes lapidées, hérétiques brûlés vifs, prétendues sorcières immolées sur des bûchers, voilà pour les églises et le droit; soldats inconnus alignés par milliers dans les cimetières militaires, sur lesquels parfois se penchent, avec compoction, quelques dignitaires, liste longue de noms sur les monuments aux morts - en 14-18 presque toute la paysannerie -, voilà pour la Patrie;camps d'extermination et goulags, voilà pour la théorie folle des "races" et la lutte des classes; quant à la famille, elle abrite la moitié des crimes, une femme mourant chaque jour des sévices du mari ou de l'amant." On ne peut que lui donner raison, au fond... 

        A Petite Poucette, il faudra beaucoup lui pardonner, d'erreurs et de maladresses car elle est seule, seule dans un monde bruisant et murmurant, surpeuplé, où Dieu souvent s'est fait la malle, écoeuré sans doute des Hommes et de leur turpitudes.

Elle a des amis pourtant et pas seulement sur les réseaux sociaux, et ils sont "musulmans, sud-américains, chinois, elle les fréquente en classe et sur Facebook, chez elle, partout dans le vaste monde."

Le virtuel n'est pas la menace qu'on croit, car les premiers êtres virtuels habitèrent les livres, Michel Serres dit et cela me fait beaucoup sourire que "Madame Bovary faisait l'amour virtuellement, et beaucoup mieux peut-être que la majorité de ses contemporains." Il nous apprend aussi que les nouvelles technologies n'activent pas les mêmes zones du cerveau, qu'une nouvelle intelligence naîtra certainement car "le cerveau évolue physiquement."

          Par les blogs, et par le monde, pour la première fois de l'histoire, "on peut entendre la voix de tous". Virtuelle, bavarde, chahuteuse et démocratique la parole se libère. A nous de savoir nous adapter, comme le dit l'auteur, au monde que nous avons créé !

Bien sûr, on peut répondre beaucoup de choses, mais pour un moment, je me laisse emporter par cette joie de penser et de philosopher en route pour demain. Et comme Poucette est partageuse et que les Poucets sont des Poucettes comme les autres, ce monde elle veut bien le partager.


Par Anis - Publié dans : Discussions à visée philosophique - Communauté : LECTURES PARTAGEES
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 17:47

La promise d’Assouan – Rula Jebreal Altal Editions 2007

 


Ce livre raconte l’épopée familiale de Mazen Qupti, chrétien copte qui devra fuir avec sa femme et sa fille une Egypte en pleine ébullition pour s’installer dans le Jerusalem des années 20 avant de poursuivre jusqu’à Nazareth pour marier sa fille dont les épousailles ont été arrangées de longue date . Arrivés dans cette ville qui les éblouit, Salua, la fille de Mazen, va être confrontée à une série de drames qui va bouleverser sa vie et l’obliger à prendre son destin en main. Elle assistera à la création de l’Etat d’Israël et à l’effondrement du monde qui était le sien.

Dans la mémoire du père, Jerusalem et la Palestine sont les symboles de la liberté,chacun peut professer sa foi et vivre sa vie comme il l’entend sans être inquiété. Ville sainte de l’Islam, Terre promise des Juifs, Terre sainte pour les chrétiens, la ville apparaît comme le lieu de coexistence de toutes les différences et de toutes les cultures. L’auteure évoque la porte de Damas, par laquelle tous pénètrent avant de se séparer : « Les Chrétiens sont les premiers à tourner à droite vers la Basilique du Saint Sépulcre », puis les Musulman se dirigent plus loin pour monter vers l’Esplanade des Mosquées, pendant que les Juifs poursuivent en descendant vers le mur des lamentations. Jerusalem est « comme un grand livre blanc ouvert sur le monde, où chacun veut écrire quelque chose dans sa langue».

plan de la vieille ville de Jérusalem

 Mais ce rêve va se briser brusquement : des tensions sont palpables entre la communauté musulmane et les Anglais ; des conflits larvés éclatent à la moindre provocation ou suspicion de part et d’autre. Une violence souterraine agite la ville derrière une apparence de fausse quiétude et de concorde toute relative entre les communautés.

La famille de Salua va en faire l’amère et tragique expérience et sera contrainte de quitter Jerusalem pour Haifa.

Pourtant, ce qui paraissait impossible ailleurs  se réalise ici dans cette ville au bord de la mer, à Wadi Nisnas quartier où vivent ensemble Juifs et Arabes. Et si les mariages entre les deux communautés sont rares, ils se produisent de temps à autre.

« Haïfa semblait pouvoir absorber tout ce qui était étranger, mélanger des gens différents… ». Le destin de Salua va se mêler étroitement à celui des deux autres communautés juives et arabes, des liens vont se tisser, des amours vont naître qui aideront à brouiller les frontières, des amitiés se faire et se défaire.

On trouve dans cette histoire encore une fois le thème de l’échange, du bébé palestinien et musulman qui va grandir dans une communauté juive. Mais je ne vous dévoilerai rien sur le nœud de l’intrigue.

La création de l’Etat d’Israël va bouleverser des vies jusqu’ici paisibles et l’histoire de la dépossession et de l'exil commence pour des milliers de Palestiniens. Les Arabes qui restent obtiendront la nationalité israélienne et c’est leur histoire que nous suivons ici, à travers les expropriations, les violences et les menaces dont ils vont faire l’objet.

 

Les bons sentiments ou les causes justes ne font pas forcément de la bonne littérature, peut-être l’engagement nuit-il même parfois parce qu’il apporte une gravité de commande ou parce qu’il alourdit le récit de démonstrations inefficaces. Encore une fois je n’ai pas été complètement convaincu par ce récit même si je l’ai lu sans déplaisir. Les descriptions y sont très belles et l’amour que porte l’auteure à cette terre est palpable à chaque page. Une narration classique nous fait vivre les péripéties de l’héroïne, on prend fait et cause pour elle, on compatit à ses malheurs mais l’émotion est étrangement absente. Reste le voyage sur cette terre de Palestine infiniment précieux.

Par Anis - Publié dans : Femmes du Moyen-Orient - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 16:33

Chochana Boukhobza, française. A vécu plusieurs années en Israël.

 

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Rula Jebreal italo-palestinienne , vit à Rome en Italie.

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J’ai choisi de rapprocher ces deux auteures car toutes deux vivent en dehors d’Israël, la France ou l’Italie. Toutes deux également prennent Jerusalem comme véritable personnage de leur roman, en des descriptions véritablement éblouissantes en ce qui concerne Rula Jebreal.

 

 

20% de la population Israélienne est Arabe (source France Inter, émission mai 2012)

Palestiniens de l’intérieur ou réfugiés de l’intérieur sont des Palestiniens détenteurs de la nationalité israélienne. Palestiniens ou Arabes en Israël . « Selon les principes fondamentaux de la démocratie israélienne, ces citoyens ont les mêmes droits que les autres Israéliens. Toutefois, des discriminations sont dénoncées contre ces populations, parfois soupçonnées par leurs concitoyens de soutenir la cause palestinienne aux dépens de l'existence de l'État d'Israël. La majorité des Arabes israéliens ne sont pas appelés à servir l'armée de défense israélienne »

Chochana Boukhobza (hébreu: שושנה בוקובזה  ), née le 2 mars 1959 à Sfax en Tunisie est un écrivain français. Elle a quitté la Tunisie pour Paris à l'âge de 4 ans, puis émigré en Israël à l'âge de 17 ans jusqu'à son retour à Paris à l'âge de 21 ans.1.

Elle a étudié les mathématiques en Israël.

Elle est l'auteur de plusieurs romans : le premier, Un été à Jérusalem, a reçu le prix Méditerranée en 1986 alors que le second, Le Cri, a été finaliste au Prix Femina en 1987. Elle a aussi écrit de nombreux scénarios. En 2005, elle a co-réalisé un documentaire "Un billet aller-retour" (Paris-Barcelone Films productions).

(source Wikipédia)

 Elle est née en 1973 à Haïfa ; elle est à l'origine de nationalité israélienne (arabe), et a par la suite acquis la nationalité italienne6.

« Suite au suicide de sa mère, elle devient en 1978 élève du Dar al-Tifl ; en 1993, elle part en Italie poursuivre ses études, grâce à une bourse du gouvernement italien. Elle commence à travailler pour la presse en 1997, d’abord dans le domaine social, puis dans celui des affaires internationales, notamment sur le conflit israélo-palestinien. Elle a publié trois livres : les romans Miral et La Promise d’Assouan, et un ouvrages d’entretiens Divieto di soggiorno1concernant les immigrés en Italie.

Relativement au conflit israélo-palestinien, elle assume la position "deux peuples, deux Etats" avec une alliance israélo-palestinienne contre les extrémistes religieux; elle agit aussi pour la réalisation du droit à l'éducation des Palestiniennes. (source Wikipédia)

 http://www.france24.com/fr/20100522-journalisme-italie-palestine-femmes-droits-humains

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du Moyen-Orient - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 17:18

 

 

Folio n° 5 335, Denoël 2010

"Dieu a dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu et que les continents apparaissent. Et il en fut ainsi. Dieu nomma les continents terre et il nomma les eaux mers. Puis Dieu a dit : que la terre produise de l'herbe, des plantes portant semences et des arbres fruitiers. Il en fut ainsi et Dieu vit que tout cela étéit bon, ce fut le troisième jour."La Genèse Ancien Testament

 


Ce livre est l’histoire de deux femmes, Elisheva, rescapée des camps de concentration, et Rachel, jeune femme de vingt-trois ans, sa fille spirituelle, liées toutes deux par un même amour de la musique. Elles  pratiquent leur art à New-York et reviennent à Jerusalem pour trois jours. Elles sont violoncellistes et le concert qu’elles vont donner risque bien d’être le dernier.

Elisheva a dû pour survivre jouer de la musique dans le camp de concentration où elle a été déportée avec sa famille. Le bourreau du camp, Hunker, a réussi à échapper à la justice pendant toutes ces années mais il semblerait qu’il vienne bientôt à Jerusalem se recueillir sur les lieux saints du christianisme. Elle va chercher à se venger… Quant à Rachel, elle va revoir l’homme qu’elle a tant aimé au risque de bouleverser sa vie

 

Ce livre est rempli de musique mais aussi de bruit et de fureur. La fureur du passé, l’évocation des camps de la mort, des expériences menées sur les prisonniers, la douleur et la mort, mais aussi le vacarme du présent, l’Intifada (nous sommes dans les années 70), la haine entre Juifs Israéliens et Palestiniens, une tension palpable, et l’évocation de la guerre.

En Israël, les femmes n’y échappent pas; elles sont soldates et subissent le même type d’entraînement. Elles participent au conflit armé et prennent des risques.

La famille de Rachel a émigré d’Afrique du nord dans les années cinquante, son père, très religieux s’inscrit dans ces mouvements traditionalistes « qui répète(nt) à longueur d’années que Dieu aime son peuple, qu’Il a donné ce pays des deux côtés du fleuve Jourdain et qu’un jour le Messie se lèvera pour nous restituer notre héritage ». Le dialogue est difficile avec ce père érudit mais conservateur qui refuse de faire le ménage, craignant de « déchoir en épluchant des légumes ou en passant le balai. » qui estime que les garçons, « ce n’est pas pareil ».

Dialogue difficile avec cette Palestinienne qui « me regardait comme si j’étais transparente, comme si je n’étais rien. » raconte-t-elle, «  elle s’adressait à cette transparence pour écouler son raisin. J’avais oublié qu’en principe nous étions ennemies. Qu’il y a entre nous le manque de paix, les pneus brûlés des enfants de Gaza, les tirs de nos soldats à Hébron, à Jénine, à Ramallah, les jets de caillasses des adolescents masqués sur tout ce qui porte l’uniforme de Tsahal, sur toutes les voitures civiles ou militaires, des Israéliens. »

Dialogue difficile avec l’amour, l’amant qui refuse de la suivre dans ses concerts.

 

Difficile pour les Israéliens de bonne volonté qui voudraient trouver une solution de paix et qui sont pris entre la rancœur et violence mêlées des uns et des autres . Le mal est profond, il s’enracine dans la création même d’Israël et dans les antagonismes religieux. Et à la fin du livre, on ne voit vraiment pas comment cette situation pourrait évoluer favorablement.

Partir comme Rachel ?

Comment concilier destin individuel et collectif ? Au nom de quelle folie collective a-t-on laissé des gens partir dans les camps de concentration ? Au nom de quoi aujourd’hui tant de violences et de crimes se perpètrent encore ?

« Tu es une individualiste, tu n’as pas le sens de la communauté, tu ne sais pas te plier aux règles, tu ne sais pas faire passer le groupe et les intérêts du groupe avant ta petite personne. » reproche son frère à Rachel. Mais l’art n’est-il pas la tentative de rejoindre la communion universelle à partir de sa propre singularité ?

 

Quelques extraits :

« La jalousie des femmes d’Israël c’est quelque chose. »

«  Le mariage est la hantise des femmes de la région, qu’elles soient arabes ou juives. Les Arabes sont mariées par leurs parents, presque contraintes. Les Israéliennes ont beau être libres, décrocher des galons à l’armée et occuper dans le civil des postes influents, elles ne pensent qu’à convaincre leur amant d’officialiser leur liaison. »

Et l’une et l’autre se jugeaient en silence, l’une qui se disait : malheureuse, t’es prisonnière de ton connard de mari et de ta foutue tradition, l’autre qui ruminait, espèce de sale pute à moitié nue, Juive de malheur, ta vue m’offense les yeux et souille mon âme."

 

challenge des mots et des notes

Par Anis - Publié dans : Femmes du Moyen-Orient - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 09:20
Par Anis - Publié dans : Interview - Communauté : La littérature au féminin
Le livre d'or : les 0 traits de plume
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 10:59

 

Une femme arrive de Shangai pour épouser un célèbre photographe. Les témoins du futur époux doivent l’accueillir à l’aéroport. Ils n’ont en main qu’une photographie en noir et blanc d’une fille qui est « l’incarnation parfaite de la banalité » : silhouette plate, cheveux raides et sourire sans charme. Ces témoins sont au nombre de quatre, Lucas bouddhiste paraplégique, militant, Jean-Claude, faible et amoureux éconduit, Marlène, galeriste malheureuse en amour et Bany enfant abandonné dans un vignoble à la naissance. Tous les quatre vont tomber sous le charme de cette femme venue d’Asie chargée, ni plus ni moins, de les faire accoucher d’eux-mêmes.

            Cette femme va bouleverser leur vie ! Elle est une accoucheuse d’âmes, ce qui n’est qu’une prolongation de sa fonction biologique première ! Mais elle est aussi une terrible séductrice, un être hybride, transformée et façonnée par la société de son temps.

            De la madone à la bimbo, il y a certes un pas, conséquent à franchir, mais aucune contradiction n’épargne nos sociétés consuméristes. Imaginez peut-être une créature « à mi chemin entre Jackie KennedyJackie-Kennedy.jpg  et une geisha de Playboygeisha.jpg relookée haute couture ». Hum, phantasme quand tu nous tiens... Entre la vierge et la putain, la femme pudique, maternelle et la femme charnelle, un brin perverse et infiniment désirable, l’image de la femme suit quotidiennement de grands écarts que toutes les femmes, malheureusement, ne sont pas capables d'exécuter au quotidien. Mais je vous le dis moi, c’est bien DOMMAGE ! D’ailleurs, le sport, la chirurgie esthétique et la haute couture peuvent vous y aider. Si vous n’y parvenez pas, avouez que c’est tout simplement que vous manquez d’un peu de VOLONTE !

            Il faut préciser aussi que si cette femme plaît aux hommes, elle chavire aussi le cœur (et le corps) des femmes. Au fond, cette femme est une guerrière des temps modernes, une guerrière qui veut l’amour et qui utilisera tous les moyens mis à sa disposition (passions communes, joie de vivre, forces toniques et besoin de protection)  pour réussir. Mais qui est Yun-Xiang ? Pourquoi a-t-elle quitté la Chine ? Esclave moderne ? Manipulatrice ?

            Mais je vous vois venir, vous allez me rappeler que je vous parlais d’une fiancée, d’une futur mariée, et que soudain, je vous embarque dans un discours incohérent sur la vierge, la putain, la bimbo et TUTTI QUANTI ! J’en vois même certains m’accuser de féminocentrisme !

            Pour le savoir, il va vous falloir lire ce savoureux petit livre (183 pages) qui je pense va beaucoup vous amuser. Pas de temps mort dans ce récit mené tambour battant par Didier van Cauwelaert, beaucoup d’humour, un savant mélange de clichés (juste ce qu’il faut) et d’ironie !

 

terrafemina jury

Par Anis - Publié dans : Portraits de femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 10 traits de plume
Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 10:23

"Quand les écrivains redécouvrent le monde" ...

 

 

 

 

Etonnantes voyageuses ! Avez-vous lu un de ces livres ? Qu'en avez-vous pensé ?

 

 

     

 

 

 

    

 

 

     

 

      

 

    

 

  

 

             

 

 

Par Anis - Publié dans : Actualités-expositions-littérature
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume
Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 10:30

 

 

Pouvait-il y avoir deux meilleures ambassadrices pour la paix ?

 

Par Anis - Publié dans : En chansons...
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 10:15

Les-matins-de-Jenine.jpg

 

 

A travers le destin d’Amal, la plus jeune fille de la famille Abulheja c’est toute l’histoire de la Palestine qui nous est contée, de 1948, date de la création de l’Etat d’Israël à 2002, après la Seconde Intifada à travers trois générations de Palestiniens.

« Privés de droits, de maison, de nation, tandis que le monde nous tournait le dos, ou acclamait les usurpateurs qui exultaient en proclamant la création d’un nouvel etat auquel ils avaient donné le nom d’Israël ».

            L’histoire d’Amal est d’abord celle d’une dépossession, celle de sa famille, des terres et des oliviers de leur village natal de Ein Hod en Palestine et de l’exil vers le camps de réfugiés de Jenine. La grande Histoire marquera la petite histoire, infléchira le destin de chaque membre de la famille. De la disparition d’ Ismaïl, frère aîné d’Amal, à la folie de sa mère, les vies sont brisées par les soubresauts de l’Histoire. La douleur et la colère conduiront Youssef, l’autre grand frère, à la haine et au désir de vengeance. Amal, tentera, elle, d’échapper au bruit et à la fureur des armes à travers l’exil.

            De solides amitiés se nouent toutefois entre Juifs et Musulmans, dont les liens indéfectibles continueront par-delà la mort. Les identités deviennent parfois plus floues, telle l’histoire de ce jeune Palestinien élevé par une famille juive dans le mystère de ses origines et qui ne se sentira jamais vraiment ni Israélien, ni Palestinien.

            « Ce sont les Palestiniens qui ont payé le prix de la Shoah «  s’écrie un des personnages. En effet, qui peut condamner l’espoir immense d’un peuple d’être à l’abri des errances politiques et des folies meurtrières des Etats ? Les Juifs de la diaspora furent de tout temps persécutés, à la merci de la cruauté des Etats, et de l’antisémitisme. Israël représenta l’espoir d’un refuge et de la protection d’un Etat. Mais fallait-il que ce soit au prix d’une autre injustice ? Ne pouvait-on faire autrement ? Telles sont, au fond, les questions qui parcourent ce livre… « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre »…

            Des voix des femmes palestiniennes s’élèvent pour témoigner non seulement de la dure condition des réfugiés, de la douleur des mères qui perdent leurs enfants dans les conflits armés, mais aussi de la place difficile et parfois étroite que la tradition arabe laisse aux femmes. Rouage essentiel de la résistance palestinienne, garante de la stabilité de la cellule familiale, la femme palestinienne n’est pas toujours reconnue à sa juste valeur. Cela fait penser à l’histoire de Fadwa Touqan, poétesse palestinienne, née en 1917 a Naplouse qui dut se battre sa vie durant pour échapper à la « prison domestique ». Toutefois, pas de prise de positions féministes dans ce livre. Si Amal s‘émancipe, elle le doit autant à son père qui lui transmet la culture littéraire, qu’à sa mère.

Le silence recouvre la violence faite aux femmes ; si une jeune fille est victime d’inceste, elle doit se taire et cacher sa honte et sa souffrance : « Si les gens l’apprenaient, le scandale serait inévitable. Porter atteinte à la virginité d’une jeune fille avait de graves conséquences dans notre culture. » Pour la jeune fille bien sûr…

Dalia, la mère d’Amal, fut cruellement punie d’une escapade à cheval par une marque au fer rouge appliquée par son père, en public, dans la paume de sa main.

Les filles n’approchent pas les garçons, « Amal ne s’était jamais trouvé aussi près d’un être masculin à l’exception de Youssef, de Baba (le père) ou d’ammi Darwich ». Une coutume veut que la femme soit appelé « mère de tel fils … » Oum Youssef, pour la mère de Youssef.

Hommes et femmes vivent dans des univers séparés, tradition séculaire qui se perpétue mais que la guerre et l’exil, par la force des choses, fait lentement évoluer. Amal y gagne malgré tout son indépendance. L’arrachement se fait dans d tous les sens du terme…

 

Littérature et engagement ici ne sont qu’un seul projet. Au cœur des personnages, les conflits gagnent en intelligibilité ce qu’ils perdent en objectivité. On comprend mieux ce que peuvent vivre les Palestiniens, la tragédie de ce peuple…

Toutefois la traduction (ou le style) est parfois très malhabile et les fautes de style m’ont fait bondir plus d’une fois. Un avis, au final, assez mitigé. 

Par Anis - Publié dans : Femmes du Moyen-Orient - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 10:00
Par Anis - Publié dans : En chansons...
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 10:55

CoLibris

 du 9 mai au 16 mai 2012

Marseille, Provence-Alpes-Côte d’Azur

            Exploration des littératures américaines du Nord au Sud.

La littérature féminine est très bien représentée dans un souci de diversité.

Avec Ana Maria Shua, argentine, Betty Mindlin, brésilienne, Karla Suarez, cubaine, Jennie Carrasco Molina, équatorienne, Briceida Cuevas Cob,mexicaine ...

 

     

 

 

 

 

11ème édition, du jeudi 31 mai au dimanche 3 juin 2012 à Épinal (Vosges) Lorraine

 

Selon les organisateurs, « Fantasy, roman historique, science-fiction, fantastique… Mais, c'est quoi tout ça ? En trois mots : tout ce qui ne relève pas du réalisme ou du roman psychologique. » La Fantasy, la bit-lit, le roman historique, la science-fiction, le fantastique

 

 

Samantha BAILLY, Lilyane BEAUQUEL, Anne BESSON, Charlotte BOUSQUET, Marie CAILLET, Mireille CALMEL, Nadia COSTE, Sophie DABAT,  MaryJanice DAVIDSON,Marie-Charlotte DELMAS, Sylvie DENIS, Jeanne FAIVRE D'ARCIER, Anne FAKHOURI, Manon FARGETTON, Élise FISCHER, Audrey FRANCAIX,  Marika GALLMAN,  Mercedes LACKEY, Sylvie LAINÉ, Nathalie LE GENDRE, Brigitte LION, Danielle MARTINIGOL, Sylvie MILLER, Justine NIOGRET,  Naomi NOVIK, Emmanuelle NUNCQ, Cassandra O'DONNELL, Anne-Catherine OTT, Marie PAVLENKO,Natacha RIMASSON-FERTIN, Chantal ROBILLARD, Cristina RODRIGUEZ, Carina ROZENFELD, Magali SÉGURA, Anne-Sophie SILVESTRE, Laurence SUHNER, Thanh-Van TRAN-NHUT,  Elisabeth VONARBURG,  Jaye WELLS, Muriel ZÜRCHER, LI-CAM

Les femmes sont bien présentes dans ce domaine très foisonnant .

Pierre BORDAGE, Didier DAENINCKX, Pierre GRIMBERT, Alain GROUSSET, Gilles LAPORTE, Christophe LAMBERT, Gilbert SINOUÉ, Bernard WERBER seront aussi présents .

             


Par Anis - Publié dans : Actualités-expositions-littérature - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 10:36

 

As a female writer, I believe that I was able to really dig into different aspects of Palestinian society. Few men can do likewise, because when you look into a mirror you do not want to see how ugly you are. You do not want to see the dimension of things. Men are not used to taking a brave look at things that might hurt their soul. A woman on the other hand, is different. This is because of her education, and how she is raised as a marginal being and an outsider. She is accustomed to look at things not in a glorified manner, but in a more realistic one. However, this does not mean that all women writers see this reality. Several neglect their unprivileged role in society and ignore in the process all marginal people, because they think that they are leaders and have become part of the elite. A woman writer has to have feminist awareness not an ideology. Middle class people can afford to sit and write anything and produce beautiful pieces, but unfortunately this is not the reality of our society. 

 

En tant que femme qui écrit, je pense avoir été capable de creuser les différents aspects de la société palestinienne. Peu d'hommes ont pu faire la même chose, parce quand vous vous regardez dans un miroir, vous n'avez pas envie de voir combien vous êtes laid. Vous ne voulez pas voir la réalité des choses. Les hommes n'ont pas le courage de regarder en face les choses qui pourraient les blesser. Une femme est tout à fait différente. Cela est dû à son éducation, à la façon dont elle est marginalisée, considérée comme une outsider. Elle a l'habitude de voir les choses comme elles sont, dans leur trivialité. Cependant , cela ne veut pas dire que toutes les femmes écrivains voient cette réalité. Beaucoup ne tiennent pas compte de leur rôle mineur dans la société, et du coup ignorent les marginaux, parce qu'elles pensent qu'elle font partie de l'élite, de ceux qui décident. Une femme écrivain doit avoir une conscience féministe sans s'enfermer dans une idéologie. Les gens de la classe moyenne peuvent se permettre de s'assoir et  d'écirire tout ce qu'ils veulent et créer de belles choses, mais malheureusement ce n'est pas la réalité de notre société.

 

                                     Un printemps très chaud      L'impasse de Bab Essaha   

extrait d'une interview donnée The Star, Jordania, 1998 Interview

Par Anis - Publié dans : Paroles de femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 12:04



 

 

Film français, 4 avril 2012 (1h45 min)

avec Emmanuelle Devos et Pascal Elbé, Jules Sitruk, Mehdi Dehbi, Areen Omari, Khalifa Natour, Mahmud Shalaby, Diana Zriek

"Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les oblige à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions."

 

C'est ce très beau  film qui m'a donné envie de partir à la découverte de ces deux cultures. Je l'ai trouvé particulièrement respectueux des identités de chacun, sans jamais, à mon avis, verser dans la caricature ni être complaisant à l'égard d'aucune des deux communautés. Elle évite le parti-pris idéologique, ce que certainscritiques lui reprochent mais qui donne une ouverture au film et permet de se mettre à la place de l'un et de l'autre. Bien sûr, il n'échappe pas aux bons sentiments ni à quelques clichés mais l'interprétation particulièrement fine et talentueuse des comédiens rétablit une sorte d'équilibre. Il est surtout un film en hommage aux mères qui souffrent particulièrement du conflit israelo-palestinien et qui , en dépit des drames et des tragédies de la guerre, luttent silencieusement pour conserver la vie de leurs enfants. Un film sur ce qui constitue notre identitéé, la naissance, la culture dans laquelle nous naissons mais aussi cet part infiniment mystérieuse qui échappe à l'un et à l'autre. Un film humaniste et populaire, qui ne pourra certainement donner les clés pour résoudre ce conflit, mais a le mérite de suciter de l'intérêt pour le sujet. Effectivement la concversion du fils aîné laisse un peu sceptique tout de même...

Un  beau film à voir donc...

 

Lorraine Levy est un auteur de théâtre, une scénariste et  réalisatrice française. Elle écrit pour le cinéma et la télévision.

Par Anis - Publié dans : Femmes du Moyen-Orient - Communauté : Webzine cinéma
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 23:04

 

 

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Triste chant:

« M'entends-tu, toi qui es
Si loin de moi, mon aimé?
M'entends-tu crier à haute voix,
Te souhaitant d'être heureux, te souhaitant près de moi?
Le monde est vaste, ses chemins variés,
Courtes rencontres, longs départs,
Hommes, aux pieds incertains, vous reportez toujours votre retour,
Pour retrouver le trésor que vous avez perdu.
Mon dernier jour approche
Dans les larmes de la séparation
Je t'attendrai jusqu'à ce que
La vie me quitte
Comme Rachel fit avec son bien-aimé. »

 

Rachel (Bluwstein) (1890 - 1931, naît a Vyatka, en Russie et a publié toute sa poésie sous seulement son prénom. Elle arive en Palestinel en 1909 avec sa soeur. Elles décident de rester toutes deux en Palestine comme pionnières sionistes et apprennent l'hébreu. Peu après elle décide d'aller étudier l'agronomie et le dessin en France . Elle retourne en Russie en 1913 pour fuir la première guerre mondiale et parce qu'elle ne peut retourner en Palestine. Elle y  contracte la tuberculose. En 1919, elle retourne en Palestine et  passe les dernières années de sa vie à Tel-Aviv où elle meurt à l'âge de quarante ans. (source Wikipédia)

Par Anis - Publié dans : Les femmes et la poésie - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume

Mai 2012 romancières palestiniennes et israéliennes

      Mai 2012

Littérama - l'histoire littéraire des femmes

Les romancières israeliennes et palestiniennes


Le 15 mai 1948 avait lieu la création d'Israel , considérée comme la nakba (la catastrophe) par les Palestiniens

Rencontres entre 

Alona Kimhi - Suzanne la pleureuse (Israël) / Susan  AbulhawaLes matins de Jenine (Pocket) (Palestine)

Chochana Boukholza - Le troisième jour - Folio GallimardRula Jebreal - La promise d'Assouan  Albal éditions (Palestine)

Shifra Horn - Ode à la joie Fayard (Israel)   / Sahar Khalifa - Un printemps chaud - seuil (Palestine)

 

 

 

 

Déposez vos liens ou vos propositions de bibliographie ici !

 

Femmes du mondel ogo

  

Nouveau challenge afin de faire connaître les femmes écrivains du monde entier et leur condition (ouvrages publiés entre 1970 et aujourd'hui). De l'Iran à L'Italie du sud en passant par l'Afrique et l'Océanie, sur chaque continent, des femmes témoignent. A vous de relayer leur voix. Nous constituerons tous ensemble une sorte de bibliothèque mondiale !

 

Pour participer, inscrivez-vous puis envoyez vos textes par le formulaire Contact de ce blog, ils seont publiés dans sur le blog Femmes Ecrivains du monde :

 

Le blog créé pour ce challenge 

 

Dépôt des candidatures et des billets ici !

Présentation

Mémorial Femmes de lettres

Femmes Mémorial

classées chronologiquement et par ordre alphabétique

Aimés, adorés, dévorés, parcourus, piétinés, déchirés...

 En tête

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Abulhawa (Susan) - Les matins de Jenine

 Adam (Olivier)  Passer l'hiver

Adiga (Aravind) - Le tigre blanc

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena)  Battement d'elles   Mal de pierres   Mon voisin - Quand le requin dort

La comtesse de Ricotta

 

Aubenas (Forence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique   La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane)  Emma   Mansfield Park  Northanger Abbey   Orgueil et préjugés   Persuasion)   Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdόttir (Kristin Maria) - Chaos sur la toile

Barbery(Muriel)  L'élégance du hérisson

Bauerdick (Rolf) - Le jour où la vierge a marché sur la lune

Bharti (Kumari)-Mon école sous le manguier

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François)  Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

 

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert) La chute  La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude)  La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cauwelaert (Van) Didier-  Les témoins de la mariée

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Choël(Raphaëlle) et Rovéro-Carrez (Julie) - Dans l'intimité des femmes japonaises

Chandra (Vikram)  Le seigneur de Bombay

Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette - Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Coe (Joe) - La femme de hasard - La maison du sommeil

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barabara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

 

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Chi Li - Trouée dans les nuages

Claudel (Philippe)  Au revoir, Monsieur Friant  J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                 Le café de l’Excelsior - Le rapport de Brodeck  Les âmes grises  –Meuse l’oubli

Coe (Jonathan)  La pluie avant qu'elle tombe - La femme de hasard - La maison du sommeil  - Testament à l'anglaise

 

Cunningham (Mickaël) Les heures

Cusk (Rachel) - Arlington Park

 

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kétévane)- La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé

Devi (Ananda) - Le sari vert

 

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite)  L’amant.  L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique-Le vice-consul.

.E

Esquivel (Laura)  Chocolat amer

F

Ferney (Alice) – Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse   L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos (David) La délicatesse

 

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fox (Paula) - Pauvre Georges

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes  -  Dans l'or du temps

Gavalda (Anna) – Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) – Eldorado  – Sous le soleil des Scorta- Dans la nuit Mozambique - La porte des enfers

Genlis (Mme de) - La femme auteur

Germain (Sylvie)  Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits  Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -

Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

Guenassia (Jean-Michel) - Les incorrigibles optimistes

 

H

Hagena (Katharina) - Le goût des pépins de pomme

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne)  Chocolat

Herbjørg Wassmo La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu) Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)  Auprès de moi toujours   Les vestiges du jour  Nocturnes

Itoyama (Akiko)- Le Jour de la Gratitude au Travail 

J

Jorge (Lidia) - La nuit des femmes qui chantent

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces - Les trois lumières

Keegan (Claire)-Antarctique--

 

Kimhi (Alona) - Suzanne la pleureuse

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)– Alouette –1991

Krauss (Nicole)La grande maison

 

Kristeva (Julia) - Colette, un génie féminin

L

Larsson (Stieg)  Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lecomte de Nouy (Hermine) - - Amitié amoureuse

 

Lévine(James.A)  Le cahier bleu

M

McCann (Colum) Et que le vaste monde poursuive sa course folle

MacDonald (Ann-Mary) Le vol du corbeau  

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï)  La musique d’une vie   La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD)  

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

 

Miyabe (Miyuki)  La librairie Tanabe  

Montero (Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni)  Beloved - Un don -

Minoui (Delphine) Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

Munro(Alice) - Fugitives

Murakami (Haruki) -Le passage de la nuit

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

 

Nakamura (Eriko) - Les tribulations d'une japonaise à Paris

NDiaye (Marie) - Trois femmes puissantes

Nothomb(Amélie)  Cosmétique de l’ennemi   La métaphysique des tubes   Les catilinairesl   Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) – Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur- La marche de Mina

O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Olafsdóttir (Audur Ava) Rosa Candida

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

Percin (Anne) - Le premier été

Pancol(Katherine)  Et monter lentement dans un immense amour   J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Provost (Martin) - Bifteck

Q

R

 Raoul (Fanny) -  Opinion d'une femme sur les femmes

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

Riccoboni (Mme de) - Histoire de M. le marquis de Cressy

Ridgway(Keith) Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip) Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos) – L’ombre du vent

S

Saadawi (Nawal el) - ferdaous, une voix en enfer

Saabye Christensen (Lars) –Le Demi-frère

Sarraute (Nathalie) -Les fruits d'or

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

 

Sauvageot (Marcelle) - Laissez-moi

Schlink (Bernard) - Le liseur

Shaffer (Mary Ann) & Barrows (Annie) - Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Shalev (Zeruya) - Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Sôseki ((Natsume) - Petits contes de printemps

Stockett(Kathryn) - La couleur des sentiments

Suárez (karla) - Tropique des silences

Strasser (Todd) – La vague – Etats-Unis

Strout (Elizabeth) - Olive Kitteridge

T

Tawada (Yoko) - L'oeil nu

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William) – En lisant Tourgueniev

Tunström (Göran) - L'oratorio de Noël

U

 

Undset(Sigrid) - Printemps

 

V

Vargas Llosa (Mario) - La tante Julia et le scribouillard

Varifa ( Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)  No et moi - Les jolis garçons - Les heures souterraines

 

 

W

 

Wataya (Risa) - Appel du pied

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia) –La promenade au phare - -- Une chambre à soiSuis-je snob ? - Mrs Dalloway

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yamata (Kikou) - La dame de beauté

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

Zusak ( Markus) - La voleuse de livres

 

 


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