L'histoire littéraire des femmes

     yourcenar  sagan    hélène Bessette    

CColette   sarraute  duras           

"Les femmes dans les livres scolaires

Les textes de femmes représentent 6% de l’ensemble. Quelles sont les écrivaines les plus prisées ? Le choix paraît bien figé et traditionnel. Il reflète d’ailleurs les listes officielles ds ministères, listes d’auteurs à lire, dans lesquels figure une extrême minorité de femmes. Mais la couche de poussière est double. Car non seulement les manuels (les anthologies également…) tendent à reprendre les mêmes écrivaines, mais en plus tendent à reprendre les mêmes textes. Paresse ? Conditionnement ? Manque de curiosité vis-à-vis de l’histoire littéraire ?

Voici donc les quatre élues : Colette (elle est nettement la plus présente), Anna de Noailles, Georges Sand, Marie de Sévigné.

[…]

Dans l’histoire littéraire

Quelle est la place qui leur est accordée dans l’histoire littéraire ? Minoritaire bien sûr. Deux phénomènes vont jouer : l’occultation et la réduction. L’occultation, c’est-à-dire le fait de rejeter, gommer, ignorer telle ou telle écrivaine, mais aussi un mouvement ou un genre.

La réduction, c’est-à-dire le fait de réduire exagérément l’importance de telle ou telle écrivaine, mais aussi celle d’un mouvement ou d’un genre."

 Les Femmes dans les livres scolaires de Brigitte Crabbé

                                  

Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 17:43
Par Anis - Publié dans : En chansons...
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 13:32

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L'actualité brûlante de ces derniers jours m'a inspiré maintes réflexions en ce qui concerne non pas l'affaire, car la présomption d'innocence étant la règle, je me garderais bien d'émettre aucun avis mais sur le vocabulaire qui est employé.

Lorsqu'on parle d'un grand séducteur, on dit qu'il aime les femmes. Mais en fait, on veut dire surtout qu'il aime le sexe...des femmes. Puisque le but de sa conquête ne fait en général aucun doute. L'universalité de cet amour induisant la quantité, on ne peut guère s'attarder sur chacune des ladites femmes quand pour la plupart il s'agit d'aventures sans lendemain.

J'avoue, en ce qui me concerne aimer beaucoup les cerises, et j'ai remarqué que je ne m'arrête guère à la spécificité ou à la sngularité de chaque cerise.

L'amour universel en général ne se limite pas à une catégorie, mais au genre humain tout entier. Aimer les femmes veut-il dire qu'on n'aime pas les hommes? On peut aimer certains hommes ou certaines femmes, il est rare qu'on soit amoureux de toutes les femmes ou de tous les hommes.

L'amour humain souvent suppose la singularité, car c'est à un être que l'on s'attache au détriment de quantités d'autres.

 

Cela m'a rappelé un très beau livre d'Ortega Y Gasset sur l'amour :

 

 

Il y rappelle que Dante croyait que l'amour déplaçait le soleil et les étoiles. Pourquoi cela, parce que ce que l'on aime ou la personne qu'on aime entre en notre orbite et devient comme une partie de nous-mêmes. Alors si le désir une fois satisfait meurt, l'amour, lui est un éternel insatisfait. Si dans le désir, je veux que l'objet vienne à moi, dans l'amour c'est moi qui vais à lui. Ortega y Gasset l'exprime magnifiquement : "Dans l'acte amoureux, la personne sort d'elle-même : c'est peut-être le plus grand effort fait par la nature pour que chacun sorte de soi et aille vers autre chose." Cet état fait de nous des migrants, nous perdons l'assise en nous-mêmes, "et cet état constant, d'émigrant, est celui de l'amant." Ce temps nécessaire à l'acte d'aimer fait que l'on ne s'éprend qu'avec continuité.

Il constate également que l'amour est un événement rare, un sentiment que seules certaines âmes parviennent à ressentir, car cela suppose une curiosité "d'une tournure singulière", car on se doit dêtre curieux d'une manière vitale de l'humanité de chacun dans sa forme la plus concrète, à savoir en tant que personne, comme une totalité vivante, comme module individuel d'existence.

 

A la lumière des propos de cet homme magnifique que fut Ortega Y Gasset, il me semble qu'il serait moins hypocrite de dire d'un homme qu'il aime le sexe avec les femmes plutôt que de dire qu'il aime les femmes. Comme quoi tout est affaire de précision dans le vocabulaire...

Par Anis - Publié dans : Considérations personnelles - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume
Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 10:43

 

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Nawal El Saadawi, Ferdaous une voix en enfer, des femmes /Antoinette Fouque, 2007

 

Nawal El Saadawi est médecin en Egypte. Elle est née en 1931 près du caire. Elle est connue dans le monde entier pour son engagement dans la lutte pour les droits et les libertés des femmes arabes. En 1972, elle est révoquée de son poste au ministère pour avoir publié Les femmes et le sexe, qui traite de sexualité, de religion et du traumatisme de l’excision– autant de sujets tabous dans le pays. Sa mère, musulmane traditionaliste, insiste pour que sa fille soit excisée à l’âge de six ans. Health est interdit et les livres de Nawal El Saadawi sont censurés. Elle est emprisonnée en 1981 pour s'être opposée à la loi du parti unique sous Anouar el-Sadate  Elle a publié en janvier 2007 une pièce de théâtre en arabe intitulée Dieu démissionne à la réunion au sommet. Jugé blasphématoire par l’université islamique du Caire, ce livre a été retiré de la vente avant même l'ouverture du procès qui lui est intenté.

Après son roman La Chute de l’iman, en 1987, publié au Caire, elle a commencé à recevoir des menaces de la part de groupes fondamentalistes. En 1993, elle est jugée pour hérésie et condamnée à mort. ( source wikipédia)

En 1982, elle a reçu en France le prix de l’amitié franco-arabe pour la première édition de ce livre aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque.

Elle a écrit une quarantaine de livres essais et fictions confondus. (Toutes ces informations ont été vérifiées et recoupées avec le site de l’auteur en anglais).

Site de l'auteur en anglais

 

Ferdaous une voix en enfer évoque la rencontre entre une doctoresse psychologue et une prisonnière « Ferdaous » accusée d’avoir tué un homme et condamnée à être pendue le lendemain. Ce livre est le récit de la confession de Ferdaous, et l’explication de son geste qui s’enracine bien au-delà d’elle, dans les coutumes, les interdits et la violence faite aux femmes dans son pays. Elle raconte son enfance en Haute-Egypte, dans une famille écrasée par la misère, où le père bat sa femme, mange le premier quand ses enfants ont faim et règne en despote. Il raconte l’excision aussi, ce bout ce chair et de plaisir qui s’envolent à jamais, plaisir qu’elle avait découvert dans des jeux d’enfant, et dont elle se souviendra toute sa courte vie comme d’un paradis perdu : « J’ai eu l’impression que ce plaisir existait extérieur à mon être, comme s’il avait surgi avec moi mais que, tandis que je grandissais, lui ne grandissait pas. ». Les hommes instruits ne sont guère plus cléments ; l’oncle abuse sexuellement de sa nièce et refuse de l’envoyer à l’université car il y a des hommes. Le premier homme qui l’écoute et lui apporte de l’aide n’est qu’un proxénète. Il n’y a pas d’issue. Il n’y a pas d’amour. Chacun est pris , les femmes comprises, dans les rets d’une tradition séculaire , prisonniers de structures mentales extrêmement rigides, et de lois qui contraignent les femmes. Ce sont les mères qui excisent leur fille, afin qu’elles restent pures pour leur mari et n’aient pas la tentation de le tromper. Nawal El Saadawi évoque cette politesse « dépourvue de respect que les hommes témoignent aux femmes », mais aussi rapporte des paroles qui sont bien celles d’une femme : « […] tout homme qui connaît la religion parfaitement frappe sa femme, parce qu’il sait cette vérité : la religion lui permet de corriger sa femme, et la femme vertueuse ne doit pas se plaindre de son mari, il lui est seulement demandé une soumission complète ».

Aussi n’y a-t-il pas une stricte opposition homme/femme mais des bourreaux et leurs complices. Peut-être parce que les femmes ont peu de droits et qu’elles manquent cruellement d’autonomie cherchent-elles à s’allier les bonnes grâces de l’homme dominant afin d’acquérir une part de sa puissance ? Parce que c’est la seule issue ?

Alors dans ces conditions la prostitution est-elle la seule liberté offerte aux femmes car « Les femmes les moins trahies sont les prostituées, et c’est par le mariage, par l’amour que la femme se voit infliger les châtiments les plus lourds ». La prostituée offre une prestation sexuelle contre de l’argent, mais il n’y a ni promesse ni mensonge. Un petit bémol cependant, car une prostituée dépend d’un proxénète, et donc encore d’un homme. C’est un cercle infernal, et la mort est la seule issue, mort physique, mort psychique ou alors combat de chaque instant pour celles qui comme Nawal El Saadawi ont eu la chance malgré tout de faire des études.

Un livre à la façon d’un témoignage passionnant.

 

Femmes du mondel ogo

           

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 20:49

 

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Madame Riccoboni – Histoire de M. le marquis de Cressy - folio femmes de lettres – Gallimard 2009

 

Marie-Jeanne Riccoboni (1713-1792), amie de Diderot, David Hume et Horace Walpole, fut longtemps actrice à la Comédie-Italienne avant d’écrire des romans qui eurent beaucoup de succès. Sa vie commença sous de sombres auspices : un père bigame, l’entrée au couvent et des relations difficiles avec sa mère avec laquelle elle ne s’entendait pas.
            Son mariage ne sera pas plus heureux et elle se séparera de son époux, en 1755, à l’âge de 42 ans. Il lui fallut alors gagner sa vie afin d’être véritablement indépendante. Ce fut l'une des raisons pour lesquelles elle commença
à publier ses romans dans la veine des romans sentimentaux, ce qui dut beaucoup à leur succès. Toutefois, elle y ajouta une réflexion critique sur la place des hommes et des femmes dans la société :  à travers les situations et les drames , elle montra que les deux ne sont pas traités de la même manière et n’ont pas les mêmes droits.

« Les êtres inconséquents qui nous donnent des lois, note-t-elle dans ce roman, se sont réservé le droit de ne suivre que celle du caprice. »  Le comportement de chacun est finement analysé dans le domaine de l’amour, les hommes doivent dominer et séduire et tous les moyens sont bons pour parvenir à leurs fins : duperie, mensonge, stratagèmes de toutes sortes. Les femmes, objets du désir, savent qu’il convient de résister pour faire durer le jeu et garder la flamme, mais qu’elle seront condamnées à abdiquer toute forme de liberté ensuite dans le mariage. Il n’y a guère de liaisons heureuses et les hommes soumis aux appétits de la chair multiplient les maîtresses et les aventures, délaissant la femme qu’ils ont épousée avec autant d’indifférence qu’ils ont mis d’ardeur à la conquérir.

            Marie-Jeanne Riccoboni  réussira à vivre en femme libre malgré les rigueurs de la morale de son temps : elle partagera la vie de la comédienne Thérèse Biancolelli assumant ainsi des choix qui nécessitèrent certainement un bonne dose de courage.

 

Histoire de M. le marquis de Cressy

 

M. le marquis de Cressy a le désir de  s’établir dans le monde  et  cherche pour cela une femme qui lui assure la fortune et la position sociale. Cela ne l’empêche pas toutefois de faire une cour assidue à Adéla ïde du Bugei, jeune ingénue de seize ans,  qui comme toutes les jeunes filles de son temps et de sa classe est parfaitement ignorante des jeux de l’amour.  Son amie, Mme de Raisel, ignorant les sentiments qui agitent la jeune fille, se laisse prendre au charme de l’ambitieux  Marquis. Mais ce dernier tout à sa passion pour la belle Adelaïde est inconscient  du trouble de la Comtesse jusqu’au jour où un quiproquo lui révèle les sentiments de cette dernière. Partagé entre son désir et son ambition, déterminé à s’élever dans le monde, le marquis retors se jouera des cœurs, et des situations pour parvenir à ses fins.

 

J’ai beaucoup aimé cette histoire qui dissèque les ressorts de l’ambition et du désir. La langue est belle, la construction du récit est parfaitement bien menée, Madame Riccoboni est particulièrement habile à nouer les intrigues et sait parfaitement jouer des retournements de situations. Elle analyse avec talent l’ambivalence des sentiments, et la situation des femmes de son époque.

 

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Par Anis - Publié dans : Femmes de lettres des XVIIe et XVIIIe siècles - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 8 traits de plume
Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 19:17

 

 

 

 

4841303739_0402c54aa7.jpgDans la littérature, majoritairement écrite par des hommes jusqu’au XIXe siècle se déploie un imaginaire autour de deux figures clivées de la religion chrétienne : Eve la pécheresse et Marie la rédemptrice.
Ces deux figures se retrouvent dans la littérature dans deux figures opposées mais complémentaires de la mère, celle de la mère aimante et protectrice et la marâtre des contes, mauvaise mère, indifférente ou cruelle. De même dans le domaine des relations amoureuses, l’épouse chaste et vertueuse qu’on ne désire pas renvoie à l’image de la maîtresse qu’on n’épouse pas et qu’on ne respecte guère mais que l’on désire. L’espace érotique ou fantasmatique quant à lui  s’articule autour de deux figures : la muse qu’on ne possède jamais mais qui guide la plume de l’écrivain et la putain qu’on ne possède que pour de l’argent. Dans la littérature contemporaine écrite par des femmes, le personnage s'inverse. Je pense à Virginie Despentes et à Nawal El Saadawi que je viens de lire récemment, pour lesquelles le personnage de la prostituée incarne la femme qui ne peut être possédée : "Prostituée [...] Je protégeais mon être en soustrayant ma personne profonde et je livrais à l'homme un corps vide et insensible." On retrouve ces deux pôles dans les figures de la méchante sorcière et de la bonne fée.

Chaque niveau interpénètre tous les autres : ainsi l’épouse vertueuse a la beauté et la grâce d’une fée, s’accomplit dans le rôle de mère aimante et douce tandis que la maîtresse joue parfois à la putain, manipule son amant en se servant de l’appétit de ses sens, le mène par le bout du nez, cruelle et parfois machiavélique à l’instar d’une sorcière.

La Femme parfaite est tout cela à la fois ; c’est ce qu’on appelle le mythe de l’éternel féminin. Chaque femme est à la fois maman, putain, sorcière ou fée selon les moments et les désirs des hommes.

En ce qui concerne les femmes réelles, c’est un peu plus compliqué !

 

          Selon Cédric Erard et Garance Kutukdjian, auteurs d’une anthologie regroupant des textes de l’histoire littéraire autour de ces thèmes, le personnage de la mère n’est pas vraiment un motif littéraire, si l’on excepte Fantine, mère exceptionnellement aimante des Misérables qui vendra ses dents et sa chevelure pour procurer quelque argent à sa fille, ou la mère de L’enfant de Jules Vallès qui fouette son fils chaque matin avant d’aller à l’école.

La mère du narrateur d’A la recherche du temps perdu, est une exception en ce qu’elle représente une « figure protectrice, apaisante, un point de repère stable ».

Dans la littérature contemporaine et traduite, la mère de Karitas, sans titre, est une véritable héroïne des temps modernes, figure féministe s’il en est, puisqu’elle se battra pour assurer l’éducation et la scolarité à tous ses enfants et notamment à ses filles dans l’Islande du début du siècle.

            Les relations mères/filles sont par contre largement exploitées dans des registres opposés : celui de l’amour idéal,  doux et fusionnel et celui de la rivalité amoureuse. La correspondance de la Marquise de Sévigné avec sa fille (rééditée dans la collection folio femmes de lettres) est un exemple du premier, comme du second car leur relation ne fut pas sans nuages, et la beauté de Mme Grignan, louée par ses contemporains, ne dut pas manquer de faire ombrage à sa mère.

            Les figures des épouses et maîtresses sont légion dans la littérature, de la Farce du Moyen-Age jusqu’aux romans contemporains où elle prend la figure de l’Autre femme, en passant par la littérature populaire du XIXe siècle où elle est largement exploitée. Entre l’amour pur et la passion physique, il n’y a pas de circulation possible jusqu’au XIXe siècle car l’éducation, ou plutôt le manque d’éducation sexuelle des filles de bonne famille en fait des gourdes dans le domaine des arts de l’amour. Leur rôle de mères aimantes et toute dévouées à leurs enfants s’accommode mal d’un érotisme brûlant. D’ailleurs la religion chrétienne ne tolère le commerce charnel qu’en vue de la reproduction et le plaisir est-il interdit. Cela résout la question. La femme respectable n’a pas d’orgasme. Entre l’amour spirituel ou l’amour charnel, il faut choisir.

            Les auteurs déjà cités évoquant Julie ou La Nouvelle Héloïse de Rousseau, remarquent que l’héroïne, si elle est amante et épouse ne l’est pas avec le même homme et elle n’accède à sa fonction maternelle qu’en renonçant à l’amour.

Barbey d’Aurevilly, exaspère encore cette opposition et dans Une vieille maîtresse montre un personnage déchiré entre son amour platonique pour Hermangarde de Polastron (remarquez, avec un nom pareil), et la passion charnelle qu’il éprouve pour sa vieille maîtresse depuis plus de dix ans. La première est blonde et éthérée, la seconde brune et volcanique. Comme l’on sait, ces clichés seront reconduits à satiété.

            Comme on l’a vu, la femme idéale est hors d’atteinte, pour la bonne raison qu’elle n’existe pas, elle est sur un piédestal, prend la figure de la muse pour le poète, femme éternelle et passive. Elle est la réplique de Marie, restée chaste dans son immaculée conception. Elle consacre la domination masculine car les hommes sont nécessairement dans le domaine de l’action, dans un monde sur lequel ils ont prise, hors du foyer, qui est le domaine de la mère et de l’épouse.

            Les putains sont nombreuses en littérature, Nana est l’une des plus célèbres. Femme vénale comme Nana, ou femme perdue comme Fantine des Misérables, elle possède une ambivalence que l’on retrouve chez Baudelaire, dans ce poème magnifique, A une mendiante rousse, mais aussi dans le personnage de Boule de Suif de Maupassant. Elle représente la part bestiale de l’homme, sa part mauvaise et inavouable, son commerce avec le diable car dans l’amour tarifé, seuls comptent le plaisir et la jouissance. 

            La fée a un lien avec la divinité par les pouvoirs qui lui sont donnés, figure païenne par excellence, elle est la femme perçue comme être magique, dans son pouvoir d’enfanter et de donner la vie. Délivrée des vertus guerrières qui sont seules réservées aux hommes, elle est toute douceur et bienveillance, apaise et guérit. La sorcière, elle,  est du côté du diable et des mauvais esprits. Ces deux personnages n’ont pas toujours été aussi tranchés dans l’histoire. « L’être faé » est un terme neutre et peut s’incarner dans une gente dame comme dans un preux chevalier au Moyen Age.

Dans l’antiquité, Circé dans l’Odyssée d’Homère est une magicienne qui change les compagnons d’Ulysse en pourceaux, Cassandre, princesse troyenne a reçu d’Apollon le don de prophétie et Médée, est la magicienne qui aida Jason à enlever la Toison d’Or. Elles peuvent être de précieuses auxiliaires si l’on prend garde à ne pas les courroucer.

            La sorcière de Jules Michelet est un texte très intéressant à cet égard, car il évoque ces figures, ainsi que celle de Sibylle qui dans l’antiquité était une devineresse, une femme inspirée qui prédisait l’avenir. Elle a la figure de la belle vierge. Michelet rappelle également que pendant longtemps la figure de la sorcière fut la seule guérisseuse car elle connaissait le remède des plantes, et donc les secrets de la nature, plus proche de la nature par sa puissance d’enfanter.

 

 

La littérature contemporaine, dans les romans écrits par des femmes repense cette figure de la sorcière dans ses aspects les plus dynamiques et les plus positifs. Je pense notamment à Cœur cousu  de Carole Martinez mais aussi à des romans latino-américains, influencés par le réalisme magique, comme Chocolat de Laura Esquivel.

La sorcière est un être double, dont la puissance peut être contrôlée et mise au service de la vie, mixte particulièrement réussi de ces deux figures antagonistes de la sorcière et la fée, pour un temps réconciliée.

 

 

Des femmes

 

 

Virginie Despentes - King Kong Théorie 

Mme de Sévigné : une mère passionnée 

 Des femmes en littérature (1/5)

Par Anis - Publié dans : Les femmes et la littérature - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 22:48
Par Anis - Communauté : Lecture sans frontières
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 21:27

         

 

          Le-jour-ou-la-vierge-a-marche-sur-la-lune-Rolf-Bauerdick.jpg          Dans les années 50, la communauté villageoise de Baia Luna, retirée au sein des montagnes de transylvanie est le théâtre d'événements étranges : une institutrice alcoolique disparaît  et un prêtre meurt sauvagement assassiné.

Comme si cela ne suffisait pas l'Histoire s'en mêle, le socialisme victorieux des voisins russes conquiert la Roumanie et défie l'Amérique par l'envoi du Spoutnik 2 dans l'espace, la collectivisation des terres se met en place et les modes de vie traditionnels s'en trouvent bouleversés. Mais heureusement, il y a la vierge, la vierge au flambeau en Amérique à Nouillorque qui veille sur la paix du monde, et celle de Baia Luna, au sommet du Mont de la Lune, qui se tient sur un croissant en souvenir de la victoire sur les musulmans.

        Ilja Botev, cafetier de son état et Dimitru le tsigane érudit vont élaborer de savants plans de batailles afin de faire échouer les visées diaboliques du socialisme triomphant. En effet l'envoi du Spoutnik et la course à l'Espace cache selon eux des motivations beaucoup plus secrètes, qui vise à faire vaciller la religion catholique dernier bastion de la résistance des villageois et à convertir l'humanité à l'athéisme le plus absolu. Pourquoi les russes tiennent-ils tant à aller sur la lune? Cela n'a-t-il pas un lien avec Marie ? N'est-elle pas allée sur la lune elle aussi lors de son Assomption  ? Pendant que les deux amis, échafaudent leur riposte, Pavel Botev, petit-fils d'Iljav mène l'enquête ...

           Ce récit truculent est peuplé de personnages hauts en couleur, drôles et touchants à la fois, victimes de leur foi naïve et héros du quotidien. Ce petit village est en complet décalage avec les progrès de cette première moitié du siècle, la première télévision apparaît tardivement et le village coupé du monde pendant l'hiver, n'est pas touché par le vertige de la consommation. La petite épicerie-café d'Iljav Bottev suffit à se procurer le nécessaire, il n'y a qu'une école où soixante garçons et filles de sept à quinze ans passent leur temps à s'ennuyer , entassés dans une même salle et l'avenir se résume le plus souvent à reprendre le commerce ou l'exploitation des parents. Les soubresauts d'une Histoire en marche  va bouleverser cette communauté pétrie des traditions et des rites de la religion catholique  auxquelles se mêlent de vagues supersititons et mettre en péril les équilibres d'autrefois.

          On passe un bon moment de lecture, on sourit souvent et on frissonne quelquefois grâce à une narration au rythme enlevé, foisonnante de personnages et sacrément bien menée.

 

Cette lecture a été faite dans dle cadre de Babelio pour Masse critique. Je remercie donc  NIL éditions de m'avoir envoyé ce livre.

 

 

 

 

 Challenge voisins voisines

 

 

 

Par Anis - Publié dans : Les hommes écrivent, les femmes les lisent - Communauté : Lecture sans frontières
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 21:54

     J'aimerais présenter la collection "Elan d'elles", créée par la maison d'édition Elan Sud et que je trouve particulièrement intéressante dans son projet.

Cette collection est présentée comme résolument "féminine" sans être "féministe", et rassemble des textes intimistes dans lesquelles la voix singulière d'une femme se fait entendre, révélant la difficulté qu'il y a parfois à être "Femme d'ici ou d'ailleurs dans un monde résolument masculin."

 

     Son intérêt réside aussi dans le fait qu'il s'agit d'une collection, et non de l'ensemble des publications, comme le font les éditions "Des femmes" ou "Le chèvrefeuille étoilé", qui s'insère ainsi harmonieusement dans une pluralité de démarches et de voix.

 

J'ai lu le premier livre de la collection, celui de Mireille Rossi, "Les centiments", "Toute petite unité de mesure à valeur fluctuante".Les-centiments.jpg

 

          L'objet "livre" est très soigné, la pagination élégante et la qualité du papier comme de l'impression assurent une lecture confortable.

J'ai lu ce livre d'une traite, en une après-midi. Il s'en émane un charme subtil, une atmosphère feutrée, une lecture à mi-voix, qui ont fait qu'une fois commencé je ne l'ai plus lâché.

On renoue ici avec une tradition liée au féminin en littérature, l'exploration de la sphère de l'intime et des sentiments qui, parce qu'elle n'est pas exclusive et ne cherche pas à être un genre où l'on cantonne l'écriture féminine, trouve sa place  et se réinvente dans notre modernité.

        Mireille Rossi pose la question de l'écriture et de la création et interroge cette nécessité  , cette urgence que ressent celui qui écrit à "contresigner ce que d'autres vivent sans en faire de copie". Elle l'enracine dans un texte où s'organisent de nombreuses filiations, à la mère, à sa grand-mère mais aussi à l'enfant qui ne naîtra pas. Elle y établit aussi la genèse de son désir d'écrire et de raconter ce qu'elle observe et les gens qu'elle croise, qu'elle devine. Elle prouve si besoin n'était qu'il n'y a pas de création ex-nihilo, mais qu'on crée avec son propre fond au sein d'une histoire singulière dans un réseau de relations et dans un espace déterminé. Elle explore toutes ces figures dans sa relation à l'impossible amant, relation démultipliée à l'infini dans d'autres histoires où la quête est tout aussi problématique.

Si raconter c'est tisser, Mireille Rossi utilise souvent l'image des fils de soie , du cordon qui la relient de tous les endroits d'où elle vient à tous ceux où elle va au fil des saisons qui rythment le récit et le clôt également sur lui-même. Elle raconte et se raconte, se livre et se délivre dans des pages où le ton est aussi parfois celui de la confidence plus que de la confession, le ton celui du murmure, explore les failles et les blessures, les absences et les deuils qui donnent aux sentiments ce goût de cendre et de mélancolie.

Par Anis - Publié dans : Paroles de femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 08:29

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          La culture féminine est pour les anthropologues l'ensemble des techniques, les objets qui s'y rattachent, les lieux dans lesquelles elles se déploient. Elle est l'ensemble de ce qui est transmis de femme à femme, de mère à fille tout au long de l'histoire des femmes marquée par la division sexuelle des tâches et la "dimension sexuée de la vie sociale". Cela ne veut pas dire que les femmes seraient condamnées à la couture,  à la lessive ou à la cuisine  ou qu'il y aurait obligation à transmettre cet héritage, car il s'agit surtout d'une démarche descriptive visant à répertorier et à analyser un ensemble de pratiques héritées. L'ethnologue Yvonne Verdier fait référence "aux façons de dire ou de faire" des femmes autour de ces différents champs d'action à partir d'une analyse inspirée du structuralisme de Claude Lévi-Strauss.

          Pour certains courants théoriques rattachés au féminisme, cette culture est un concept plus idéologique qui acquiert une portée différente car elle s'appuie sur le postulat qu'il existe  non seulement une différence de nature entre hommes et femmes ( dans leurs corps, bilologique, et dans la construction de leur psychisme) mais aussi une différence d'expériences au sein de la société. Etre femme implique en effet des mises en situation spécifiques, un parcours genré, des difficultés propres à ce statut que ne connaissent pas les hommes. Toutefois , ces pratiques, dans cet angle de vue, sont valorisées alors que les anthropologues se limitent à une démarche scientifique  la plus descriptive possible.

Véronique Nahoum Grappe désigne ainsi "l'expérimentation spécifique du monde social par les femmes", "un mode de vie inscrit dans les postures mêmes du corps, des préférences éthiques et esthétiques, et une vision du monde reconnaissable". Cette démarche vise à promouvoir des conduites et valeurs spécifiques à la culture féminine et à empêcher une uniformisation du côté des seules valeurs masculines.

         Certain(e)s dénoncent les dangers de cette tentative de conceptualisation des pratiques héritées au nom d'un certain universalisme qui viserait surtout à promouvoir ce qui est commun plutôt que ce qui est différent.

                              

Lire le passionnant Les-mots-de-l-Histoire-des-femmes.jpg " Les mots de l'Histoire des femmes" CLIO HFS Presses universitaires du Mirail.

 

Yvonne Verdier :

 Yvonne Verdier disparaît brutalement en 1989 dans un accident de voiture à l’âge de 48 ans. Son premier livre Façons de dire, Façons de faire. La laveuse, la couturière, la cuisinière est publié aux éditions Gallimard en 1979. Issu d’une grande enquête ethnologique sur le village de Minot en Bourgogne, le livre révèle  le point de vue des femmes qu’elle écoute et décrit . D'autre part , l'ethnologue lie le réel observé, ses paroles et ses gestes, vers une dimension romanesque. L’ethnologie permet également de réinterpréter les contes et c’est ainsi qu’Yvonne Verdier déchiffre selon un point de vue très nouveau, le sens du Petit chaperon rouge.

 

Façons de dire, façons de faire

Par Anis - Publié dans : Sexe et genre - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 22:06

  Louise Labé

 

Je vis, je meurs; je me brûle et me noie;

J'ai chaud extrême en endurant froidure;

La vie m'est et trop molle et trop dure;

J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

 

Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure;

Mon bien s'en va, et à jamais il dure;

Tout en un coup je sèche et je verdoie.

 

Ainsi amour inconstamment me mène;

Et quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.

 

Puis quand je crois ma joie être certaine

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur

Par Anis - Publié dans : Les femmes et la poésie - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 09:26

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Aujourd'hui c'est mon anniversaire, alors je lisse mon ego, je redore mon blason, je mets en place quelques stratégies d'autofélicitation, de congratulations pour toutes ces années à lire. Quel serait le livre à lire un jour comme celui-ci? Le savez-vous?

Par Anis
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 18 traits de plume
Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 00:29

Ce que je sais de Vera Candida de Veronique Ovaldé

Prix Renaudot des lycéens 2009

Prix France Télévision 2009

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Le dernier patriarche de Najat El Hachmi

  

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D'où je suis je vois la lune de Maud Lethielleux

 

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Toute une histoire/ Hanan El-Cheikh

 

 

Edition Actes Sud : 2010

Roman traduit du l'arabe (Liban) par Stéphanie Dujols

  

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 Purge de Sofi Oksanen

Ce roman a reçu le prix Fémina étranger

 

 

sofi oksanen purge

 

Cent ans d'Herbjorg Wassmo

 

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littérature au féminin

Les conseils de lecture de Jostein  

Conseils de lecture de Mimi

Les conseils de lecture de Keisha

Par Anis - Publié dans : Littérature au féminin : les conseils de lecture d - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 21:41
Par Anis - Publié dans : Les femmes et l'art
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 21:13
Par Anis - Publié dans : Les femmes et l'art
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 13:29
Hier soir le 30 avril 2011,  lors de l'émission animée par Laurent Ruquier, Michel Onfray a annoncé qu'il préparait un ouvrage sur Albert Camus et son parcours libertaire.
Par Anis - Publié dans : Actualités-expositions-littérature - Communauté : AUTOUR D'ALBERT CAMUS
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume

Livres du challenge

Femmes du mondel ogo 

 

 

Challenge "Femmes du Monde

 

 

 

Nouveau challenge qui vise à faire connaître les femmes du Monde entier. Sur chaque continent des femmes écrivent, combattent et témoignent. A vous de relayer leurs voix ! 

  

                            Le blog créé pour ce challenge

 

Les articles resteront la propriété de leur auteur et devront d'abord être publiés sur un blog personnel puis envoyés à l'adresse qui vous sera communiquée lors de l'inscription pour être publiés en copie sur le blog commun. 

 

  Dépôt des candidatures et des billets ici !

 

Afrique 

Amérique

 

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Océanie 

Présentation

Articles sur la toile ; femmes

Et ils sont passés où mes livres ?

 Littérama 

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Adam (Olivier) Passer l'hiver

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena) Battement d'elles  Mal de pierres  Mon voisin - Quand le requin dort

Aubenas (Florence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique  La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane) Emma  Mansfield Park  Northanger Abbey  Orgueil et préjugés  Persuasion)  Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdottir(Kristin Marja) - Chaos sur la toile - Karitas, sans titre

Barbery(Muriel) L'élégance du hérisson

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François) Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert)La chute  –La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude) La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Chandra (Vikram) Le seigneur de Bombay

  Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette -  Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barbara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Claudel (Philippe) Au revoir, Monsieur Friant J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                Le café de l’Excelsior - Le rapport de BrodeckLes âmes grises Meuse l’oubli

Coe (Jonathan) - La pluie avant qu'elle tombe -Testament à l'anglaise - La femme de hasard

Cunningham (Mickaël)Les heures

Cusk (Rachel) Arlington Park

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kéthévane) - La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé -King Kong théorie

Devi (Ananda) -Le sari vert

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite) L’amant. L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique- Le vice-consul.

.E

El Saadawi(Nawal) -   Ferdaous, une voix en enfer

Esquivel (Laura) Chocolat amer

F

Ferney (Alice) Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse  L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos(David) La délicatesse

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes

Gavalda (Anna) Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) Eldorado  – Sous le soleil des Scorta -

Dans la nuit Mozambique

Germain (Sylvie) Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

H

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne) Chocolat

Herbjørg Wassmo –La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu)Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)Auprès de moi toujours  Les vestiges du jour Nocturnes

 

J

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)Alouette -1991

Krauss(Nicole) - La grande maison

Kristeva (Julia) -  Colette, un génie féminin

Kumari(Bharti) -Mon école sous un manguier

L

 

Lafayette (Madame de) - Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles

Larsson (Stieg)Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lévine(James.A) Le cahier bleu

M

MacDonald (Ann-Mary) – Le vol du corbeau  

MacCann(Colum) - Et que le vaste monde poursuive sa course folle...

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï) La musique d’une vie  La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD 

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

Miyabe (Miyuki) La librairie Tanabe  

Montero(Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni) Beloved - Un don -

Munro (Alice) -Les fugitives

Minoui (Delphine)Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

Nothomb(Amélie) Cosmétique de l’ennemi  La métaphysique des tubes  Les catilinairesl  Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur

 O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

Orstavik(Hanne) - Amour

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Oksannen(Sofi) -Purge

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

 

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

 

Pancol(Katherine) Et monter lentement dans un immense amour  J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Percin (Anne) - Le premier été

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Q

R

 

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

 

Ridgway(Keith)Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip)Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos)L’ombre du vent

S

 

Saabye Christensen (Lars)Le Demi-frère

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

Sarraute(Nathalie) - Les fruits d'or

Schlink (Bernard) - Le liseur

Sévigné (Madame de) - Je vous écris tous les jours...

Shaffer(Mary Ann) & Barrows(Annie) -Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Shalev(Zeruya) -Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Stockett (Kathryn) - La couleur des sentiments

Strasser (Todd) La vague – Etats-Unis

 

T

 

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William)En lisant Tourgueniev

Tunström(Goran) -L'oratorio de Noël

U

Undset (Sigrid) Printemps

V

 

 

Vafi (Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)No et moi - Les jolis garçons

 

 

W

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia)La promenade au phare -Une chambre à soi

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

 

Zusak (Markus) - La voleuse de livres

 

 

 

 

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Défis et challenges

 

 

Challenge voisins voisines

Challenge voisins-voisines chez Kahel

Des idées de lecture


"Les mots d'un livre ne forment pas davantage un bloc que les jours d'une vie humaine, aussi abondants soient ces mots et ces jours; ils dessinent juste un archipel de phrases, de suggestions, de possibilités inégalées sur un vaste fond de silence."
Sylvie Germain - Magnus

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Challenge "Dames de lettres"

 

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