L'histoire littéraire des femmes

     yourcenar  sagan    hélène Bessette    

CColette   sarraute  duras           

"Les femmes dans les livres scolaires

Les textes de femmes représentent 6% de l’ensemble. Quelles sont les écrivaines les plus prisées ? Le choix paraît bien figé et traditionnel. Il reflète d’ailleurs les listes officielles ds ministères, listes d’auteurs à lire, dans lesquels figure une extrême minorité de femmes. Mais la couche de poussière est double. Car non seulement les manuels (les anthologies également…) tendent à reprendre les mêmes écrivaines, mais en plus tendent à reprendre les mêmes textes. Paresse ? Conditionnement ? Manque de curiosité vis-à-vis de l’histoire littéraire ?

Voici donc les quatre élues : Colette (elle est nettement la plus présente), Anna de Noailles, Georges Sand, Marie de Sévigné.

[…]

Dans l’histoire littéraire

Quelle est la place qui leur est accordée dans l’histoire littéraire ? Minoritaire bien sûr. Deux phénomènes vont jouer : l’occultation et la réduction. L’occultation, c’est-à-dire le fait de rejeter, gommer, ignorer telle ou telle écrivaine, mais aussi un mouvement ou un genre.

La réduction, c’est-à-dire le fait de réduire exagérément l’importance de telle ou telle écrivaine, mais aussi celle d’un mouvement ou d’un genre."

 Les Femmes dans les livres scolaires de Brigitte Crabbé

                                  

Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 10:39
Par Anis - Publié dans : Auto blog
Le livre d'or : les 0 traits de plume
Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 23:34

 

 

 

Leïla Sebbar: Travail de ménagère, travail d'écrivaine (1986)

 

Texte de Leïla Sebbar

 

          L'ordre de la maison est aussi tyrannique, jubilatoire ou meurtrier, que l'ordre de l'écriture.

Une femme est capable de souffrir, soudain, d'insomnie réelle, si la vaisselle a été oubliée dans l'évier, si le fond de la cocotte, brûlée par accident n'a pas été récuré énergiquement à temps, ou si elle n'a pas retrouvé, à la place où elle devait être rangée, au moment du grand nettoyage de printemps, la couverture d'enfant dont elle a absolument besoin, là tout de suite...

Tout objet domestique déplacé, contrevenant à l'ordre établi par celle qui fait le travail, au jour le jour, devient un objet de torture mentale. Et comme les objets ne manquent pas dans une maison...

Pour une femme qui écrit, les obsessions ménagères se trouvent transposées dans sa pratique d'écrivain. L'emploi du temps, de l'espace, du corps domestique, les gestes pour corriger, décrasser, ranger, mettre et remettre en place, harmoniser, les manières qui accompagnent ces gestes, on les retrouve exactement chez la ménagère et chez l'écrivain. La production finale sera différente dans la forme et la fonction de l'objet, mais la similitude dans l'ordonnancement du matériel graphique pour le livre, ou du matériel ménager pour la maison est frappante lorsqu'on y regarde de près. Par ailleurs, les effets du travail d'écriture, pour celle qui a accompli les gestes appropriés suivant le rituel imposé à elle-même, la ménagère ou l'écrivain, qui a travaillé et organisé le travail, rituel dépendant des humeurs et des principes de la maîtresse d'oeuvre.

La ménagère comme l'écrivain, travaille pour un résultat quel qu'il soit, qui lui donnera la certitude ou l'illusion, comme on voudra, qu'elle a accompli une oeuvre aussi vitale qu'une oeuvre d'art. Par sa maîtrise sur les objets de ménage ou d'écriture, elle a réussi à faire une maison, à faire un livre; grâce à une conduite disciplinaire de maintien de l'ordre suivant ses propres critères esthétiques, elle a observé avec obstination son idée de l'harmonie, de la grâce, du charme d'une chambre ou d'une page écrite, d'une maison ou d'un livre.

Ainsi, elle a créé, elle a donné forme et force à un espace qu'on lit des yeux et du corps, livre ou maison.

Comme une maison, un livre est un lieu de vie, un lieu à vivre; même si on sait que la ritualité du ménage, de l'écriture protège contre la folie et la mort, contre l'angoisse de ce qui est à refaire chaque jour, on voudrait croire à l'éternité. Une maison, comme un livre, est un lieu de vie mouvant à créer et recréer sans fin, dans la joie ou le malheur.

Je ne peux écrire que si j'ai un matériel de travail accumulé depuis des mois, engrangé et rangé dans des sous chemises, chemises, cartons étiquetés, comme un fonds de maison complet et ordonné qui servira à alimenter les repas quotidiens. Fonds de maison disponible, à portée de la main, où on peut puiser sans perte de temps, au moment voulu. Fonds de maison conforme aux principes de l'Économie domestique, aux manies culinaires de la maîtresse de maison.

Les chemises volumineuses sont tout près, sur une table chinoise à deux étages, à gauche, prêtes à déverser, dans l'ordre, les notes nourricières pour les textes de longue durée. C'est dans la maison, dans une pièce de la maison, dans un coin de cette pièce, à une table ronde posée contre la fenêtre, que j'écris le mieux. Ailleurs, dehors, dans des lieux de passage, cafés, brasseries, gares, j'écris des textes brefs, je prends des notes, comme on mange dans un Mac-Do. Dans la maison, j'ai besoin d'être seule, sans enfant, ni personne qui me sollicite pour me détourner de mon attention obsessionnelle... Il me faut absolument, à droite de la table, le fouillis ordonné dans le temps, des panneaux où sont affichés, par étapes successives, les images, les objets disparates, indispensables à tel ou tel moment du travail: photographies de presse, cartes postales coloniales, étiquettes, timbres , écussons régionaux, cartes de géographie, paquets de cigarettes Camel, boutons de mercerie, plumes sergent-major, photographies d'enfance, paysages algériens... Je regarde ces panneaux surchargés, surpiqués d'épingles, comme on regarde une armoire ou un vaste placard qu'on ouvre largement pour le plaisir de voir, dans un certain ordre, la vaisselle ou le linge, disposés suivant l'emploi, la taille, la forme ou la couleur et par nécessité. Ces panneaux mythologiques ou réels changent avec le livre, comme varie l'agencement d'une pièce à vivre, d'une cuisine, d'une chambre, selon la saison, l'humeur, l'occasion, mais là aussi par nécessité.

Pour un travail de longue durée, il faut de longues journées, de

longues heures, un temps souple, étale qui s'organise d'après le désir et le besoin, comme lorsqu'on décide de préparer un plat, un dessert sophistiqués ou que la journée entière sera consacrée à la couture. Alors on se lève tôt, c'est un jour faste, on n'a pas envie de rester couchée. Seule dans la maison et dans le silence, la table de travail offerte, je vais écrire plusieurs heures de suite, longtemps, interrompue par un café italien au comptoir du Rond-Point, jusqu'à deux heures de l'après-midi. Je déjeunerai sans la radio, un peu vite et j'écrirai jusqu'au soir où je saurai qu'il est tard, parce qu'il fait presque nuit.

Le bloc de papier pelure blanc et lisse est posé en travers de la table, le stylo Parker noir à côté du bloc. J'aime écrire à la main et que la plume glisse, très vite, très longtemps sur la surface pleine de la page, presque sans marge. Je ne tape pas à la machine. Je ne veux pas apprendre. Je tiens à cet archaïsme, comme une ménagère qui se sert encore d'un moulin à légumes manuel alors qu'on lui a offert un robot-Marie efficace et rapide. Comme si j'étais plus près des mots, plus près de la matière avec ce vieux stylo ordinaire dont la plume s'est usée du côté gauche parce que je n'arrive pas à le tenir droit.

Je ne relis pas le jour-même ce que j'ai écrit; je réserve ce plaisir au lendemain matin où, à nouveau seule, je viendrai m'asseoir à la table, devant les feuilles écrites la veille. De la même manière, une femme en cuisine, en couture diffère le plaisir jusqu'à la jubilation finale, secrète, solitaire. L'objet est terminé suivant ses rites à elle, comme un enfant qu'on sort de soi, achevé, prêt à vivre avec les autres.

Texte paru dans Présence de Femmes:
Gestes acquis, Gestes conquis. Alger: ENAG, Hiver 1986.

 

 

Les textes de Leïla Sebbar et les dessins de Sébastien Pignon peuvent être copiés et redistribués librement, avec les restrictions suivantes :

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Par Anis - Publié dans : L'écriture féminine - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 11:28

Dans sa préface à ce recueil de textes édités sour le titre "Femmes de l'être", Serge Guérin, président du MOTif écrit :

 

"L'histoire de la littérature et de l'écrit ne relève pas seulement de l'art : c'est aussi un mode majeur de transmission des valeurs, donc un enjeu de pouvoir. D'ailleurs longtemps l'écrit fut réservé aux hommes. Du moins à certains. Aujourd'hui encore, la visibilité des écrivaines reste minoritaire et leur reconnaissance minorée. L'écriture est-elle vaine ? L'écrit est-il vain ? Non. le féminisme lui doit beaucoup."

 

 

Le MOTif est l'observatoire du livre et de l'écrit, organisme associé de la Région Ile-de-France. (www.lemotif.fr)

 

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Par Anis - Publié dans : Les femmes et la littérature
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 11:20

livres

 

 

 

Pour arriver un jour jusqu'à moi il m'a fallu le détour des livres. Détour politique. Le détour de la guerre. Le détour des femmes. Enfin.  [...] Enserrée dans la langue de ma mère, je n'entendais que ce qui venait d'elle, ce qui était véhiculé par elle, imposé, reçu, digéré, appris, recraché.

 

In L'arabe comme un chant secret,

Par Anis - Publié dans : Paroles de femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 10:14

Hella-S.Haasse-Des-nouvelles-de-la-maison-bleue.jpg

Hella S.Haasse Des nouvelles de la maison bleue – traduit par Annie Kroon – Babel  Actes Sud 2000

 

 

Deux sœurs se retrouvent pour quelques semaines dans la maison de leur enfance avant de la vendre. Elles ont vécu de nombreuses années à l’étranger et notamment en Argentine, patrie d’origine de leur mère.

            Les deux sœurs sont en tout point dissemblables : Felicia épouse de diplomate a vécu dans l’enceinte protégée des ambassades, et n’a pas vraiment connu l’amour, alors que Nina engagée dans la résistance aux côtés des mères des disparus, a connu la passion aux côtés de Ramon Sanglar.

            Les habitants du quartier commentent les événements qui surviennent sous la forme d’un chœur à l’antique. Car la vie tumultueuse de Nina Sanglar sert de révélateur aux aspirations de ses voisines et va provoquer toute une série d’événements qui va agiter la vie tranquille de ce quartier cossu.

            Félicia doit faire face à des sentiments de solitude et de désillusion car elle se rend compte qu’elle a toujours cédé devant les désirs de son époux ; sa vie lisse a manqué de quelque chose d’essentiel. Elle a vécu dans une extrême dépendance à son mari sans la possibilité de réaliser ses aspirations profondes. La vie aventureuse de Nina, les épreuves qu’elle a subies, son tempérament passionné font d’elle l’icône d’une femme libre, autonome et maîtresse de son destin .

Les retrouvailles à la maison bleue vont dresser les deux sœurs l’une contre l’autre…

 

J’ai bien aimé la lecture de ce court roman, sans que ce soit pour autant un coup de cœur. La présence du chœur alourdit le récit et j’aurais volontiers sauté ces passages. Le caractère de Nina, les péripéties de sa vie font d’elle quelqu’un de très attachant, et l’affrontement entre les deux sœurs ne manque pas d’intérêt. Une lecture mitigée en fin de compte.

 

Fille d’un haut fonctionnaire colonial, Hella S. Haasse est née en 1918 à Jakarta et découvre les Pays-bas à l’âge de 20 ans pour faire ses études à Amsterdam. Elle ne reverra son pays natal que bien des années plus tard, cette expérience marquera sa vie et son œuvre et la nostalgie du paradis perdu sera l’un des thèmes de prédilection de son œuvre. Elle a reçu les plus hautes distinctions littéraires néerlandaises. Elle est l’auteur de nombreux romans dont L’Anneau de la clé.  (source Evene et Actes Sud)

 

 

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Par Anis - Publié dans : Destins de femme - penser la différence - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 09:25

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Roman traduit du danois par catherine Lise Dubost, Editions du rocher, Le Serpent à Plumes, 2011 (230 pages)

 

 

« Bente plaque tout. Son appart, son mari. Elle échoue dans un endroit isolé au bout du bout du danemark. C’est là que Johnny et Cocotte la trouvent à un arrêt de bus. Ils l’adoptent. »

 

Pourquoi Bente (si toutefois elle s’appelle bien ainsi) est-elle partie ? Elle semble au bout du rouleau et s’en remet au hasard, et se laisse porter par les événements. Sa fuite est sans but et sans projet ou peut-être ne désire-t-elle pas autre chose que se fuir elle-même, remettre le fardeau de sa vie dans d’autres mains. On dit bien prendre sa vie en mains, ce que Bente, à l’évidence ne peut plus faire. Souffre-t-elle de dépression ? Qu’est-ce qui l’a conduit là ?

Quelle responsabilité Bente a-t-elle dans ce qui lui arrive ? Ne cherche-telle pas seulement à s’oublier ? D’ailleurs dans le livre, elle prend les vêtements des autres comme si elle endossait leur propre vie, à la manière d une carapace. Elle veut s’oublier et devenir les autres.

Helle Helle décrit cette femme confrontée à la solitude et décrit l'ennui, ce qui peut s'en dégager. Le lieu est important car il est assez lointain et isolé pour qu'on ne puisse pas s'en échapper facilement. C'est un livre sur la désillusion, la chute vers le néant, mais aussi la quête de sens. Le personnage principal décide de suivre son chemin et vit les choses les unes après les autres. Elle se sent perdue mais aussi aimée et appréciée.

Cocotte et Johnny sont des personnages de la débrouille, assez loin du modèle scandinave. Ils portent en eux une fêlure, une blessure comme toutes celles qu’on porte en nous. Parce que simplement être humain a déjà son prix à payer. Et c’est en cela qu’ils nous semblent si proches. Personne n’est à l’abri d’une défaillance et parfois il est nécessaire de se porter les uns des autres. C’est en ce sens que le livre est lumineux à la manière de cette lumière si particulière des pays scandinaves.

            Bente ne s’écroule pas, elle reste vivante. Elle se repose et reprend des forces…

Le récit, par de réguliers retours en arrière, raconte par bribes ce qui est arrivé à Bente. Par petites touches le mystère s’éclaircit, son destin devient presque palpable. Il lui arrive ce qui pourrait nous arriver à tous. La bonne nouvelle c’est qu’on en ressort vivant.

Helle explique que le style est primordial, qu'il faut écouter la langue, la laisser parler ensuite lorsqu'on la lit.

 

J'ai beaucoup aimé la lecture de ce petit livre, la façon dont Helle Helle approche ses personnages, son extrême délicatesse, la tonalité intimiste de l'écriture comme si soi-même on discutait avec les personnages.

 

Une petite recette:

Johnny a aussi préparé une salade aromatisé au curry avec du yaourt et des oignons hachés.

- Pour bien faire, il aurait fallu y mettre des pommes, s'excuse-t-il tandis que nous nous asseyons à table.

 

Helle helle est née en 1965 au Danemark. Premier écrivain danois à recevoir le prestigieux prix Per Olov Enquist, elle est traduite en 7 langues. Chienne de vie est son cinquième roman et le premier traduit en français.

 

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Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 10 traits de plume
Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 19:01

 

Un film magnifique, des danseurs exceptionnels, à voir absolument. Wim Wenders a filmé avec une grande virtuosité et beaucoup d'amour aussi les danseurs dans des décors somptueux parfois où la danse se heurte, joue avec ou contre les éléments, la terre ,l'eau ,les rochers mais aussi en milieu urbain, sur des places, à des carrefours, près des routes.

Pina Bausch savait tirer de ses danseurs le meilleur d'eux-mêmes en leur faisant confiance mais en exigeant  aussi beaucoup d'eux-mêmes. Le corps est aimé et accepté dans toutes ses postures, à tous les âges, dans toutes ses manières d'être au monde, gros, grand, petit mais extraordinairement vivants. "Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus exhorte-t-elle ! Les membres de l'Ensemble du Tanztheater dansent leurs souvenirs personnels de la chorégraphe et lui rendent un vibrant hommage.

Par Anis - Publié dans : Les femmes et l'art - Communauté : Webzine cinéma
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 09:57

--Le-testament-d-Ariane.jpg

 

     Ariane Nogaro, descendante de l'une des vieilles familles d'exploitants résiniers des Landes, lègue à sa nièce, Anne, la demeure de ses ancêtres. Un fil invisible relie les deux femmes à travers cette vieille bâtisse : la recherche de la liberté et une certaine idée du bonheur... Anne, mariée à un vétérinaire et mère d'un garçon d'une douzaine d'années mène une vie ordinaire et sans grande fantaisie malgré le confort matériel dont elle jouit.

Le testament d'Ariane va provoquer rancoeurs et jalousies et briser l'apparente unité familiale en même temps qu'il va contraindre Anne à affirmer ses choix. Ce livre est le premier tome d'une trilogie (?).

 

     Un événement en apparence anodin, le legs d'une vieille bâtisse, va faire exploser les apparences derrière lesquelles se cachent les personnages. Anne va prendre enfin conscience de ses désirs et réaliser qu'elle s'est toujours effacée derrière l'ambition et la carrière de son mari. Lorsqu'elle va vouloir réaliser son rêve, celui-ci va se braquer, incapable d'accompagner les désirs de sa femme. Son attitude protectrice et bienveillante cède la place à un mouvement d'orgueil et révèle un caractère plutôt autoritaire et borné. Le confort bourgeois, idéal d'une société de consommation, ne peut satisfaire durablement les aspirations des individus et derrière une apparente liberté les femmes sont toujours soumises à leur mari. D'ailleurs Anne se défend bien d'être féministe, elle n'a ajamais rien "revendiqué". Cette vieille bâtisse, "nid à courants d'air" qu'elle "revendique" le droit d'habiter n'est que le symbole peut-être, ou le premier pas vers une liberté nouvelle et assumée.   Un secret de famille, dont on ne saura rien à l'issue de ce tome, est aussi enfoui derrière ces murs. 

 

La femme gardienne du foyer ?

Anne gagne beaucoup moins que son mari et elle est comptable à domicile afin de pouvoir s'occuper de l'éducation de son fils. Son activité ne la rend pas complètement indépendante financièrement même si elle lui assure une certaine autonomie.Son activité professionnelle comparée à celle de son mari a une valeur d'aide, d' appoint,  Cette division des rôles et des places est culturellement déterminée et fait référence à des structures anciennes : l’homme gagne-pain, la femme gardienne du foyer . L'activité salariée des femmes n'a pas fait éclater complètement ces modèles, puisqu'elle a une valeur moindre. Aussi c'est ce modèle que Françoise Bourdin fait voler en éclat dans une certaine mesure. Sans rompre avec la tradition, puisqu'elle accepte un héritage, Anne la réévalue au sein de son projet personnel. S'inscrire dans le terroir, dans une Terre, une Histoire, une Tradition et une mémoire contribue à mettre l'accent sur la continuité et  la transmission des valeurs. Pourtant face à sa famille  qui se veut ancrée dans la modernité, elle établit une rupture. Cette rupture est-elle un retour en arrière  passéiste et conservateur ou une nouvelle manière d'entrer dans la modernité ? C'est peut-être la question essentielle. Le roman de Jeanne Bourdin n'est pas un roman féministe mais il tient compte des acquis des femmes dans ce domaine et dénonce des inégalités persistantes. Anne n'en a pas conscience et c'est cet héritage  qui va être le déclencheur, malgré elle, d'une série de réactions et d'événements qui vont la mettre au pied du mur. Mais comment font les femmes sans héritage, et la libération des femmes doit-elle se faire à l'intérieur du foyer ou au dehors ? Jeanne Bourdin, une fois encore ne confine-t-elle pas ses héroïnes dans le cadre restreint du foyer, de la maison et de la tradition ?

 

Le roman du terroir

  

La littérature de terroir se veut  ancrée dans les traditions régionales et s'oppose à un certain universalisme et mondialisme. Elle est l'héritière des grandes traditions romanesques du XIXe  siècle avec Georges Sand.

 

 

Les secrets de famille

  

 

 Ce qui est tout à fait intéressant dans cette optique, sont les secrets de famille. En général, ils sont la partie cachée et obscure d'une hisoire familiale et peuvent être la cause de troubles affectifs qui se transmettent de parents à enfants.  Ils sont marqués de l'interdit de dire et de comprendre puisqu'ils sont secrets. Parfois ils sont organisés autour d'événements coupables et honteux mais pas seulement car ils peuvent être d'ordre privé ou collectif (guerre par exemple). Ces secrets sont tout de même transmis et c'est pourquoi ils pèsent à travers tout un ensemble d'informations qui sont données à travers des gestes, des attitudes et des réflexions mais aussi des silences, les choses qu'on nie ou dont on refuse de parler, des membres de la famille qu'on ne peut plus évoquer, des réactions et des émotions qui se produisent régulièrement à l'évocation de certains faits ou de certaines personnes.



Une mécanique bien huilée ?



Françoise Bourdin est un phénomène d'édition et CLAIRE DEVARRIEUX de Libération (11/03/2010) rapporte les paroles de sa directrice littéraire :

Il s’agit d’une mécanique bien huilée, efficace, dit notamment Geneviève Perrin. Ces romans parlent de la vraie vie, avec des vrais gens, dans des situations où chacun peut se reconnaître ou reconnaître un membre de son entourage. On se sent bien avec les personnages, ils pourraient être des copains. Les personnages secondaires sont très soignés, les thèmes sont actuels. Les intrigues associent en général une région et un métier, avec une thématique sociétale.» "Pour chacun de ses livres, dit son éditrice, Françoise Bourdin dessine le plan d’une maison."

  La page de l’écrivain sur le site de Belfond arbore ce blason : «Des histoires qui nous ressemblent.» Et peut-être est-ce là la limite de ces romans, c'est qu'ils ressemblent à un lectorat plutôt classe moyenne et un rien embourgeoisé. L'ordre social ne sera pas bouleversé et les revendications n'iront peut-être pas plus loin que le droit revendiqué de choisir sa maison et son foyer ! Un roman cependant qui n'est pas dénué de qualités malgré un style un peu uniforme ; on s'attache à cette héroïne somme toute assez sympathique.  J'aimerais bien savoir comment l'auteur va orchestrer la suite et quel est ce secret de famille enfoui entre les murs de cette vieille bâtisse.

 

Je ne connaissais pas du tout cette auteure qui m'a offert de nombreux sujets de réflexion tout à fait intéressants et je  remercie les éditions Belfond et Camille Faure de m'avoir envoyé ce livre.

 

Le site de l'auteur    Sa page Facebook

 

  

Par Anis - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 10:36

Mauve_Fatou_Diome.jpg

Par Anis
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 10:17
avec Zoé Héran, Malonn Lévana, Jeanne Disson, Sophie Cattani, Matthieu Demy, écrit et réalisé par Céline Sciamma. France 2011 - 1h22 - couleur

Laure a 10 ans et s’apprête à rentrer en CM2. elle est ce qu’on appelle un « tomboy », un garçon manqué et arrive dans une nouvelle ville après un nouveau déménagement au cours de l’été. Il reste quelques semaines avant la rentrée et elle a le temps de se faire de nouveaux amis. Les cheveux courts, une silhouette longiligne, un regard qui interroge, doute, s’étonne, Laure change d’identité à la faveur d’un malentendu et se fait passer pour un garçon. Elle observe, imite, décode les comportements des garçons pour donner plus de crédibilité à son personnage. Prise à son propre jeu, elle se laisse aimer par Lisa, la seule fille de la bande… Jusqu’au moment où bien sûr, le piège se referme, et elle ne peut plus ni avancer, ni reculer …

Ce film a été salué par des critiques unanimement élogieuses, ce qui est assez rare pour être souligné, De Télérama au parisien en passant par Elle et Télécinéobs.

 

Ce film m’a passionné parce qu’il est au centre d’une réflexion qui concerne les genres. Comment est-on une fille, un garçon ? Quel rôle tient le regard de l’autre ? Quelle est la pression sociale exercée par le groupe , comment sanctionne-t-il ceux qui se sentent différents ? Car à l’évidence, Laure/Mickaël se « sent » plus garçon que fille, pour elle ça n’est pas vraiment un jeu, c’est ce qu’elle voudrait être, mais qu’on ne lui permet pas. Elle est née fille et doit adopter dans une certaine mesure, les signes distinctifs attachés à son sexe ; la robe en étant un indubitablement. Mais Laure/Mickaël a horreur des robes, elle se sent empruntée quand elle en porte une. D’ailleurs, le bout de chiffon finira sur la branche d’un arbre.

Ce film sensible et intelligent est un chef d’œuvre, j’ose le dire. Il pose les problèmes relatifs à l’identité et à la norme, montre la souffrance et l’humiliation subies par ceux pour lesquels cette identité n’est pas stable ou évidente en soi et le rejet du groupe des pairs pour ceux qui ne se conforment pas à ce jeu de rôles pas toujours très subtil.

Il est en plus remarquablement filmé ; certains plans sont d’une beauté à couper le souffle, et le jeu des enfants, notamment celui de Laure et sa petite sœur est remarquable.
Par Anis - Publié dans : Sexe et genre - Communauté : Webzine cinéma
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 09:46
Par Anis - Publié dans : Condition féminine - Communauté : La littérature au féminin
Le livre d'or : les 0 traits de plume
Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 14:33

Fatou-Diome-Celles-qui-attendent.gif

 

En l’absence de leurs fils, migrant clandestins partis pour l’Europe, Arame et Bougna se débrouillent comme elles peuvent pour subvenir aux besoins des leurs. Coumba et Daba jeunes épousées de leurs fils émigrés se retrouvent seules, sans amour pour les soutenir dans leur combat quotidien pour la survie, sans possibilité d’améliorer durablement leur sort. Elles sont dépendantes de leur réussite  en Europe et des rares mandats qu’ils envoient pour rendre leur quotidien plus supportable. Dans la petite île au large du Sénégal où elles vivent, il n’y a pas de débouchés et pas de travail pour ceux qui restent.

 

Fatou Diome donne la parole au femmes africaines restées sur leur île, « Celles qui attendent » les hommes partis dans la lointaine Europe au péril de leur vie dans des pirogues à moteur. Beaucoup n’en reviennent pas, d’autres viennent en vacances une fois l’an, d’autres encore préfèrent ne plus se souvenir qu’ils ont encore de la famille en Afrique.

Quant à la vie des femmes, le matriarcat en vigueur dans l’île n’adoucit pas leurs conditions de vie : soumises au mari, à la belle-mère, la vie d’une jeune épousée n’est pas de tout repos ! 

 Le pire est pour celle qui attend, épousée parfois juste avant le départ des migrants clandestins, condamnée à la chasteté et aux travaux ménagers à la place de la belle-mère qui se décharge sur elle de toutes les corvées, impliquée malgré elle dans les rivalités entre les co-épouses. Celle qui attend est une mariée sans mari, une maîtresse sans amant, une mère sans enfant, ligotée par une promesse qui n’a pas la même valeur pour les deux partis. Et il faut encore faire bonne figure si le mari polygame revient avec une autre femme !

Le constat que dresse Fatou Diome sur les conditions de vie des femmes africaines est sans appel. La jeune femme doit obéir aux ordres du beau-père et de la belle-mère, supporter ses beaux-frères et ses belles sœurs, sans jamais montrer aucun signe d’impatience. Sa soumission doit être totale ; elle doit taire ses rêves et ses espoirs et son besoin d’être aimée. Quand elle ose se plaindre , la sentence tombe qui n’admet pas de réplique : «  Tu es une femme, les choses sont comme elles sont, ce n’est pas à toi de les changer ». Les gardiennes les plus jalouses de la tradition sont les femmes elles-mêmes qui perpétuent les coutumes sans se rebeller, alors même qu’elles en souffrent. Pourtant les jeunes générations,  qui ont connu l’école, ont appris à lire et à écrire, rêvent de modernité et de changement. Ainsi, la polygamie qui engendre des souffrances affectives terribles est remise en question et les anciennes coutumes évoluent peu à peu  sous l’influence également des modèles occidentaux pour le pire souvent et le meilleur quelquefois !

 

Lecture qui m'a été suggérée par Jostein qui a publié un article dans le cadre du challenge "Femmes du Monde".

 

Femmes du mondel ogo

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 11 traits de plume
Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 09:19

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Un livre qui est un immense bonheur. Une exposition à Paris, une rencontre, un autographe. Des choses très banales. La façon dont Titouan Lamazou a peint ces femmes est d'une infinie délicatesse.

 

 

Par Anis - Publié dans : Représenter les femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 09:22

 

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Margaux Motin – La théorie de la contorsion – Marabulles –Hachette livre 2010

 

 

 

Qu’est-ce que la théorie de la contorsion ?

 

C’est la faculté de s’adapter à toutes les situations ! Ce qui requiert une grande souplesse. Mais toutefois on peut profiter de cette douceur de votre caractère pour vous ranger dans des cases, ce qui est beaucoup moins bien ! Dessiner en fin de compte permet de résister !

Finies les jeunes filles bien élevées qui serrent les dents … et les fesses ! Margaux Motin n’a pas peur d’aligner quelques gros mots, ce qui à priori n’est pas très féminin, a utiliser des images légèrement scatologiques, et à mettre les pieds dans le plat !

Elle le dit : « Dès qu’on essaie de me ranger dans des cases, je suis trop nombreuses, on fait des crises de claustrophobie… »

            Son héroïne, longue et glamour, passionnée par la mode et les pompes, un brin (vous avez dit un brin ?) futile, femme-enfant parfois, boudeuse, mutine, utilisant tous les clichés du genre pour mieux les désamorcer quelques planches après, de la mère à l’amante, à la copine, Margaux Motin utilise tous les clichés, les pétrit, les remodèle, les régurgite à sa façon, dans un jeu et un art très personnel.

 

De beaux dessins très dynamiques, drôles, au trait noir agrémenté de couleurs tendres ou vives, c’est selon ! Elle agace, elle exaspère, elle réjouit !

 

Son blog : Le blog de Margaux Motin

 

 

  Théoma

Challenge BD

 

   

Par Anis - Publié dans : BD féminines et romans graphiques - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 22:40

 

 

Film réalisé par Denis Villeneuve avec Lubna Azabal,

Maxim Gaudette,Rémy Girard

  • Durée : 2h10min
  • Pays de production : france
  • Titre original : Incendies
  • Distributeur : Happiness Distribution
  • Synopsis : A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient confier la tâche de remettre deux enveloppes : l’une adressée à un père qu’ils n'ont jamais connu et l‘autre à un frère dont ils découvrent l’existence. Ce testament infernal va les conduire sur les traces de leur mère et de son douloureux passé. Personnage complexe, victime de guerre, aux prises avec sa propre haine et sa propre violence qui la mène à s'inscrire à son tour dans un cycle de représailles sans fin, courageuse et aimante, cette mère si mal connue va livrer peu à peu tous ses secrets jusqu'à la révélation finale ...

 Ce film est adapté de la pièce de Majdi Mouwad, Incendies, second volet de la tétralogie "Le sang des promesses" après Littoral.

 

IIncendies, Le Sang des promesses - 2 paraît en Babel en janvier 2011
Lorsque le notaire Lebel fait aux jumeaux Jeanne et Simon Marwan la lecture du testament de leur mère Nawal, il réveille en eux l’incertaine histoire de leur naissance : qui donc fut leur père, et par quelle odyssée ont-ils vu le jour loin du pays d’origine de leur mère ?
Babel n°1027 Littoral, Le Sang des promesses - 1 paru en Babel en août 2010
Un fils retrouve son père à la morgue et décide de le faire enterrer dans son pays d’origine. Mais ce coin du monde est dévasté par les horreurs de la guerre, ses cimetières sont pleins, et les proches de cet homme rejettent sa dépouille.A travers les rencontres douloureuses qu’il fera à cette occasion, Wilfrid entreprend de retrouver le fondement même de son existence et de son identité.

Par Anis - Publié dans : Adaptations cinématographiques - Communauté : cinéma et littérature
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume

Livres du challenge

Femmes du mondel ogo 

 

 

Challenge "Femmes du Monde

 

 

 

Nouveau challenge qui vise à faire connaître les femmes du Monde entier. Sur chaque continent des femmes écrivent, combattent et témoignent. A vous de relayer leurs voix ! 

  

                            Le blog créé pour ce challenge

 

Les articles resteront la propriété de leur auteur et devront d'abord être publiés sur un blog personnel puis envoyés à l'adresse qui vous sera communiquée lors de l'inscription pour être publiés en copie sur le blog commun. 

 

  Dépôt des candidatures et des billets ici !

 

Afrique 

Amérique

 

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Océanie 

Présentation

Articles sur la toile ; femmes

Et ils sont passés où mes livres ?

 Littérama 

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Adam (Olivier) Passer l'hiver

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena) Battement d'elles  Mal de pierres  Mon voisin - Quand le requin dort

Aubenas (Florence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique  La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane) Emma  Mansfield Park  Northanger Abbey  Orgueil et préjugés  Persuasion)  Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdottir(Kristin Marja) - Chaos sur la toile - Karitas, sans titre

Barbery(Muriel) L'élégance du hérisson

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François) Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert)La chute  –La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude) La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Chandra (Vikram) Le seigneur de Bombay

  Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette -  Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barbara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Claudel (Philippe) Au revoir, Monsieur Friant J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                Le café de l’Excelsior - Le rapport de BrodeckLes âmes grises Meuse l’oubli

Coe (Jonathan) - La pluie avant qu'elle tombe -Testament à l'anglaise - La femme de hasard

Cunningham (Mickaël)Les heures

Cusk (Rachel) Arlington Park

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kéthévane) - La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé -King Kong théorie

Devi (Ananda) -Le sari vert

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite) L’amant. L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique- Le vice-consul.

.E

El Saadawi(Nawal) -   Ferdaous, une voix en enfer

Esquivel (Laura) Chocolat amer

F

Ferney (Alice) Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse  L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos(David) La délicatesse

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes

Gavalda (Anna) Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) Eldorado  – Sous le soleil des Scorta -

Dans la nuit Mozambique

Germain (Sylvie) Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

H

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne) Chocolat

Herbjørg Wassmo –La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu)Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)Auprès de moi toujours  Les vestiges du jour Nocturnes

 

J

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)Alouette -1991

Krauss(Nicole) - La grande maison

Kristeva (Julia) -  Colette, un génie féminin

Kumari(Bharti) -Mon école sous un manguier

L

 

Lafayette (Madame de) - Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles

Larsson (Stieg)Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lévine(James.A) Le cahier bleu

M

MacDonald (Ann-Mary) – Le vol du corbeau  

MacCann(Colum) - Et que le vaste monde poursuive sa course folle...

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï) La musique d’une vie  La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD 

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

Miyabe (Miyuki) La librairie Tanabe  

Montero(Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni) Beloved - Un don -

Munro (Alice) -Les fugitives

Minoui (Delphine)Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

Nothomb(Amélie) Cosmétique de l’ennemi  La métaphysique des tubes  Les catilinairesl  Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur

 O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

Orstavik(Hanne) - Amour

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Oksannen(Sofi) -Purge

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

 

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

 

Pancol(Katherine) Et monter lentement dans un immense amour  J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Percin (Anne) - Le premier été

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Q

R

 

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

 

Ridgway(Keith)Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip)Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos)L’ombre du vent

S

 

Saabye Christensen (Lars)Le Demi-frère

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

Sarraute(Nathalie) - Les fruits d'or

Schlink (Bernard) - Le liseur

Sévigné (Madame de) - Je vous écris tous les jours...

Shaffer(Mary Ann) & Barrows(Annie) -Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Shalev(Zeruya) -Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Stockett (Kathryn) - La couleur des sentiments

Strasser (Todd) La vague – Etats-Unis

 

T

 

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William)En lisant Tourgueniev

Tunström(Goran) -L'oratorio de Noël

U

Undset (Sigrid) Printemps

V

 

 

Vafi (Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)No et moi - Les jolis garçons

 

 

W

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia)La promenade au phare -Une chambre à soi

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

 

Zusak (Markus) - La voleuse de livres

 

 

 

 

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Challenge voisins voisines

Challenge voisins-voisines chez Kahel

Des idées de lecture


"Les mots d'un livre ne forment pas davantage un bloc que les jours d'une vie humaine, aussi abondants soient ces mots et ces jours; ils dessinent juste un archipel de phrases, de suggestions, de possibilités inégalées sur un vaste fond de silence."
Sylvie Germain - Magnus

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