L'histoire littéraire des femmes


Juin 2012 

Le printemps arabe de la littérature

Hommage à Andrée Chedid/   Nawal El Saadawi 

Lectures autour de romancières tunisiennes, égyptiennes et syriennes

 

Histoires-minuscules-des-revolutions-arabes.jpg

Juillet 2012 

 

Autour d'Hypathie d'Alexandrie (Film Agora)

Les femmes philosophes - l'Antiquité

Hypathie d'Alexandrie  par Maria Dzielska Editions Des Femmes

Histoire des femmes philosophes de Gilles Ménage, éditions Arléa

+

Vacances en Angleterre - Romancières britanniques


 

Août 2012 

 

Amour et désamour

Le premier amour - Veronique Olmi

Des corps en silence - Valentine Goby LC pour le 04 août avec  Philisine Cave  et Malika, Fransoaz, Miss Leo

L'invitation à la vie conjugale - Angela Huth

Amour dans une vallée enchantée - Wang Anyi

+

Une auteure à redécouvrir - Hélène Bessette

Vous pouvez vous inscrire, si vous le souhaitez, sur des lectures communes...   

 

escritoras.com   literatura escrita por mujeres - un site en espagnol sur la littérature écrite par des femmes essentiellement hispanophones.


Le Réseau européen « New approaches to European Women's Writing (NEWW)  est organisé autour d'une base de données consacrée à la réception internationale des écrivaines avant 1900. Il réunit des chercheurs et chercheuses préparant un renouvellement de l'historiographie littéraire à partir d'une perspective transnationale et de genre, qui met l'accent sur la circulation des écrits féminins dans l'espace européen (Womenwriters). Des universitaires de tous les pays contribuent à ces recherches.


Ces recherches visent à montrer qu'au cours des trois derniers siècles,  des femmes ont participé à la circulation des idées par un travail d'écriture. "Leurs activités littéraires ont pu produire des perspectives inédites déplaçant les rôles masculins et féminins, ou au contraire confirmer des normes de genre existantes. "

 

Femmes du monde - parcours

Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 11:14

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Herta Muller raconte l’attente, les moments d’espoir et de désespoir du meunier  Windisch qui souhaite émigrer et quitter la Roumanie sous le régime de Nicolae Ceausescou. Le récit s’inscrit dans un cadre historique précis car en effet,  pour échapper à la sombre destinée que leur réserve Nicolae Ceausescu, Conducator sinistre du pays le plus pauvre d'Europe, presque tous ces Volksdeutschen ont demandé le rapatriement en RFA. Depuis quelques années, leur émigration fait l'objet d'un trafic de marchandise humaine que la RFA paie en devises : 8 000 deutsche Marks par tête, 12 000 visas par an . Toute la famille attend donc le passeport promis et fournit patiemment les pots de vin demandés par le policier du village sous forme de sacs de farine livrés ponctuellement par le meunier. La langue d’Herta Muller traduite par Nicole Bary est belle et poétique.  Dans ce village hors de la frénésie du monde moderne, on se déplace à pied, à vélo, en charrette, sur des routes peu sûres qui ne vont jamais jusqu’à leur destination car « elle s’arrête là où les herbes envahissent le village. Tout la bas au bout de la route un homme marche. Ligne noire dans les champs. La houle herbeuse le soulève au-dessus de la terre ».

Dans ce coin oublié, la nature dialogue avec l’homme sous fond de superstitions bien ancrées, d’histoires de pommes qui avalent leur pommier ou de chouette qui se perchent sur les toits pour y annoncer la maladie et la mort. Ce sont les hommes qui se plient à la nature, et « au-dessus du village, ce sont les toits qui se penchent dans le sens de l’eau ».  Sous fond de misogynie aussi, le meunier se demande à quoi servent les femmes, on paye une jeune tzigane pour qu’elle soulève sa jupe, une femme reçoit une gifle… Les femmes payent le passeport avec leur corps, condamnées à se prostituer avec la complicité de leur maris qui en retour, pour les remercier, leur crachent leur dégoût et leur haine.

L’homme est-il seulement un grand faisan sur terre, avant tout gibier avant d’être chasseur, ou les deux à la fois ? Un des personnages proteste : l’homme est supérieur aux bêtes …

Ce court roman d’une centaine de pages se lit d’une traite tant Herta Müller sait emporter le lecteur et le tenir en haleine.

 

 

Herta Müller est née en 1953 dans la province de Banat en Roumanie, au sein de la minorité allemande des Souabes. Entrée très tôt en conflit avec la politique autoritaire du régime de Nicolae Ceaucescu, l'écrivain doit attendre quatre ans avant que ne soit édité son premier roman, amputé par la censure. Persécutée par le régime, elle émigre en 1987 en Allemagne de l’Ouest, à Berlin où elle vit encore. Elle reçoit en 2009 le Prix Nobel de Littérature, récompensée pour avoir, « avec la densité de la poésie et la franchise de la prose, dépeint l’univers des déshérités ».

 C’est en puisant dans son histoire personnelle que Herta Müller a ressenti l’urgence d’écrire face à ce père « menteur » un ancien de l'unité SS pour les Allemands de l'étranger, qui n'a jamais  répondu à ses questions. Elle cherche depuis lors inlassablement à travers ses romans la vérité dérobée.

 

Lecture lue dans le cadre de deux challenges

 

Femmes du mondel ogo       Challenge voisins voisines

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 15:00

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L’extrordinaire histoire de Fatima Monsour

 

Joanne et Gerry Dryansky – Pocket n° 14 066 –2009 – éditions Héloïse d’Ormesson

 

 

          Fatima Monsour est une femme malchanceuse : son mari l’a répudiée pour une femme américaine et l’a laissée sans enfant. Le sort semble s’acharner contre elle. Sa sœur Rachida, intelligente et jolie n’aura pas plus de chance qu’elle. C’est d’ailleurs à cause d’elle que Fatima est obligée de venir à Paris. Pour survivre, elle travaille comme dame de compagnie et bonne à tout faire… Son sort n’est guère enviable mais une série de rencontres et son rayonnement personnel, sa chaleur humaine qui délie les langues et ouvre des cœurs va venir à bout des pronostics les plus funestes.

 

Dans ce roman léger dont la fin sera un magnifique happy-end hollywoodien, toute une galerie de personnages de doux dingues, de paumés, de petites gens et de rêveurs anime une histoire qui aurait pu n’être qu’ un gentil mélo à l’eau de rose. On se doute bien que ce genre d’histoire n’arrive jamais : la bergère devient très rarement princesse et le ramoneur reste un gentil ramoneur mais dans ce roman on se plaît à croire que le vent peut tourner et que tout est possible. Une sorte de revanche cotre le destin, les injustices sociales et la part de hasard et d’arbitraire qui préside aux destins individuels. On suit donc Fatima et ses péripéties avec plaisir. On sait aussi qu’on l’oubliera très vite mais qu’importe ..

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 20:15

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Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter, le père de Darina Al-Joundi est mort. Elle écrit une lettre ouverte à son père qu’elle confie bien plus tard à Mohamed Kacimi. Celui-ci l’engage à aller plus loin et Darina lui fait alors le récit de son enfance, de ses guerres, de ses drogues et de ses amours sans aucune censure. Ce récit deviendra un texte de théâtre qui sera joué au festival d’Avignon. S’ensuivra une tournée qui se prolongera jusqu’à Paris en juin 2010.

Puis le récit s’étoffera davantage jusqu’à devenir ce livre.

Le livre commence presque avec un avertissement donné par son père :

« Méfie-toi ma fille, tous les hommes de ce pays sont des monstres pour les femmes (… ) ils ouvrent leur braguette comme on arme une mitraillette, ils lâchent leur sexe sur les femmes, comme on lâche des pittbulls. »

            Ce père tant admiré et aimé sera son mentor, voulant éduquer ses filles dans la plus totale liberté, et les exposant malgré lui à bien des dangers. Car à ne rien vouloir interdire,  les filles, livrées à elles-mêmes, manquent de repères. Elles vivent dans un milieu d’intellectuels proches des palestiniens, et vont à l’école dans des écoles catholiques. Dans la famille, personne ne porte le voile, et la mère de Darina travaille à la radio. Darina travaillera à la télévision et deviendra comédienne.

            Tout ceci dans un Liban déchiré par la guerre, où Darina et sa famille côtoient la mort chaque jour. Celle-ci vivra en femme libre : liberté sexuelle, usage de drogues, d’alcool jusqu’au jour où elle se rendra compte que cette liberté est illusoire. Darina s’avoue enfin sa peur et fait le constat sans appel de sa propre vulnérabilité dans un pays qui veut revenir à la paix : « J’ai compris notre vulnérabilité de femmes, on a beau être une vedette, médecin, une célébrité, au moindre faux pas la femme redevient femme , bête de somme qu’on enchaîne comme on veut. ».

C’est alors qu’elle décide de partir à Paris.

 

Ce livre est d’abord une voix, une voix de femme.

 


 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume
Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 17:14

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Dans l'Amérique du XVIIe siècle, celle des premières plantations de tabac et de canne à sucre, une petite fille à la peau brune se tient serrée contre mère, une paire de chaussures trop grandes à la main.

Toutes les deux appartiennent à un planteur de tabac cynique et violent qui doit une forte somme à Jacob, un négociant anglo-néerlandais qui vient lui rendre visite afin de récupérer son dû.

Criblé de dettes et sans un sou, le planteur propose de lui céder la mère de la petite fille, mais celle-ci propose aussitôt en échange la petite fille de huit ans qui se tient accrochée si fortement à elle, alléguant le bébé qu'elle allaite encore et dont elle ne peut se séparer.

Jacob méprise le système de l'esclavage mais il accepte ...

 

Ce roman sublime, à plusieurs voix, polyphonique, au rythme parfois heurté au violent, comme un coeur qui s'affole, une montée d'adrénaline ou un afflux de sang a des accents souvent déchirants.

La langue est riche, proche de l'oralité pour mieux traduire la pensée de son personnage ou plus classique ensuite pour éclaircir le propos.

On se laisse prendre par cette écriture magnifique qui est un chant, un chant de douleur, d'amour et de désespoir parfois lancinant, où il est dit que la bienveillance d'un être ne remplacera jamais un système politique juste. Les raisons en sont qu'un être peut changer ou tout simplement disparaître.

Tout au long du roman, comme une basse continue, il y a le chant de la mère qui ne reverra jamais sa fille, chant que l'on n'entendra jamais mais que l'on devine. Une voix de berceuse et d'amour. Un don.

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume
Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 11:10

Piquier poche n° 235, 2004

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Magnifique livre sur la condition des femmes en Inde.

          Akhila, aînée d'une fratrie, se retrouve chef de famille, à la mort de son père, et doit subvenir aux besoins de sa famille. Elle met sa vie entre parenthèses afin d'assurer l'éducation de ses frères et soeurs. A quarante ans passés, elle décide de faire le point sur sa vie et part en train vers le sud de l'Inde.

          Dans un compartiment pour dames, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage. Chacune de ces femmes, à la faveur de ce voyage, va faire des confidences aux autres sur sa vie, sur les renoncements qu'elle a dû faire pour assumer le rôle qui lui est dévolu dan la société  ou la caste à laquelle elle appartient, de la révolte devant l'injustice de cette condition et du goût amer de la vengeance.

          La question la plus débattue est de savoir si une femme peut vivre, seule, sans la tutelle d'un homme, dans la société indienne.

          Certaines femmes obéissent à la tradition sans se poser de questions : "la femme n'est pas faite pour jouer un rôle d'homme; il n'y a pas d'égalité dans le mariage et la femme doit rester à la maison pour s'occuper de son mari et de son confort."

         D'ailleurs une fille, dans ce type de société, n'est qu'un tas "d'embêtements" car il faut lui constituer une dot, la rendre docile et bien élevée pour pouvoir la marier. A l'épouse, ensuite, d'attendre que son mari rentre à la maison, que les bébés naissent, qu'ils prononcent leurs premiers mots et fassent leurs premiers pas. Car être une femme, c'est toujours vivre par procuration.

         Certaines femmes indiennes rêvent devant la liberté supposée ou réelle des femmes occidentales, "à la démarche assurée", libres de vivre comme elles l'entendent, libérées de la tutelle des hommes.

         Mais comment adapter cette liberté en terre indienne, où le poids des castes et des traditions est un frein à l'émancipation?

         Le rôle de l'Etat est important à cet égard car il a pu, en Europe, aider à la libération des femmes en assurant une solidarité entre les sexes et les générations, solidarité qui reste anonyme en quelque sorte et permet d'échapper à la famille et à son carcan. La société indienne, gangrenée par la violence et la corruption, laisse l'individu particulièrement démuni, et particulièrement les femmes car la famille reste le lieu privilégié de toutes les solidarités.

Le livre d'Anita Nair dresse un tableau sans concession de la société indienne, avec une maîtrise parfaite de la narration. A lire absolument...

Merci à Myletine qui m'a offert ce livre dans le cadre d'un Swap.

Par Litterama - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 11:24

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Le poids des secrets de Aki Shimazaki est une pentalogie qui se décline comme suit :

 

Tome 1 : Tsubaki

Le parfum lourd et entêtant des camélias imprègne cette histoire comme la vie de Yukiko, survivante de la bombe atomique, qui confie dans une lettre laissée à sa fille après sa mort sa vie auprès de ses parents et le terrible secret dont son père a été le dépositaire. mentir, c'est voler la vérité à celui que l'on trompe. Le condamner à ployer sous le poids du secret...

 

Tome 2 : Hamaguri

Yukio et Yukiko scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l'intérieur d'une palourde. La mère de Yukio confisquera le coquillage et du même coup la mémoire de son fils, privé de l'identité que confère le souvenir de son histoire et de ses origines. Mariko, la mère de Yukio, ne livrera ce lourd secret qu'une fois parvenue au seuil de la mort.

 

Tome 3 : Tsubame

D'ailleurs qui est Mariko Kazanawa, la mère de Yukio? D'où vient-elle ? Lors du tremblement de terre de 1923, quel terrible secret va être enfoui avec le corps de sa mère ? Qui est Monsieur Tsubame? Mariko rêve de voler depuis tujours, et Tsubame est le nom japonais d'une hirondelle... Quel rôle joue cet homme dans sa vie ? Lui permettra-t-il de s'envoler ?

 

Tome 4 : Wasurenagusa

Sur sa route, Mariko croisera Kenji Tabakashi, qui a appris il y a peu de tmps, qu'il est stérile. Pour épouser Mariko, il refusera l'héritage de ses parents. Mais il y a d'autres héritages, un secret qui se transmet de génération en génération, de père en fils... Pour percer le mystère de ses origines, Kenji, part à la recherche de Sono, sa mystérieuse nourrice... Sa nouvelle identité sera le chemin vers une nouvelle vie...

 

Tome 5 : Hotaru

Dans ce tome les luciles sont l'animal symbolique... Mariko va raconter à sa petite fille Tsubaki l'histoire d'une luciole tombée dans l'eau sucrée.

Victime de sa naïveté et de son inexpérience, face à des hommes qui utilisent toutes les ruses de la séduction pour parvenir à leurs fins, Mariko, telle une luciole, est tombée dans le piège. Afin d'éviter à sa petite fille pareille mésaventure, Mariko lèvera le poids du secret.

 

Pour savoir où je vais, je dois savoir qui je suis. Pour savoir qui je suis, il faut que je sache d'où je viens. La quête des origines est la quête de l'identité. Tous les destins des personnages ont ceci de commun qu'une part de leur histoire, et donc de leur identité leur a été dérobée. Le secret gardé sur leur naissance ou leur filiation pèse sur leur vie et empêche son épanouissement.

Ce poids du secret se transmet, de mère en fille, de père en fils, voire de génération en génération, entraînant la répétition d'un même destin, soumettant les individus à la fatalité des mêmes échecs.

Cette part de vérité qui nous permet de décider en pleine connaissace de cause ce que sera notre vie sera l'objet d'une quête dans chacun des titres de la pentalogie. Le secret devra être révélé afin que chaque individu puisse enfin devenir maître de son destin.

 

J'ai beaucoup aimé cette pentalogie, l'écriture qui suggère plus qu'elle ne dit vraiment, la finesse des métaphores et la richesse des symboles. C'est aussi un témoignage sur l'histoire des relations entre les hommes et les femmes, leur difficulté, la rigidité des modèles sociaux... A lire vraiment...54059971 p

 

Par Litterama - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 11:42

 

 

 

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          Un homme rentre chez lui après des années d’absence due à la guerre, malade et épuisé. C’est alors qu’il découvre que sa femme s’est remariée à un riche propriétaire terrien dont elle a eu un fils. La pression de la communauté est telle que Miên, la jeune femme, décide retourner vivre auprès de lui… Au fil de récit, nous faisons connaissance avec les personnages, dont la vie se heurte sans cesse aux impératifs moraux d’une société rigide où chacun a sa place et qui laisse peu de place à la liberté individuelle. Entre morale collective et morale individuelle, l’individu, pris en tenailles a bien du mal à vivre sa vie, à réaliser ses aspirations profondes.

 

Mon avis : Roman fleuve, Terre des oublis est une vaste fresque que brosse Duong Thu Huong du Vietnam d’après-guerre. Elle orchestre de manière magistrale les trois destins de ses personnages tout en bâtissant un roman sentimental, puisque l’histoire d’amour et de désamour qui lie les trois personnages est le pivot de cette histoire. La condition des femmes vietnamiennes est parfaitement retracée. Quelques longueurs cependant dans ce roman de 700 pages.

 

« Et de fait, son cœur passionné lui a indiqué la bonne voie. La jalousie et la rancœur, comme un instinct, imprègnent en permanence l’esprit des paysans. La médiocrité et la bassesse recèlent une force supérieure à celle des gens d’honneur car elles ne connaissent ni loi, ni règle, ne dédaignent aucun mensonge, aucune fourberie. De tout temps, quiconque vit dans les villages et les communes doit obéir sans discuter à la volonté silencieuse des masses s’il ne veut pas être isolé, attaqué de tous les côtés. Les femmes qui osaient s’opposer aux masses ont toujours dû quitter le village pour vivre d’expédients ou se prostituent dans les villes. Même après être parties, quand elles reviennent, elles subissent des pressions impitoyables que le temps n’adoucit jamais. »

 

Dans la blogosphère :

Nuages et vent     Rêves de lecture    Le blog de Roxane Dévorelivre    Estampille

Littexpress  Papoustory  Mirianne a lu  Lectrices.fr    La cantoche littéraire

challenge

 

Par Litterama - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 16:32

Comme l’explique Kim Thuy, Ru signifie en français petit ruisseau et en vietnamien berceuse, chanson.

Ce livre est une série de fragments, de pensées, de souvenirs de Kim Thuy qui raconte son déracinement du Viêt-Nam à 10 ans et son arrivée au Canada. Elle a partagé le destin des boat-people et le déchirement de l’immigration forcée, sa famille, le déclassement social et la pauvreté.

Kim Thuy dit qu'il s'agit pour elle d'une sorte de conversation où une idée en entraînerait une autre dans un apparent désordre. Une conversation avec le lecteur.

Elle procède par petites touches et ce n’est qu’à la fin du livre qu’on a une vision d’ensemble : le départ en bateau, les camps de réfugiés, l’arrivée au Canada, la lutte pour la survie mais aussi l’amour.

Ces incessants va-et-vient entre le passé et le présent, ont le mouvement d’un métier à tisser qui rassemble les fils d’une histoire et en rend visible le motif sur la trame. C’est le texte qui prend les événements dans l’unité de la narration, les organise en un tout cohérent et leur donne du sens.

C’est pourquoi le livre de Kim Thuy n’est pas vraiment une biographie, mais la recherche d’un sens, d’une direction à impulser.

Elle dit dans une interview qu’occupée par la survie, elle n’a pas eu le temps d’apprendre à vivre. Il semblerait que ce soit la deuxième partie du récit à venir.

 

challengeJ’ai découvert ce livre grâce à Nina - Littérature au féminin

 

Interview de Kim Thuy sur Evene

Critique du Magazine Littéraire

Critique de Télérama

 

A propos de livres                             Seren Dipity

Ex-libris                                           Luocine

Delire des livres                             Papoustory

Le blog de Gazou                            Miss Orchidée

Le grenier de Choco                       Panorama de lectures

Chez Mathilde                                  Maufil

 

 

Un tête à tête luminescent avec Kim Thuy from CoteBlogue on Vimeo.

"Elle avait le dos courbé, tellement courbé qu'elle était obligée de descendre les marches à reculons pour ne pas perdre l'équilibre et débouler la tête la première. Combien de grains de riz avait-elle plantés? Combien de temps avait-elle gardé ses pieds dans la boue? Combien de soleils avait-elle vus se coucher sur sa rizière? Combien de rêves avait-elle écartés pour se retrouver pliée en deux, trente ans, quarante ans plus tard?"

 "On oublie souvent l’existence de toutes ces femmes qui ont porté le Vietnam sur leur dos pendant que leur mari et leurs fils portaient les armes sur  le leur. On les oublie parce que sous leur chapeau conique, elles ne  regardaient pas le ciel. Elles attendaient seulement que le soleil tombe sur elles pour pouvoir s’évanouir plutôt que s’endormir. Si elles avaient pris le temps de laisser le sommeil venir à elles, elles se seraient imaginé leurs fils réduits en mille morceaux ou le corps de leur mari flottant sur une rivière telle une épave. Les esclaves d’Amérique savaient chanter leur peine dans les champs de coton. Ces femmes, elles, laissaient leur tristesse grandir dans les chambres de leur cœur. Elles s’alourdissaient tellement de toutes ces douleurs qu’elles ne pouvaient plus redresser leur échine arquée, ployée sous le poids de leur tristesse"

 

 

 

Par Litterama - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 09:04
  Interview autour d'itinéraire d'enfance

Duong Thu Huong Itinéraires d’enfances

Le livre de poche 31 204 - Sabine Wespieser éditeur, 2007, Publié par Kim Dông Hanoi, 1985

 

 

Note de l’éditeur :

Fin des années 1950 au Viêtnam, Bê a 12 ans, sa vie s’organise entre ses professeurs, sa mère, ses amis. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Pour avoir pris la défense d’une camarade de classe abusée par un professeur, elle se voit brutalement exclue de l’école. Révoltée, elle s’enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livres à elles-mêmes, sans un sou en poche, finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d’avoir tué le cochon et participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune.

C’est un roman d’apprentissage, qui dépeint dans un festival de sons, d’odeurs, de couleurs et de paysages, la réalité du Vietnam après la guerre d’Indochine.

 

 

Une femme magnifique : Duong Thu Huong

Elle est née en 1947 au Vietnam. En 1977, elle devient scénariste pour le cinéma et, à partir de 1980,elle commence à dénoncer la censure et la lâcheté des intellectuels. Elle se fait également l’avocate des droits de l’homme et des réformes démocratiques. Au tournant des années 1990, la politique du « renouveau » marquant le pas, elle devient de plus en plus populaire dans l’opinion publique mais de moins en moins bien acceptée par le pouvoir. Les choses se gâtent : Duong Thu Huong est exclue du parti en 1990, avant d’être arrêtée et emprisonnée sans procès le 14 avril 1991. Son arrestation provoquant un large mouvement de protestation en France et aux Etats-Unis, elle est libérée en novembre 1991. Elle a vécu à Hanoi en résidence surveillée jusqu’à son arrivée à Paris fin janvier 2006. Son ouvrage « Terre des oublis » a obtenu le Grand Prix des lectrices de Elle en mai 2007. Le Zénith vient d’être publié en France chez sabine Wespieser.

 

« Ce jour-là, plusieurs classes , dont la nôtre, creusent des canaux d’irrigation dans les rizières d’une coopérative jumelée avec notre école. Il fait une chaleur torride. En plein milieu de l’après-midi, la pluie s’abat soudain à verse , nous douchant de la tête aux pieds. Les garçons crient, sautent dans le ruisseau. Les petits, dont moi, ouvrons grand la bouche pour goûter la pluie, courons partout, nous éclaboussons, hurlons. Les grandes sont en revanche très gênées. Elles s’agglutinent et essayent de cacher avec leur chapeau conique  leurs vêtements ruisselants qui moulent leur corps. Bôi est la plus grande. Elle a un beau corps de femme. Son corsage mouillé la fait ressembler à un nu d’un des tableaux de la renaissance que nous a montrés notre professeur de dessin. Elle se tortille de honte, car les élèves des autres classes sont là tout autour. Parmi eux, il y a nombre de garçons qui la poursuivent de leurs assuidités. Et puis le professeur de gymnastique est présent dans le groupe des enseignants. Il a les yeux rivés sur le corps mouillé et ondoyant de la jeune fille. Les garçons ont repéré le regard concupiscent du professeur. »

 

C’est un beau livre, un témoignage pour nous occidentaux. Mais la trame narrative s’organise autour d’une injustice commise sur la personne d’une jeune fille, Bôi, abusée par son professeur. En cela, ce livre est malheureusement universel ; il dénonce une fois de plus la violence faite aux femmes, le danger que représente leur corps et les attributs de leur féminité en excitant la convoitise et la violence des hommes. C’est pourquoi ces jeunes filles se cachent , par pudeur bien sûr, mais parce qu’elles savent intimement que leur féminité  peut être une menace ; c’est là que réside le plus grand scandale. L’autre est que celui qui dénonce de tels crimes soit à son tour victime de la réprobation générale. Car il ne faut rien dire. C’est pourquoi l’héroïne va entamer ce périple jusqu’au nord du pays pour rejoindre son père. Car si Duong Thu Huong dénonce les violences faites aux femmes dans son pays, elle montre la profondeur des relations entre la fille et son père cantonné près de la frontière nord ; l’importance de cette relation pour les filles, qui vont pouvoir s’affirmer et grandir en confiance grâce au regard de leur père. Elles vont pouvoir ainsi apprivoiser le masculin chez les hommes qui les entourent mas aussi en elles. Mais dans cette galerie de personnages, c’est malheureusement le cas le plus rare, les filles ayant fort à faire pour gagner un peu d’indépendance.

Interview générale
Par Litterama - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume

Mai 2012 romancières palestiniennes et israéliennes

      Mai 2012

Littérama - l'histoire littéraire des femmes

Les romancières israeliennes et palestiniennes


Le 15 mai 1948 avait lieu la création d'Israel , considérée comme la nakba (la catastrophe) par les Palestiniens

Rencontres entre 

Alona Kimhi - Suzanne la pleureuse (Israël) / Susan  AbulhawaLes matins de Jenine (Pocket) (Palestine)

Chochana Boukholza - Le troisième jour - Folio GallimardRula Jebreal - La promise d'Assouan  Albal éditions (Palestine)

Shifra Horn - Ode à la joie Fayard (Israel)   / Sahar Khalifa - Un printemps chaud - seuil (Palestine)

 

 

 

 

Déposez vos liens ou vos propositions de bibliographie ici !

 

Femmes du mondel ogo

  

Nouveau challenge afin de faire connaître les femmes écrivains du monde entier et leur condition (ouvrages publiés entre 1970 et aujourd'hui). De l'Iran à L'Italie du sud en passant par l'Afrique et l'Océanie, sur chaque continent, des femmes témoignent. A vous de relayer leur voix. Nous constituerons tous ensemble une sorte de bibliothèque mondiale !

 

Pour participer, inscrivez-vous puis envoyez vos textes par le formulaire Contact de ce blog, ils seont publiés dans sur le blog Femmes Ecrivains du monde :

 

Le blog créé pour ce challenge 

 

Dépôt des candidatures et des billets ici !

Présentation

Mémorial Femmes de lettres

Femmes Mémorial

classées chronologiquement et par ordre alphabétique

Aimés, adorés, dévorés, parcourus, piétinés, déchirés...

 En tête

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Abulhawa (Susan) - Les matins de Jenine

 Adam (Olivier)  Passer l'hiver

Adiga (Aravind) - Le tigre blanc

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena)  Battement d'elles   Mal de pierres   Mon voisin - Quand le requin dort

La comtesse de Ricotta

 

Aubenas (Forence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique   La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane)  Emma   Mansfield Park  Northanger Abbey   Orgueil et préjugés   Persuasion)   Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdόttir (Kristin Maria) - Chaos sur la toile

Barbery(Muriel)  L'élégance du hérisson

Bauerdick (Rolf) - Le jour où la vierge a marché sur la lune

Bharti (Kumari)-Mon école sous le manguier

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François)  Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

 

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert) La chute  La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude)  La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cauwelaert (Van) Didier-  Les témoins de la mariée

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Choël(Raphaëlle) et Rovéro-Carrez (Julie) - Dans l'intimité des femmes japonaises

Chandra (Vikram)  Le seigneur de Bombay

Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette - Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Coe (Joe) - La femme de hasard - La maison du sommeil

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barabara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

 

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Chi Li - Trouée dans les nuages

Claudel (Philippe)  Au revoir, Monsieur Friant  J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                 Le café de l’Excelsior - Le rapport de Brodeck  Les âmes grises  –Meuse l’oubli

Coe (Jonathan)  La pluie avant qu'elle tombe - La femme de hasard - La maison du sommeil  - Testament à l'anglaise

 

Cunningham (Mickaël) Les heures

Cusk (Rachel) - Arlington Park

 

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kétévane)- La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé

Devi (Ananda) - Le sari vert

 

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite)  L’amant.  L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique-Le vice-consul.

.E

Esquivel (Laura)  Chocolat amer

F

Ferney (Alice) – Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse   L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos (David) La délicatesse

 

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fox (Paula) - Pauvre Georges

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes  -  Dans l'or du temps

Gavalda (Anna) – Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) – Eldorado  – Sous le soleil des Scorta- Dans la nuit Mozambique - La porte des enfers

Genlis (Mme de) - La femme auteur

Germain (Sylvie)  Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits  Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -

Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

Guenassia (Jean-Michel) - Les incorrigibles optimistes

 

H

Hagena (Katharina) - Le goût des pépins de pomme

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne)  Chocolat

Herbjørg Wassmo La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu) Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)  Auprès de moi toujours   Les vestiges du jour  Nocturnes

Itoyama (Akiko)- Le Jour de la Gratitude au Travail 

J

Jorge (Lidia) - La nuit des femmes qui chantent

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces - Les trois lumières

Keegan (Claire)-Antarctique--

 

Kimhi (Alona) - Suzanne la pleureuse

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)– Alouette –1991

Krauss (Nicole)La grande maison

 

Kristeva (Julia) - Colette, un génie féminin

L

Larsson (Stieg)  Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lecomte de Nouy (Hermine) - - Amitié amoureuse

 

Lévine(James.A)  Le cahier bleu

M

McCann (Colum) Et que le vaste monde poursuive sa course folle

MacDonald (Ann-Mary) Le vol du corbeau  

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï)  La musique d’une vie   La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD)  

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

 

Miyabe (Miyuki)  La librairie Tanabe  

Montero (Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni)  Beloved - Un don -

Minoui (Delphine) Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

Munro(Alice) - Fugitives

Murakami (Haruki) -Le passage de la nuit

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

 

Nakamura (Eriko) - Les tribulations d'une japonaise à Paris

NDiaye (Marie) - Trois femmes puissantes

Nothomb(Amélie)  Cosmétique de l’ennemi   La métaphysique des tubes   Les catilinairesl   Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) – Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur- La marche de Mina

O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Olafsdóttir (Audur Ava) Rosa Candida

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

Percin (Anne) - Le premier été

Pancol(Katherine)  Et monter lentement dans un immense amour   J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Provost (Martin) - Bifteck

Q

R

 Raoul (Fanny) -  Opinion d'une femme sur les femmes

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

Riccoboni (Mme de) - Histoire de M. le marquis de Cressy

Ridgway(Keith) Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip) Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos) – L’ombre du vent

S

Saadawi (Nawal el) - ferdaous, une voix en enfer

Saabye Christensen (Lars) –Le Demi-frère

Sarraute (Nathalie) -Les fruits d'or

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

 

Sauvageot (Marcelle) - Laissez-moi

Schlink (Bernard) - Le liseur

Shaffer (Mary Ann) & Barrows (Annie) - Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Shalev (Zeruya) - Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Sôseki ((Natsume) - Petits contes de printemps

Stockett(Kathryn) - La couleur des sentiments

Suárez (karla) - Tropique des silences

Strasser (Todd) – La vague – Etats-Unis

Strout (Elizabeth) - Olive Kitteridge

T

Tawada (Yoko) - L'oeil nu

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William) – En lisant Tourgueniev

Tunström (Göran) - L'oratorio de Noël

U

 

Undset(Sigrid) - Printemps

 

V

Vargas Llosa (Mario) - La tante Julia et le scribouillard

Varifa ( Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)  No et moi - Les jolis garçons - Les heures souterraines

 

 

W

 

Wataya (Risa) - Appel du pied

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia) –La promenade au phare - -- Une chambre à soiSuis-je snob ? - Mrs Dalloway

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yamata (Kikou) - La dame de beauté

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

Zusak ( Markus) - La voleuse de livres

 

 


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