L'histoire littéraire des femmes

     yourcenar  sagan    hélène Bessette    

CColette   sarraute  duras           

"Les femmes dans les livres scolaires

Les textes de femmes représentent 6% de l’ensemble. Quelles sont les écrivaines les plus prisées ? Le choix paraît bien figé et traditionnel. Il reflète d’ailleurs les listes officielles ds ministères, listes d’auteurs à lire, dans lesquels figure une extrême minorité de femmes. Mais la couche de poussière est double. Car non seulement les manuels (les anthologies également…) tendent à reprendre les mêmes écrivaines, mais en plus tendent à reprendre les mêmes textes. Paresse ? Conditionnement ? Manque de curiosité vis-à-vis de l’histoire littéraire ?

Voici donc les quatre élues : Colette (elle est nettement la plus présente), Anna de Noailles, Georges Sand, Marie de Sévigné.

[…]

Dans l’histoire littéraire

Quelle est la place qui leur est accordée dans l’histoire littéraire ? Minoritaire bien sûr. Deux phénomènes vont jouer : l’occultation et la réduction. L’occultation, c’est-à-dire le fait de rejeter, gommer, ignorer telle ou telle écrivaine, mais aussi un mouvement ou un genre.

La réduction, c’est-à-dire le fait de réduire exagérément l’importance de telle ou telle écrivaine, mais aussi celle d’un mouvement ou d’un genre."

 Les Femmes dans les livres scolaires de Brigitte Crabbé

                                  

Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 11:27

Du-domaine-des-murmures.jpg

 

En 1187, le jour de ses noces, Esclarmonde refuse d’épouser le jeune homme choisi par son père. Elle choisit d’être emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château et de consacrer sa vie à Dieu. Elle défie ainsi l’autorité de son père qui n’hésitera pas, pour se venger, à perpétrer le crime le plus odieux…

 

Mais Chut, n’en disons pas plus. Esclarmonde se charge, par-delà les siècles, de nous guider dans les méandres de son existence au château des Murmures.

 

D’ailleurs, que pouvait espérer une jeune fille de 15 ans au Moyen-Age ? La liberté des femmes était restreinte : Esclarmonde n’a pas le droit de franchir l’enceinte du château, prisonnière de ses murs, sous la tutelle de son père auquel elle doit obéir aveuglément. Elle ne peut choisir son mari car tous les mariages sont des mariages arrangés et servent à renforcer les alliances entre familles. Une fois mariée, elle passera de la tutelle de son mari à celle de son époux, et sera accablée de grossesses sa vie durant, si elle survit à ses couches.

« Ma matrice le projetterait dans l’avenir, il labourerait ma chair comme il faut pour que sa gloire pût s’y enraciner, pour que sa descendance fût forêt, beaux garçons qui, prenant sa suite, porteraient son nom… ».

            Nulle question de sentiment, l’amour est « affaire de femmes ». Les sphères du masculin et du féminin sont fortement cloisonnées, le féminin représentant à la fois le mystère, l’inconnu, mais aussi la faiblesse et l’imperfection première d’être femme.

Femmes que l’on assomme de « règles et de fables » pour les faire tenir en place, pour museler leur désir de liberté.

            Esclarmonde n’a pas d’autre choix pour échapper à son destin de fille que de mourir au monde. « La seule route que ce temps m’ait laissé est un chemin intérieur… » explique-t-elle. Mais pour autant gagnera-t-elle la liberté ? Ne quitte-t-elle pas un vêtement trop petit pour s’engoncer dans un autre ? Son statut de sainte la protègera-t-il vraiment ? Les ornières de ce chemin intérieur que veut suivre Esclarmonde pour sembler moins dangereuses n’en sont pas moins profondes à qui voudrait s’écarter du chemin. Esclarmonde en fera malheureusement l’expérience dans un destin tragique et tourmenté.

«  Comment pouvait-on tant apprendre, tant changer, tant souffrir, tant vieillir, en si petit espace. »

 

Carole Martinez confirme son indéniable talent dans un magnifique récit, porté par cette voix de femme, qui s’adresse à nous par-delà les siècles, dans lequel elle ne manque pas de nous mettre en garde :« Certes ton époque n’enferme plus si facilement les jeunes filles, mais ne te crois pas pour autant à l’abri de la folie des hommes. »

 

Par Anis - Publié dans : Destins de femme - penser la différence - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 13 traits de plume
Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 10:46
Par Anis - Publié dans : Auto blog
Le livre d'or : les 0 traits de plume
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 07:31

Why ? Oh, me Why ?
Feet don't fail me now
Take me to the finish line
All my heart, it breaks every step that I take
But I'm hoping that the gates,
They'll tell me that you're mine
Walking through the city streets
Is it by mistake or design?
I feel so alone on a friday night
Can you make it feel like home
If I tell you you're mine
It's like I told you honey

Couplet 1
Don't make me sad, don't make me cry
Sometimes love is not enough when the road gets tough
I don't know why
Keep making me laugh
Let's go get high
Road's long, we carry on
Try to have fun in the meantime


Come and take a walk on the wild side
Let me kiss you hard in the pouring rain
You like your girls insane
Choose your last words
This is the last time
Cause you and I, we were born to die

 

 

 

 


 

Lost but now I am found
I can see but once I was blind
I was so confused as a little child
Tried to take what I could get
Scared that I couldn't find
All the answers, honey

Reprise couplet 1 Refrain

Cause you and I
We were born to die
We were born to die
We were born to die

Come and take a walk on the wild side
Let me kiss you hard in the pouring rain
You like your girls insane

Reprise couplet 1

Refrain

We were born to die
We were born to die

 
   
Par Anis - Publié dans : En chansons...
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume
Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 14:46

a-5.jpg

  

Ananda Devi  - Le sari vert – Folio Gallimard. Editions Gallimard, 2009.

Folio n° 5191

 

Ananda Devi est ethnologue et traductrice. Née à L’île Maurice, auteure prolifique, elle a publié des recueils de poèmes, des nouvelles et des romans, notamment « L Eve de ses décombres (2006) récompensée par de nombreux prix littéraires, dont celui des cinq continents et le prix RFO. Elle est considérée comme l’une des figures majeures de la littérature mauricienne.

 

Son site ici...

 

Il y a des monstres qui sous l’apparence la plus banale, causent souffrance et désordre autour d’eux. Ils ont remisé leurs trois têtes, six bras, leurs plaies et leurs bosses dans le placard des contes et de la mythologie, afin de ne pas vous effrayer et de s’approcher sans bruit.

Ils sont parfois souriants aux repas de famille, affables avec leurs amis, plein de délicatesse envers leur compagne. On trouve parmi eux quelques boute-en-train – les monstres…

«  Celui qu’on dit monstre est l’expression la plus achevée de l’espèce. Celui que l’on dit monstre est terrifiant de beauté parce qu’il décèle avec une finesse inhumaine les failles des autres et les élargit et les aggrave, et devient ainsi cet idéal de sombre masculinité dont les mythologies investissent également les dieux et les démons. Quelle merveilleuse sensation que de plier une créature à sa volonté !».

L’établissement des montres en leur demeure se fait parfois dans un consensus social presque total. On ne dit rien, au mieux un soupir, le plus souvent le silence, forment une couverture ouatée à travers laquelle on ne plus entendre les victimes.

Leurs victimes sont presque exclusivement des femmes, leurs épouses, leurs filles. Ils aiment livrer bataille à la mollesse, contempteur de la douceur qu’ils considèrent comme une faiblesse : ils insultent, violent, donnent des coups. Mais toujours, n’est-ce pas, ils le font par amour, pour redresser ce qui n’est pas droit, pour châtier la coupable ou même pour faire plaisir. Car les monstres disent souvent qu’elles aiment ça, qu’elles protestent oui, mais à peine, en fait ne serait-ce pas qu’elles en redemandent ?

 

Ici, je vous avertis, vous entendrez la voix d’un monstre, car c’est lui qui parle, qui raconte ce qui ne peut se dire. Ananda Devi a eu ce courage, ou cette folie, de vous la faire entendre…

Avec brio, elle vous en donne la tessiture, les accents, les intonations d’une voix à nulle autre pareille. Une voix qu’on ne peut entendre qu’une fois… qu’Annie a entendu avant moi et qu'elle m’a donné envie d'écouter.

 

 

 Résumé de l'éditeur : Dans une maison de Curepipe, sur l’île Maurice, un vieux médecin à l’agonie est veillé par sa fille et par sa petite-fille. Entre elles et lui se tisse un dialogue d’une violence extrême, où affleurent progressivement des éléments du passé, des souvenirs, des reproches, et surtout la figure mystérieuse de la mère de Kitty, l’épouse du « Dokter-Dieu », qui a disparu dans des circonstances terribles. Elles ne le laisseront pas partir en paix.

 

 

Femmes du mondel ogo 

 

coup de coeur

 

 

Par Anis - Publié dans : Quand une femme écrit dans la peau d'un homme - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 11 traits de plume
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:49

           

 

 

               Il y a peu de femmes auteures référencées (à part Yasmina Reza) dans le théâtre contemporain, c'est le constat fait par trois amies passionnées de littérature, Véronique Olmi (romancière et dramaturge), Michèle Fitoussi (journaliste, éditorialiste à ELLE et romancière), et Anne Rotenberg (directrice littéraire et artistique du Festival de la correspondance de Grignan). Elles ont donc donné naissance à un nouveau festival , le Festival Le Paris des Femmes dont Véronique Olmi est la directrice artistique.

            Le projet du festival  a été de constituer un laboratoire d'écriture au sein duquel neuf auteures devraient écrire une pièce de trente minutes sur le thème imposé "Guerres et paix". Trois metteurs en scène se sont greffés sur ce projet,  dont un homme et une scénographe (Mâkhi Xenakis), des acteurs bien sûr hommes et femmes.

Véronique Olmi précise : "Ce n'est pas un festival de revendication, ni un festival féministe.... Il est né pour restituer une place occultée aux femmes qui écrivent."

 

* Les neuf auteures du Paris des Femmes :

Le binôme Geneviève Brisac et Alice Butaud
Irina Dalle
Michèle Fitoussi
Carine Lacroix
Camille Laurens
Murielle Magellan
Amanda Sthers
Carole Thibaut

 

 

 

Le public pourra découvrir les pièces les 6, 7 et 8 janvier 2012 au Théâtre des Mathurins à Paris.

 

 J'ai donc eu envie de créer une nouvelle catégorie à ce blog : "Les femmes auteures de théâtre". Et je commencerai prochainement avec la pièce "Les pas perdus" de Denise Bonal .



Par Anis - Publié dans : Les femmes auteures de théâtre - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 13:14

 

                                                                 

 

Le jeudi 26 janvier 2012,

 

 

rediffusion le Dim 29 à 08h50

  

 

 

 

l'animateur de la Grande Librairie

 

 

 sur France 5

 

 

rencontrera Joyce Carol Oates, Laura Kasischke

 

 

Les carnets de route de François Busnel 

 

François Busnel part sur les routes des Etats-Unis, marchant dans les pas des grands auteurs américains. Il part de l'Est du pays, dans le New Jersey, où il rencontre Joyce Carol Oates, célèbre romancière aux 120 ouvrages. A Détroit, il rencontre Elmore Leonard, le maître du polar. En parcourant le Michigan, il est accueilli par Laura Kasischke, puis Michael Collins, un écrivain d'origine irlandaise, ainsi que de Dan Chaon, auteur de nombreuses nouvelles. Le Middle West est le théâtre d'une rencontre improbable avec Richard Powers, un romancier spécialiste des bio-technologies, ce qui n'est pas si courant (comme quoi l'aventure est toujours au détour du chemin). Enfin, il pose ses valises dans le Minnesota, où écrit Louise Erdrich,  romancière amérindienne.

 

femmes de lettres

Par Anis - Publié dans : Actualités-expositions-littérature - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 8 traits de plume
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 07:49

Une-maison-de-poupee.jpg

 

"Pourquoi Nora, jeune femme heureuse et amoureuse de son mari au début de la pièce, décide-t-elle à la fn de tout quitter abandonnant mari et enfants  ? La première scène est pourtant joyeuse : la veille de Noël, Nora, insouciante et gaie, prépare la fête. Auprès d’elle, son mari – elle vit avec lui, pour lui, par lui. Et peu importe qu’elle ait à lui cacher ce qu’elle fit jadis, pour lui sauver la vie. Et pourtant… il y a des lettres, un secret qui menace d’être révélé. Une illusion qui s’écroule. Nora comprend que pour son mari, elle n’a aucune autonomie, aucune reconnaissance. Sa renaissance ne peut passer que par le départ, que par l’abandon de sa situation." Présentation du Théâtre des Amandiers

 

 

Texte Henrik Ibsen

Texte français Jean-Louis Martinelli, Grégoire Œstermann et Amélie Wendling   

Mise en scène Jean-Louis Martinelli, Scénographie Gilles Taschet, Lumère Jean-Marc Skatchko

Son Jean-Damien Ratel, Costumes Karine Vintache, Coiffures, maquillage Françoise Chaumayrac

Assistante à la mise en scène Amélie Wendling

 

Avec

Bénédicte Cerutti, Marina Foïs, lain Fromager, Laurent Grévill, Grégoire Œstermann, Martine Vandeville

et 3 enfants

Je vais voir cette pièce dimanche prochain, j'ai hâte !

 

La maison de poupée d'Ibsen, l'homme qui aimait les femmes...

 

 

Dimanche 19h00 après la représentation:

 

Tous les comédiens sont excellents dans cette pièce. J'ai passé un très beau moment de théâtre. Marina Foïs est extraordinaire de grâce et de féminité, j'entends par fémininité, non pas les clichés habituels qui consistent à penser qu'une femme est féminine parce qu'elle a une robe moulante, des talons hauts et du rouge à lèvres, mais féminine en tant qu'elle se pose en tant que femme, en tant qu'elle se crée et qu'elle se vit de manière singulière. Marina Foïs rayonnait dans un rôle à sa démesure, presque sans pause dans une pièce qui dure à peu près deux heures. J'ai trouvé qu'elle incarnait à la perfection l'évolution de ce personnage, de l'étourneau, de la femme futile, qui marche en tourbillonnant, toujours au bord de la chute, personnage fragile et presque sans squelette - elle s'écroule plus qu'elle ne se jette dans les bras de son mari - à la feme tenace et dure qui veut prendre en main son destin. Il faut saluer la direction d'acteurs, la mise en scène dépouillée, la scénographie très originale, tant les personnages occupent de manière différente à chaque fois l'espace de la scène. Cette pièce voyage il me semble, donc si elle passe près de chez vous, n'hésitez pas !

 

 

Tournée

CDDB - Théâtre de Lorient le 27 et 28 javier 2012

Théâtre national de Nice du 1er au 4 février 2012

Zurich le 8 et 9 février 2012

Théâtre du gymnase à Marseille du 15 au 18 février 2012

 

 

 

 

 

Par Anis - Publié dans : Condition féminine - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 20:36

Article en

Par Anis - Publié dans : Journal des blogs "Littérature au féminin" - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume
Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 17:28

printemps.gif

 

 

Née en  1882, Sigrid Undset s’est consacrée très tôt à la littérature. Parallèlement à son travail de secrétaire, elle écrit. Auteure entre autres de Maternités, Jenny (qui fera scandale), de Vigdis la Farouche et de Kristin Lavransdatter, elle a reçu le prix Nobel de littérature en 1928. Elle est morte à Lillehammer en 1949.

 

Rose Wegner, l’héroïne de ce roman, attend l’amour pour être révélée à elle-même, un amour qui serait la fusion de deux êtres autant que deux destins et qui ferait d’elle la possession, la chose, de l’homme qu’elle aimerait. Que faire alors si cet amour ne vient pas ? Se résigner, et rester seule, sans famille et sans soutien dans l’existence ? Ou se contenter d’une amitié amoureuse et de la construction d’un foyer ?

Dans ce roman, Sigrid Undset plante le cadre d’une modernité héritée de la révolution des transports et plus largement de la révolution industrielle-dans de grandes villes mornes et tristes- et d’une certaine révolution des mœurs, car le divorce est autorisé en Norvège, pays protestant. Une nouvelle figure féminine émerge, qui travaille pour assurer sa subsistance et celle de sa famille même si, une fois mariée, elle réintègre le plus souvent le foyer.

 

Printemps est un roman ou curieusement la narration est plutôt du côté masculin même si le narrateur est extérieur à l’histoire et qu’il pénètre de manière égale les pensées des personnages. Les pensées et les actions de Rose ne prennent du relief qu’en fonction des pensées de Torkild, personnage masculin. Car ici , la femme ne prend toute sa mesure que dans son rapport au foyer et à la maternité. Elle n’existe pas réellement en dehors de sa « vocation naturelle » qui est d’enfanter et d’assurer la stabilité du foyer. Toute femme qui s’écarte de ce chemin sombre dans la déchéance (le personnage de la mère et de la sœur), tout comme celle qui n’obéit pas à ses devoirs d’épouse et de mère même si l’homme, infidèle, abandonne lui, le foyer (le père de Torkild).

 

J’ai apprécié ce roman bien construit, où les sujets de réflexion ne manquent pas, car Sigrid Undset, catholique et conservatrice, est aussi une fine analyste des sentiments humains. On y apprend aussi comment hommes et femmes vivaient à l’époque. J’ai trouvé en outre un écho au mouvement naturaliste en littérature, l’hérédité y est évoquée, les tares familiales ainsi que la vigueur, la santé du corps qui s’étiole dans ces emplois de bureau, loin de la vie au grand air.

 

 

Sigrid Undset, on l’a bien compris, n’est pas féministe, elle pense que la femme ne s’épanouit pleinement que dans la maternité et elle ne fut pas très appréciée des féministes de son temps qui prônaient l’affranchissement de la tutelle de l’homme et du foyer, entraves à l’épanouissement de la femme en tant qu’individu. Sur le tard cependant, elle reconnut les bénéfices de ces mouvements sur la condition des femmes.

 

Il faut savoir qu’en 1840, les femmes célibataires sont mineures toute leur vie et peuvent si elles le souhaitent se placer sous l’autorité d’un tuteur ; les femmes mariées quant à elles passent de l’autorité de leur père à celle de leur mari. Puis, plus tard, la majorité sera abaissée à la vingt-cinquième année. Les femmes peuvent cependant travailler dans certains secteurs.

Au fil des ans, de nouvelles lois favorables aux femmes feront leur apparition. Les femmes divorcées ou veuves seront majeures sans condition d’âge. Les conditions socio-économiques du pays joueront fortement sur les problématiques féminines : l’exil, la pauvreté du pays, la baisse de la natalité.

 Dans le roman , l’héroïne est secrétaire, une autre est journaliste. La littérature féminine avant Sigrid Undset, reflète les préoccupations et les valeurs de l’époque, comme ce fut le cas pendant l’époque victorienne en Angleterre, les intrigues se nouent essentiellement autour de la chasse au mari. (Les femmes écrivains de l’époque sont :Hanna Winsnes, Marie Wexelsen, et Anne Magdalene Thoresen).

Avec le mouvement féministe, de nouvelles préoccupations se font jour dans des romans et sous la plume d’auteures qui contestent la norme : Camilla Collet dont le roman « Les filles du Préfet » (1854) fera l’effet d’un coup de tonnerre. Il raconte l’initiation sentimentale de deux jeunes gens, ce qui a l’époque est regardé alors comme une faiblesse uniquement féminine.

D’autres écrivains suivront, emportées par la seconde vague du féminisme, Eldrid Lunden, Liv Køltzow, Cecilie Løveid et Tove Nielsen . Mais je n’ai trouvé aucun renseignement sur ces femmes sur internet et aucun de leurs ouvrages traduits en français. C’est bien dommage..

 

 

 

Article passionnant sur l'histoire des femmes de lettres norvégiennes

 

      challenge des quatre saisons               voisins voisines 2012

Par Anis - Publié dans : Les femmes prix Nobel de littérature - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 7 traits de plume
Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 22:19

 Arlington-park.jpg

  Rachel Cusk s’est imposée sur la scène littéraire internationale avec

ce premier roman traduit en Français, « Arlington Park » comme la digne

héritière de Virginia Woolf, ce qu’ elle assume pleinement, reconnaissant qu’elle

 est une de ses auteurs fétiches .

Les personnages de son livre sont des personnages essentiellement féminins et

blancs de la classe moyenne anglaise. Certaines de ces femmes travaillent mais c’

est à elles que revient l’essentiel des tâches domestiques. Les maris

sont beaucoup plus impliqués dans la vie professionnelle, rentrent plus tard le soir.

Même si ces femmes ont fait des études -parfois brillantes- le mariage, et la

maternité entraînent pour elles une sorte de subtil déclassement. Leur métier

leur laisse du temps pour l’éducation des enfants mais en contrepartie il

ne peut les valoriser socialement. On assiste à une dépossession de soi  chez

ces femmes qui ne sont pas tout à fait des femmes au foyer, mais qui étouffent

dans  un quotidien étriqué et morne parce qu’il n’est transcendé par aucune

passion, aucun but et aucun dépassement de soi. Et c’est d’autant plus douloureux

pour elles qu’elles ont eu  l’habitude ou le temps, la possibilité de rêver et d’aspirer

 à une autre vie  pendant leurs études. La maternité est un amour mais aussi un

terrible enfermement, les femmes enceintes semblent « pleine d’air », alors que les

 hommes paraissent « se durcir en une masculinité mince et verticale. »

 

Dans leur univers intérieur, des mouvements, des sensations les traversent qui

sont de l’ordre de la conscience. Les actions des personnages se déroulent sur

une seule journée, ce qui conduit l’auteure à une sorte d’hyperréalisme, un souci

extrême  du détail et aussi des mouvements intérieurs des personnages. C’est aussi

pour cette raison qu’on la compare à Virginia Woolf.

Elle avoue avoir emprunté la construction du récit à Mrs Dalloway, dans une inter-

view  accordée à un journaliste d’Evène :

“Je voulais être capable d’utiliser cette structure, qui requiert une bonne dose de connaissance

émotionnelle des femmes, tout en laissant aux personnages leur subjectivité. C’est dans cette

relation aux personnages que je voulais me placer.”

Toutefois, nulle empathie pour ces femmes, sinon parfois de l’agacement car on se

 dit  qu’elles l’ont bien cherché ou qu’ici, dans ce monde occidental,  elles auraient

 pu faire  autrement.

Grossière erreur, répondrait certainement Rachel Cusk, qui s’étonne de la quasi in-

différence à l’égard du féminisme, qui selon elle est le seul combat qui vaille, les

destinées individuelles  étant vaines si elles ne sont pas relayées par un combat

collectif.

« En fait […], chacun avait ses peurs, non ? C’était ça qui rendait les gens si intéres-

sants. Tout le monde avait des choses particulières qui les touchaient, qui les

faisaient voir rouge. »

 

J’ai trouvé ce livre véritablement passionnant, l’écriture parfois très belle, le style

 personnel  et fluide. Et l’auteure analyse bien le post-féminisme, la période de régres-

sion sociale pour  beaucoup de jeunes femmes lorsqu’elles se mettent en couple et de-

viennent mères.

 

“ Elle se demanda si les livres qu’elle aimait la consolaient précisément parce qu’ils

étaient les manifestations de son propre isolement. Ils étaient pareils à de petites

lumières sur une étendue déserte, une lande : de loin ils semblaient serrés les uns

contre les autres, innombrables, mais de près on voyait que des kilomètres et des

 kilomètres d’obscurité les séparaient. »

 

  voisins-voisines-2012.jpg

Par Anis - Publié dans : Condition féminine - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 17 traits de plume
Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 08:58

 

Hirondelle qui vient de la nue orageuse
Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.
Quelle brise t’emporte, errante voyageuse ?
Écoute, je voudrais m’en aller avec toi,

Bien loin, bien loin d’ici, vers d’immenses rivages,
Vers de grands rochers nus, des grèves, des déserts,
Dans l’inconnu muet, ou bien vers d’autres âges,
Vers les astres errants qui roulent dans les airs.

Ah ! laisse-moi pleurer, pleurer, quand de tes ailes
Tu rases l’herbe verte et qu’aux profonds concerts
Des forêts et des vents tu réponds des tourelles,
Avec ta rauque voix, mon doux oiseau des mers.

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !
Je ne sais quel écho par toi m’est apporté
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,
Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté.

Louise Michel

 

Louise Michel, née le 29 maii1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-marne) et morte le 9 janvier 1905 à Marseille alias « Enjolras », est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste.

Préoccupée très tôt par l'éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. Là, à 26 ans, elle développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle s'éveille à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, elle multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans. (source Wikipédia)

Par Anis - Publié dans : Les femmes et la poésie - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 13:15

femme4

 

 

Quelle romancière découverte cette année 

 

  aimeriez-vous  faire découvrir à votre tour ?

 

(Vous pouvez insérer des liens dans votre commentaire)

Ma résolution de l'année :  lire toutes celles que je ne connais pas en 2012

 

Elisez l'auteure de l'année 2011

Ce sondage a lieu jusqu'au 31 janvier 2012

 

 

 

Jane Austen - Kristin Marja Balldursdottir -  Nina Berberova - Isabelle Condou - Anne Delaflotte Mehdevi - Ananda Devi - Laura Esquivel - Susan Fletcher -  Susan Fromberg Schaeffer - Sylvie Germain - Almunéda Grandes - Carla Guelfenbein  - Anne Holt - Claire Keegan(3) - Blandine Le Callet - Marceline Loridans-Ivens -  Murielle Magellan(2) - Carole Martinez(2) - Daphné du Maurier - Alice Munro (2) -  Joyce Carol Oates -Yoko Ogawa - Kate O'Riordan  -  Anne Percin (3) - Claude Pujade Renaud - Merce Rodoreda  - Delphine de Vigan(3) - Herbjörg Wassmo(2) - Alissa York -   -

Par Anis - Publié dans : Auto blog - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 27 traits de plume
Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 00:00
Bonne-annee-2012-Litterama-copie.jpg 
 

 

Par Anis - Publié dans : Auto blog - Communauté : LECTURES PARTAGEES
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 21 traits de plume
Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 10:35
Par Anis - Publié dans : Auto blog
Le livre d'or : les 0 traits de plume
Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 22:00

premier-ete.jpg

Anne Percin – Le premier été, La brune Au Rouergue, 2011

 

Leurs grands –parents décédés, deux sœurs décident de vendre la maison où elles ont passé les étés de leur enfance et leur adolescence. Elles y reviennent une dernière fois  pour la vider.

Pour la benjamine, un secret douloureux est attaché à ce lieu et à la période de son adolescence. Elle s’adresse à sa sœur aînée dans un long monologue où elle évoque ce premier été et les événements qu’elle a dû taire et qui l’ont marquée à tout jamais.

 

La force du roman D’Anne Percin est de dévoiler les informations peu à peu, de planter longuement le décor, dans un rythme crescendo. Les descriptions sont minutieuses et soignées et la langueur de ces journées d’été vous saisit peu à peu jusqu’à vous engourdir. Elle sait ménager l’attente du lecteur, et distiller une certaine angoisse, la menace plane sur cette campagne vosgienne. On sait qu’un drame va survenir mais on ne sait pas lequel ; on s’attend au pire… Et le pire, bien sûr, est à venir. On se perd en conjectures….

            Alors tout simplement on ne s’y attend pas…

 

            C’est un mélange de beauté et de fureur que raconte ce livre sous ses airs innocents de bluette sentimentale… Et comme toute œuvre, elle vous emporte au sommet ou au dedans de vous-même, c’est selon l’altitude où vous vous trouvez.

 

            A lire absolument…

 

           

 

Un grand merci à Anne (Des mots et des notes) qui m'a fait connaître ce livre...

 

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Par Anis - Publié dans : Les relations amoureuses - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume

Livres du challenge

Femmes du mondel ogo 

 

 

Challenge "Femmes du Monde

 

 

 

Nouveau challenge qui vise à faire connaître les femmes du Monde entier. Sur chaque continent des femmes écrivent, combattent et témoignent. A vous de relayer leurs voix ! 

  

                            Le blog créé pour ce challenge

 

Les articles resteront la propriété de leur auteur et devront d'abord être publiés sur un blog personnel puis envoyés à l'adresse qui vous sera communiquée lors de l'inscription pour être publiés en copie sur le blog commun. 

 

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Océanie 

Présentation

Articles sur la toile ; femmes

Et ils sont passés où mes livres ?

 Littérama 

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Adam (Olivier) Passer l'hiver

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena) Battement d'elles  Mal de pierres  Mon voisin - Quand le requin dort

Aubenas (Florence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique  La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane) Emma  Mansfield Park  Northanger Abbey  Orgueil et préjugés  Persuasion)  Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdottir(Kristin Marja) - Chaos sur la toile - Karitas, sans titre

Barbery(Muriel) L'élégance du hérisson

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François) Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert)La chute  –La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude) La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Chandra (Vikram) Le seigneur de Bombay

  Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette -  Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barbara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Claudel (Philippe) Au revoir, Monsieur Friant J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                Le café de l’Excelsior - Le rapport de BrodeckLes âmes grises Meuse l’oubli

Coe (Jonathan) - La pluie avant qu'elle tombe -Testament à l'anglaise - La femme de hasard

Cunningham (Mickaël)Les heures

Cusk (Rachel) Arlington Park

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kéthévane) - La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé -King Kong théorie

Devi (Ananda) -Le sari vert

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite) L’amant. L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique- Le vice-consul.

.E

El Saadawi(Nawal) -   Ferdaous, une voix en enfer

Esquivel (Laura) Chocolat amer

F

Ferney (Alice) Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse  L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos(David) La délicatesse

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes

Gavalda (Anna) Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) Eldorado  – Sous le soleil des Scorta -

Dans la nuit Mozambique

Germain (Sylvie) Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

H

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne) Chocolat

Herbjørg Wassmo –La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu)Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)Auprès de moi toujours  Les vestiges du jour Nocturnes

 

J

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)Alouette -1991

Krauss(Nicole) - La grande maison

Kristeva (Julia) -  Colette, un génie féminin

Kumari(Bharti) -Mon école sous un manguier

L

 

Lafayette (Madame de) - Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles

Larsson (Stieg)Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lévine(James.A) Le cahier bleu

M

MacDonald (Ann-Mary) – Le vol du corbeau  

MacCann(Colum) - Et que le vaste monde poursuive sa course folle...

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï) La musique d’une vie  La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD 

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

Miyabe (Miyuki) La librairie Tanabe  

Montero(Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni) Beloved - Un don -

Munro (Alice) -Les fugitives

Minoui (Delphine)Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

Nothomb(Amélie) Cosmétique de l’ennemi  La métaphysique des tubes  Les catilinairesl  Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur

 O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

Orstavik(Hanne) - Amour

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Oksannen(Sofi) -Purge

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

 

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

 

Pancol(Katherine) Et monter lentement dans un immense amour  J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Percin (Anne) - Le premier été

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Q

R

 

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

 

Ridgway(Keith)Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip)Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos)L’ombre du vent

S

 

Saabye Christensen (Lars)Le Demi-frère

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

Sarraute(Nathalie) - Les fruits d'or

Schlink (Bernard) - Le liseur

Sévigné (Madame de) - Je vous écris tous les jours...

Shaffer(Mary Ann) & Barrows(Annie) -Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Shalev(Zeruya) -Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Stockett (Kathryn) - La couleur des sentiments

Strasser (Todd) La vague – Etats-Unis

 

T

 

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William)En lisant Tourgueniev

Tunström(Goran) -L'oratorio de Noël

U

Undset (Sigrid) Printemps

V

 

 

Vafi (Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)No et moi - Les jolis garçons

 

 

W

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia)La promenade au phare -Une chambre à soi

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

 

Zusak (Markus) - La voleuse de livres

 

 

 

 

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Des idées de lecture


"Les mots d'un livre ne forment pas davantage un bloc que les jours d'une vie humaine, aussi abondants soient ces mots et ces jours; ils dessinent juste un archipel de phrases, de suggestions, de possibilités inégalées sur un vaste fond de silence."
Sylvie Germain - Magnus

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