L'histoire littéraire des femmes


Juin 2012 

Le printemps arabe de la littérature

Hommage à Andrée Chedid/   Nawal El Saadawi 

Lectures autour de romancières tunisiennes, égyptiennes et syriennes

 

Histoires-minuscules-des-revolutions-arabes.jpg

Juillet 2012 

 

Autour d'Hypathie d'Alexandrie (Film Agora)

Les femmes philosophes - l'Antiquité

Hypathie d'Alexandrie  par Maria Dzielska Editions Des Femmes

Histoire des femmes philosophes de Gilles Ménage, éditions Arléa

+

Vacances en Angleterre - Romancières britanniques


 

Août 2012 

 

Amour et désamour

Le premier amour - Veronique Olmi

Des corps en silence - Valentine Goby LC pour le 04 août avec  Philisine Cave  et Malika, Fransoaz, Miss Leo

L'invitation à la vie conjugale - Angela Huth

Amour dans une vallée enchantée - Wang Anyi

+

Une auteure à redécouvrir - Hélène Bessette

Vous pouvez vous inscrire, si vous le souhaitez, sur des lectures communes...   

 

escritoras.com   literatura escrita por mujeres - un site en espagnol sur la littérature écrite par des femmes essentiellement hispanophones.


Le Réseau européen « New approaches to European Women's Writing (NEWW)  est organisé autour d'une base de données consacrée à la réception internationale des écrivaines avant 1900. Il réunit des chercheurs et chercheuses préparant un renouvellement de l'historiographie littéraire à partir d'une perspective transnationale et de genre, qui met l'accent sur la circulation des écrits féminins dans l'espace européen (Womenwriters). Des universitaires de tous les pays contribuent à ces recherches.


Ces recherches visent à montrer qu'au cours des trois derniers siècles,  des femmes ont participé à la circulation des idées par un travail d'écriture. "Leurs activités littéraires ont pu produire des perspectives inédites déplaçant les rôles masculins et féminins, ou au contraire confirmer des normes de genre existantes. "

 

Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 18:44

 

 2442822570_21eb2feab5.jpg

 

 

Que peut vouloir dire s’engager aujourd’hui alors que certains intellectuels clament la fin des idéologies, observent la dislocation des structures traditionnelles de la famille et du couple et mettent en garde contre la désaffection à l’égard des syndicats et des partis politiques, lieux salutaires d’un nécessaire contre-pouvoir et gage de notre démocratie ?

Ne s’engage-t-on plus aujourd’hui ou s’engage-t-on autrement ?

 

Dans l’engagement moral, physique, social, il semble y avoir la notion de commencement. Engager une action, ou s’engager, serait d’abord poser un acte qui viserait à nous faire exister en tant qu’être libre capable de se déterminer en vue d’une fin, engagé dans un projet qui nécessite des choix. Choix inévitablement sous-tendu par certaines valeurs, choix raisonné et conscient, pourrait-on penser, à moins que l’inconscient et ses ruses, l’hérédité ou les normes sociales ne pèsent tout autant et que l’engagement ne soit plus qu’une illusion dont l’Homme a besoin pour se croire libre…

 

Il est curieux et significatif à la fois que ce mot soit utilisé lors de l’accouchement puisque c’est la première phase de l’expulsion du fœtus hors du premier bassin de la mère. S’engager, serait-ce d’abord sortir de soi pour naître à soi et à l’autre ?

Une autre acception du mot fait état de la notion de promesse. Mais je peux promettre et ne pas tenir. Je peux tromper et trahir…Une promesse peut tenir en quelques mots. Elle est parole… Nos paroles sont-elles des actes ? En quoi nous engagent-elles ?

         La promesse d’établir un lien durable avec l’Autre, devient relation contractuelle où les deux parties s’engagent mutuellement par la médiation de l’écrit, surtout dans nos sociétés occidentales. Les paroles s’envolent et les écrits restent et attestent mais ne sont pas pour autant gage de sincérité. Il y a des monomaniaques de l’engagement, aussi prompts à faire qu’à défaire…

 

 

Je mets en lien un article très intéressant  à consulter :

La chance d'avoir des parents révolutionnaires par la Nymphette.

Par La Librivore - Publié dans : Discussions à visée philosophique - Communauté : Le Monde de la Philosophie
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 19:48

 

 

3885737960_8e624f2fff.jpgElizabeth Badinter – Le conflit, la femme et la mère

 

 

            « On ne naît pas femme, on le devient », cette célèbre formule de Simone de Beauvoir a résumé à elle-seule l’approche culturaliste de la condition féminine. L’identité féminine ne vient pas d’une essence, d’une nature féminine qui existerait de toute éternité mais elle est constituée par une société patriarcale qui impose ses normes et son pouvoir. Il s’agit de contrôler la procréation et la filiation. C’est pourquoi la vertu féminine est l’objet d’une surveillance constante, (duègnes, gouvernantes, etc) afin de limiter les relations sexuelles hors du mariage.

Cette approche critique a alimenté nombre des revendications féministes. Ce modèle reposait sur la complémentarité des sexes et non sur la ressemblance et l’égalité, introduisant une stricte différenciation des rôles et des destins : la femme admirable, la mère, devait se sacrifier à ses enfants car elle était la plus à même de le faire.

Ce modèle battu en brèche dans les années 60, 70par les féministes, revient aujourd’hui en force à travers des discours pseudo-médicaux des partisans de la leche league et autres qui prônent l’allaitement et préconisent le retour des femmes au foyer pendant au moins les premières années de la vie de l’enfant. Tout ceci, bien sûr, dans l’intérêt et le bien-être de l’enfant.

Le levier sur lequel appuie ces militants, est le sentiments de culpabilité des mères, qui subissent la pression sociale et idéologique de ce que devrait être la bonne mère. Les femmes qui ont d’autres désirs, ou qui se sentent incapables d’assumer ce modèle, peuvent se sentir déchirées par des exigences contradictoires et vivent un profond malaise.

Les tenants de ces nouvelles normes qui voient insidieusement le jour, affirment que l’allaitement par le biberon, la garde précoce des enfants par un tiers mercenaire (nourrice, crèche) sont nuisibles au bon développement de l’enfant. Des études sont publiées qui vont dans ce sens afin de donner une crédibilité accrue aux arguments qui sont avancés.

Il s’agit, en effet, de créer un consensus social et une obligation morale, par le fait, qui ne peut qu’aboutir  à la mise à l’index de toutes celles qui dérogeraient à ce modèle.

La diversité des aspirations féminines n’est plus prise en compte. Il y a une voie et une seule.

Les politiques visant à aider les femmes à concilier leur rôle de mère et leurs aspirations professionnelles ou leur désir profond, sont, dans certains pays pratiquement inexistantes (voir l’Allemagne et le Japon). Cet état de fait contribue à renforcer la voie du tout ou rien : soit je me conforme à la norme ambiante, soit je ne fais pas d’enfant au risque de créer un conflit intérieur où s’opposent des désirs contradictoires et le sentiment d’être dans une impasse.

Elizabeth Badinter explique de cette manière la baisse du taux de natalité dans ces pays. La France, parce qu’elle a su développer des politiques favorables au femmes, création de crèches et de l’école maternelle, mais aussi politiques familiales pour celles qui souhaitent rester à la maison les deux premières années, ont permis jusqu’à présent de concilier les différentes aspirations des femmes en n’imposant pas un seul modèle. Or, ce fragile équilibre n’est-il pas à nouveau menacé ?

 

Par La Librivore - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 15:33

4140409403_0c34d4c028.jpgLa notion de «  hasard » est difficile à cerner car elle varie selon

les approches philosophiques et la perspective que l’on adopte : mathématique ou physique dans le domaine des sciences ou éthique et religieuse dans le domaine de l’action que peut avoir l’homme sur sa propre vie.

 

Le mot « hasard » vient de l’arabe az-zahr, qui signifie jeu de dés.

 

 

         Si pour le scientifique, tout phénomène doit être « prévisible » en physique, on parlera de hasard pour désigner un fait qui échappe à tout pouvoir humain de le déterminer à l’avance, un fait imprévisible, ce qui ne veut pas dire forcément un fait sans cause, un fait qui aurait tout le loisir d’être ou de ne pas être, un fait contingent. En fait les causes qui le déterminent seraient trop nombreuses ou trop complexes eu égard à nos possibilités pratiques d’information et de prévision.

 

         Si je jetais la pièce de monnaie dix mille fois , je constaterais que le côté face sort à peu près  5 000 fois et pile 5 000 fois également. C’est ce qu’on appelle la loi des grands nombres, le calcul des probabilités  Le hasard pourrait bien ne montrer que mon ignorance. En microphysique, Heisenberg a montré qu’on ne peut préciser simultanément la position d’un corpuscule et sa vitesse. Le microphysicien est incapable de déterminer la trajectoire des corpuscules individuels. L’observation modifie le comportement de l’électron. Cependant là encore, si cela n’est pas déterminable dans l’état actuel de la science, cela ne veut pas dire que cela soit indéterminé en soi.

 

Mais qu’en serait-il de la liberté humaine si tout était déterminé à l’avance et explicable par les lois de la nature ? S’il n’y a plus de hasard que reste-t-il à l’homme ? D’où nous vient cette habitude de penser que tout ce qui advient est nécessaire ? Tout est-il organisé rigoureusement dans un but prémédité ? Ou est-ce seulement nous qui après-coup transformons en nécessités ce qui n’est peut-être dû qu’au hasard ? Etait-il dit que je naîtrais tel jour, ou est-ce seulement le fait accompli qui me fait prendre l’œuvre du hasard pour une nécessité ?

 

L’Homme d’ailleurs invoque souvent le hasard non pour rejeter le déterminisme mais la finalité. J’envisage ou non la possibilité d’une intention naturelle ou divine comme si la tuile qui tombe du toit sur le passant avait été combinée intentionnellement pour le faire mourir ou le blesser. Admettre le hasard serait refuser la réalité d’une intention, d’une finalité. La mentalité primitive ignore le hasard parce qu’elle projette partout des intentions, un esprit malin. Je projette alors mon espoir ou mon angoisse. L’Homme n’est-il pas créateur pour une part de sa propre destinée ?

Les nécessités que nous invoquons souvent ne sont-elles pas seulement historiques, psychologiques ou sociales donc transitoires et non nécessaires ? (Marx, Freud)L’idée de destin est-elle seulement un nom donné au hasard, entérinant ainsi la marche des choses ou rationalisant arbitrairement l’ordre ou le désordre du monde (Nietzsche) ?

Jacques Monod n’a-t-il pas montré par le principe d’invariance que l’homme lui-même est un produit lointain « du hasard et de la nécessité », car même très complexes, les formes programmées ne seraient que des accidents retransmis par le code génétique et confirmés par la sélection naturelle ?

Et la nécessité, opposée au hasard, ne serait-elle qu’une « conduite d’excuse » pour ne pas prendre en charge ce qui revient à l’ Homme de fait, la conduite de sa propre vie?

 

    

Par La Librivore - Publié dans : Discussions à visée philosophique
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 23:41

4457528587_492bf3ec0e.jpgLa vie d’un homme inconnu d’ Andréï Makine, les éditions du Seuil, janvier 2009

 

 

Le narrateur, ancien dissident russe, vit en France depuis plusieurs années. A la suite d’une déception amoureuse, il décide de retourner à Saint-Pétersbourg afin de retrouver son amour de jeune homme.

Ce retour aux sources, dans le pays natal, ne va pas du tout se dérouler tel qu’il l’avait imaginé. Il va retrouver une Russie bien différente, en proie à la corruption, au modernisme occidental et au cynisme des faiseurs d’argent.

         D’une certaine façon, il va rencontrer l’amour, mais sur fond de guerre, surgi d’un passé qu’il n’a pas connu. L’auteur orchestre une savante mise en abyme d’une histoire dans une histoire, dans le fil de destins croisés dans la Russie d'hier et d'aujourd'hui. L’Histoire et le romanesque s’entremêlent pour former un seul récit.

         Cet amour dévoile l’Autre qui devient pour celui qui l’a vécu et pour le narrateur lui-même, « cet être étonnant qui dépasse infiniment ce qu’il a vécu et ce qu’il vit, et ce qu’on voit de lui, et ce que le monde fait de lui. ». Pour ce faire, le récit progresse par d’incessants retours en arrière-qui rappelleraient le va-et-vient d’un métier à tisser – et qui permettent d’éclairer le présent. Il distille une sorte de nostalgie. La nostalgie d’une certaine Russie ou plutôt de l’URSS, la nostalgie des amours perdus. Le narrateur est un poète qui fustige la modernité, qui, incapable d’aller vers l’avant doit se tourner vers le passé, et qui ne peut vivre l’amour que par une étrange procuration.

         Ce livre est aussi un livre sur l’absurde qui gouverne les régimes totalitaires dans la Russie des camps et de Staline. Décisions arbitraires, paranoïa du régime  qui voit des ennemis partout, enfin tout ce qu’on connaît déjà.

         Dans ce roman, il y a aussi de la musique, et du chant, un chant qui monte de la terre, les protagonistes sont des chanteurs jusque sur le champ de bataille…

 

Ce récit a fini par me captiver même si le début est un peu poussif .

 

Défi de Pimpi

Par La Librivore - Publié dans : Les hommes écrivent, les femmes les lisent
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 22:37

 

DSCN0877
  Nous avons vu un magnifique spectacle ce soir en compagnie des poètes Jacques Darras, Yvon Le Men, Serge Pey, Gwenaëlle Stubbe, le comédien denis Lavant et les slammeurs Rouda, Neobled et Lyor.

VIDEO - Performance de Serge Pey

Chambres d'écho de Yvon Le Men lu par Denis Podalydès

Gwenaëlle Stubbe
Jacques Darras et quelques autres

Rouda, Neobled et Lyor à La Boule noire

Par La Librivore - Publié dans : Poésie-Slam
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 11:01

3237447352_6de360aa99.jpgCulpabilité ou responsabilité ?

 

Pour Socrate, nul n’est méchant volontairement. L’Homme ne fait le mal que par  ignorance du bien. Il peut se tromper en prenant un bien apparent pour un bien réel. Le drame de l’homme est son impuissance à connaître le bien. Seule, la philosophie peut l’arracher à son ignorance initiale. Le mal n’étant pas un choix, l’homme échappe à la responsabilité morale. Je ne suis pas coupable, je ne l’ai pas fait exprès. Il peut être coupable au regard de la loi mais il n’est pas responsable. On peut retrouver ce type d’arguments dans les sciences humaines. D’une certaine manière, j’ai toujours des excuses car je suis déterminé par mon enfance, mon milieu social etc…  Je ne suis pas libre de choisir car je suis pris dans un faisceau de causes et de conséquences que je ne maîtrise pas et dont je n’ai parfois même pas conscience. (Spinoza : si l’homme a succombé c’est qu‘il n’était pas libre de vouloir ou de ne pas vouloir le mal.)

 Il n’est pas certain qu’il soit du pouvoir de l’alcoolique d’arrêter de boire.

Pour Sartre, chacun est entièrement responsable de ses valeurs et de lui-même, il fait l’Homme en se faisant. Il se fait en choisissant sa morale et se définit non pas par ce qu’il est (déterminisme) mais par ce qu’il n’est pas (sa liberté). On peut choisir sa vie parce qu’il y a des valeurs qui valent mieux que d’autres. Et chacun, par son exemple, participe à l’élaboration des valeurs communes à l’humanité.

Si la culpabilité peut se révéler paralysante et infantilisante, la responsabilité peut nous remettre en position de sujet conscient et libre en assumant les contradictions inhérentes à notre situation dans le monde.

Max Weber propose une « éthique de la responsabilité » qui suppose que le sujet de l’action se tienne pour comptable de ce qu’il a fait même s’il ne l’a pas directement voulu. L’existence est tragique car il y a toujours un décalage entre nos projets et les conséquences de notre action. Echapper à la logique du tout ou rien, adopter une attitude médiane, l’Homme, ni ange, ni bête... et rendre l’Homme pour ce qu’il est.Déterminé et  libre tout à la fois, responsable en tout cas.

 

 

 

Dans son aspect le plus positif, la culpabilité intervient comme un régulateur de la vie sociale. Je ne suis pas libre de suivre mes pulsions ou mes désirs s’ils mettent en péril l’équilibre social ( Levy Strauss)ou l’intégrité de la personne ( je ne dois pas tuer etc.). Dans ce sens la culpabilité limite nos pulsions destructrices.

°          Il traduit mon appartenance à une société donnée avec son code de valeurs. La morale et le droit, à cet égard, contraignent les hommes à accorder les intérêts particuliers avec l’intérêt général. . Elle permet la coexistence pacifique entre les hommes en poliçant les passions  et en conciliant les contradictions. Il me permet de me construire par les limites et les interdits qu’il m’impose.

 

Au niveau social, la culpabilité et la souffrance qui l’accompagne nous oblige à regarder nos actes et à les juger. Elle permet de pouvoir réparer le mal qu’on a fait ou par la punition, me « racheter » en «payant le « prix » Elle m’oblige à considérer les conséquences de mes actions.

Pour Paul Ricoeur, la culpabilité permet de  me poser la question « de quoi suis-je vraiment responsable ? » car je ne peux endosser tous les affres et les malheurs du monde (culpabilité morbide). Cette prise de conscience permet de ne pas tolérer l’intolérable. Culpabiliser c’est assumer.

Nietzsche a montré cependant que l’on peut créer en l’homme le sentiment de culpabilité, l’y maintenir pour le manipuler en jouant sur sa mauvaise conscience. La morale judéo-chrétienne a créé un être plein de ressentiment, qui n’aime pas la vie, un être incapable d’assumer ses désirs, dans une vie libérée du corps. La psychanalyse souligne également le caractère morbide du sentiment de culpabilité. Il peut être paralysant. Pour certains sujets, tout ce qui ressemble à du plaisir ou à la réalisation d’un désir est entaché de culpabilité. Ils stagnent dans des situations qui ne les satisfont pas mais ils n’osent pas bouger.
La culpabilité nous fait trouver d’excellentes raisons de ne pas agir.
On  s’auto-punit. Aussi, pour comprendre ce qui nous pousse à agir comme ce qui nous paralyse parfois, il est intéressant d'examiner en soi son sentiment de culpabilité et comment il résonne avec des événements de la vie personnelle pour pouvoir se libérer de cette mauvaise culpabilité et assumer pleinement ce qui est de l'ordre de la responsabilité.


 

 

Par La Librivore - Publié dans : Discussions à visée philosophique - Communauté : Le Monde de la Philosophie
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 00:19
2268774714_c5033af6c7.jpg

     Une force obscure pousse les corps les uns contre les autres, creuse le désir et fait chanter la chair car "le sang et la chair ont une éternité derrière et devant eux."

     Le livre d' Alice ferney, à travers une chronique familiale, rythmée par les décès et les naissances dans un cycle vital, explore la condition des femmes au début du XXe siècle dans le milieu de la bourgeoisie.
     Le destin des femmes est d'être mère, de "s'occuper de la maison, des repas, des invitations, de l'enfant à venir, de son époux et de ses amies". Les couples ne font pas l'amour mais des enfants. Le conservatisme religieux pèse sur le destin des femmes de la bourgeoisie qui à l'instar de Mathilde, un des personnages principaux, enchaîne une grossesse après l'autre. Dieu commande et la chair obéit, il donne et il retire.
Mathilde, épuisée par ses grossesses successives en mourra. Le mari sera complice de cette mort, car il sera resté sourd aux avertissements du médecin qui lui recommandait d'épargner une nouvelle grossesse à sa femme.
     Pourtant le mariage d'Henri et de Mathilde est un mariage d'amour mais dans lequel aucun des deux époux ne remet en question le poids de la tradition. Mathilde aime ses enfants, car c'est l'enfant qui la fait et lui donne "une place dans l'immensité de l'inconnu". La peau de ses enfants est "la continuation de la sienne", mère et enfant fusionnant ensemble. Elle semble être de ces femmes qui s'épanouissent dans la maternité.

     Je mettrai ce livre en regard avec celui d'Elizabeth Badinter, "Le conflit. La femme et la mère", dans lequel elle dénonce le retour à un certain conservatisme qui réduit les femmes au statut de mère en les confinant à leur fonction de reproductrice, la maternité étant considérée comme l'expérience cruciale autour de laquelle s'articule l'identité féminine. C'est tout à fait ce que décrit Alice ferney. La différence sexuelle définit le rôle de chacun dans la société. Il faudra attendre le combat des féministes, l'avènement de la contraception qui permet le contrôle des naissances et de l'émancipation financière des femmes pour changer la donne.
Par La Librivore - Publié dans : Condition féminine - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 07:01

4450542225_0dae8c3502.jpg 

 La philosohie ?

On pourrait dire qu’il y a autant de philosophies que de philosophes ; il n’est pas question de les examiner ici ou de faire de l’histoire de la philosophie mais de s’occuper de ce qu’est la démarche philosophique. C’est un état d’esprit, une manière singulière de se placer dans l’existence, la pratique d’un décalage, du « pas de côté », la capacité à pratiquer le changement d’optique.

Elle naît d’un étonnement, d’un émerveillement et engendre en l’Homme un inlassable questionnement sur lui-même et le monde.

C’est aussi une expérience, celle de la pensée vivante et la réflexion sur cette pensée. Elle n’est pas un savoir ; c’est pourquoi on ne peut apprendre qu’à philosopher en s’interrogeant sur sa propre pensée, mais aussi la pensée des autres, le monde, la société, sur ce que l’expérience nous apporte mais aussi sur ce qui lui résiste et appartient à l’ineffable.

Elle ne s’enferme dans aucun savoir définitif, aucun système ; ce qui n’empêche pas de se reconnaître dans telle philosophie plutôt que telle autre. Chacune ayant une tonalité particulière, une saveur, une musicalité propre.

C’est aussi une aventure qui se fait à l’aide de mots, d’idées argumentées au moyen de la raison.

Elle est essentiellement démonstrative même si des « philosophèmes » courent dans la littérature , la poésie, l’Art en général, les textes des chansons.

 

Pour qui ?

 

Elle s’adresse à chacun d’entre nous puisque ce sur quoi elle

s’interroge sont l’homme et la société, la vie, le monde et l’avenir. Les philosophes paraissent le plus souvent difficiles d’accès, souvent

obscurs ou demandant un outillage conceptuel conséquent. Aussi faut-il souvent s'armer de patience et cheminer longemps.

Pour quoi ?

 

Notre expérience personnelle nous enseigne à travers ses ruptures (la maladie, la séparation, la solitude, la mort), que tout peut être remis en question tout le temps. L’instinct de conservation ne suffit pas. Nos valeurs nous permettent d’avancer et de tenir la route. C’est une expérience intime au cœur de la vie de chacun.

Il s’agit aussi, dans la tradition philosophique, par le retour sur soi de l’esprit et de la raison, par la méditation sur son histoire personnelle et celle de l’humanité, d’accéder à une vie plus humaine, plus lucide, plus sereine, plus heureuse et plus libre. Penser mieux pour vivre mieux ? L’intelligence n’est efficiente que si elle transforme notre existence et la guide. La réponse est en chacun. La philosophie ne suffit pas.

Le café-philo est exigence de débat sur les problèmes fondamentaux de nos sociétés parce qu’aujourd’hui il y a très peu de débat politique et culturel sur ces problèmes et lorsqu’il y en a, les réponses et les solutions sont imposées par de nouvelles élites technocratiques sur des données morcelées dans une civilisation vouée à l’efficacité matérielle, au profit et à la technique et qui a cru

trouver dans la science ou dans l’économie la solution des grands problèmes humains.

Peut –on répondre que les chemins qui mènent à la philosophie sont multiples, qu’ils ne sont pas seulement ceux de la philosophie institutionnelle, qu’il peut y en avoir d’autres. Le café-philo se propose comme l’un de ces chemins mais pas le seul ; il existe aussi des Philosophes qui acceptent d’être des passeurs d’idées. Le cheminement intérieur qui se fait en chaque être est le plus important et il conditionne tous les autres. Et puis il y a aussi d’innombrables carrefours qui permettent de passer de l’un à l’autre. La philosophie est rencontre ; elle est aussi exigence de communication. On s’appuie toujours sur la pensée des autres.

 

Par Le Librivore - Publié dans : Adaptations cinématographiques - Communauté : Le Monde de la Philosophie
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 20:16
4438876976_0f16a471b6.jpg

 


Franz-Georg, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. de son enfance, il ne se souvient de rien. il apprend tardivement qu'il est l'enfant adopté d'un couple de nazis et va se mettre en quête d'une identité perdue.


C'est un texte très poétique. L'écriture de Sylvie Germain est profondément belle. C'est une écriture sur le temps et sa respiration, sa pulsation, qui explore cette "rumeur montée des confins du passé pour se mêler à celle affluant du présent". Elle est musique, polyphonie de voix et de souffles . Elle est aussi écoute, puisque ce qui peut s'entendre est murmure, chuchotement, frôlement.
Il faut d'abord écouter en soi, cette voix parfois imperceptible, ce murmure, ce souffle, qui peut nous permettre d'aller à l'écoute du monde.

C'est une écriture à la recherche de spiritualité, mystique et poétique.

Par Le Librivore - Publié dans : femmes de lettres françaises du XXe siècle - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 19:50
4455471368_9764798dba.jpg

Livre publié chez JC Lattès


Adolescente surdouée, Lou Bertignac rencontre No, SDF. Elle tente de la sauver, l'accueille chez elle et l'aide à prendre un nouveau départ. mais No a touché le fond, trop blessée par la vie. Elle repartira de son côté.

La question posée ici est : à partir de quel moment est-il trop tard dans la vie de quelqu'un ? A quel moment le basculement s'est-il produit ? Pourquoi à un moment donné cesse le désir de vivre et de se battre? A quel moment, l'individu va-t-il se laisser dévaler la pente? " Sommes-nous de si petites choses, si infiniment petites, que le monde continue de tourner, infiniment grand, et se fout pas mal de savoir où nous dormons?".
Nos souffrances n'ont pas de poids, personne ne viendra nous sauver ou soulager nos maux. Le pire mal des sociétés humaines est cette indifférence.
Delphine De Vigan  montre ainsi le paradoxe : nous sommes capables des plus extraordinaires découvertes scientifiques, d'envoyer des avions supersoniques et des fusées dans l'espace, mais aussi de laisser mourir des gens dans la rue. La puissance de cette raison qui semble si  efficace et la faiblesse du coeur et des sentiment, la tragédie de l'Homme, en fait, incapable d'amour.


Par Librivore - Publié dans : Destins de femme - penser la différence - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 15:01

4459724820_3d4255aea0.jpg

Date de sortie cinéma : 10 mars 2010

Réalisé par Sherry Hormann
Avec Liya Kebede, Sally Hawkins, Timothy Spall,

Titre original : Desert Flower
Long-métrage français , autrichien , allemand. Genre : Biopic

 Durée : 02h00min Année de production : 2009
Distributeur : Bac films

 

 

La critique a fait un accueil très mitigé à ce film tiré d’une autobiographie de Waris Durie, top-model anglais d’origine somalienne qui est aussi un plaidoyer contre les mutilations sexuelles traditionnelles. Par la suite, Waris Durie est devenue ambassadrice de l’ONU.

Les critiques lui reprochent son pathos, certaines lourdeurs dans le jeu des comédiens, et une musique envahissante, tout en reconnaissant cependant que l’émotion est là et fonctionne parfaitement. Il est vrai que Liya Kebede n’est pas toujours très convaincante dans le rôle de cette femme très pudique pour qui la sexualité est tabou et que certaines scènes, notamment celles tournées dans le fast food sont vraiment mal jouées. Un très beau film cependant grâce au récit bouleversant et à un scénario relativement bien ficelé.

 

Synopsis : Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Mais quand son père décide de la marier à l'âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère. Cette dernière lui fait quitter le pays en lui trouvant un poste de "bonne à tout faire" à l'ambassade de Somalie à Londres. Waris y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur.
Quand la guerre civile éclate en Somalie, l'ambassade ferme. Waris se retrouve livrée à elle-même dans les rues de Londres, ne sachant pas un mot d'anglais. C'est alors qu'elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d'amitié. Cette jeune femme, délurée et originale, l'héberge et l'aide à trouver un emploi.
Travaillant dans un fast food, Waris est remarquée par un célèbre photographe de mode. Grâce à lui, elle rejoint une agence de mannequins. Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement l'un des plus grands top model international...

 

Le livre : Fleur du désert
Waris Dirie, Cathleen Miller,
J'ai lu "document" n° 5560,
Paris, mars 2001, 280 pages,

Par Le Librivore - Publié dans : Condition féminine - Communauté : cinéma et littérature
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 12:11
4424892252_c22606313d.jpg

Belfond 1990 - Ishiguro 1999

Eté 1956, Stevens, un majordome vieillissant, lui-même fils de majordome a hérité d'une tradition immuable. Insensible aux aléas de l'Histoire, figé dans le temps et uniquement préoccupé de la dignité de sa profession, il est passé à côté de la vie et de l'amour que lui a porté Miss Kenton, autrefois gouvernante au château. Il la retrouve des années après et comprend elle a été malheureuse de cet amour auquel il n'a pas su répondre, et de son incapacité à exprimer ses sentiments et ses émotions.

Mon avis :
Un livre bouleversant et magnifique qui fait écho à l'inabouti de nos existences, à la mélancolie et à la finitude de tout être humain.

Ce livre a été porté à l'écran par James Ivory.

Fiche technique Titre original : The Remains of the Day

  • Réalisation : James Ivory
  • Scénario : Ruth Prawer Jhabvala,
  • Durée : 134 min
  • Format : 2.35X1 Couleurs
  • Date de sortie : 5 novembre 1993 (E.U) (23 février 1994 (France)

Distribution

Anthony Hopkins : James Stevens, majordome de Darlington Hall

Emma Thompson : Sally Kenton, intendante

James Fox : Lord Darlington

Le film joue en permanence sur trois niveaux imbriqués :

  • l'Histoire, politique, avec un grand H.
  • L'histoire relative à la vie de Darlington Hall, anecdotique.
  • Et, enfin, l'histoire personnelle qui aurait pu exister entre Stevens et miss Kenton, animés par le même idéal de perfection; cet idéal a cependant chez Stevens relégué au second plan sa vie personnelle, malgré les efforts de Miss Kenton dès son arrivée.

Le livre de Kazuo Ishiguro

Le film suit de très près le livre, à deux détails près :

  • en a été supprimée la scène de la colline (qui contient dans le livre la première référence au titre)
  • le réalisateur et la scénariste ont jugé préférable de remplacer le personnage de M. Farraday, acquéreur du château après guerre dans le livre, par M. Lewis, qui était le participant protestataire de la conférence. L'échelle de temps a également été concentrée (la première conférence a lieu en 1936 dans le film, en 1924 dans le livre; de ce décalage résulte une anomalie : l'Allemagne demande son réarmement en 1936, alors qu'en réalité elle l'engageait déjà dans la guerre civile espagnole).

Kazuo Ishiguro, Japonais de culture britannique, a expliqué dans une interview avoir voulu réaliser une fable sur la colonisation : à tort ou à raison, le colonisé garde un vague sentiment que son colon lui est, dans un domaine ou un autre, supérieur. La même relation se retrouve entre Stevens et lord Darlington, et est pour ainsi dire décrite de l'intérieur, à l'insu même de l'intéressé, Stevens. Le thème est cousin de celui de La route des Indes, autre film de James Ivory.

 

( D’après Wikipédia)

Par Le Librivore - Publié dans : Relations hommes/femmes - Communauté : cinéma et littérature
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 11:01

Editions des 2 terres

 


 Aupres-de-moi-toujours.jpg

 

 

          Jadis, Kath, Ruth et  Tommy ont été élèves à   Hailsham : une école idyllique, où ne règne aucune compétition, mais le souci de développer la créativité de chaque élève. Dans un superbe bâtiment, au coeur de la verdoyante campagne anglaise, des enfants semblent à l'écart du monde extérieur, élevés dans l'idée qu'ils sont différents,  leur destin  singulier, hors du commun , et leur rôle vis-à-vis de la société de la plus grande importance. C'est pourquoi ils doivent veiller à leur bien-être physique et moral afin de pouvoir servir au mieux la société dans laquelle ils entreront un jour.

 

          Mais pour quelle raison les a-t-on réunis là ? C'est par un retour en arrière, une immersion dans le passé que Kath revisite leur passé commun afin de trouver un sens à leur destinée tragique. Cette enfance apparemment heureuse, par de nombreux signes prémonitoires, des événements au premier abord insignifiants, présage  un avenir douloureux. Aucun des élèves ne sait réellement à quoi ressemble le monde extérieur, ni à quoi  il doit s'attendre une fois qu'il aura quitté l'école.

  

               Ils savent qu'ils sont spéciaux et que leur avenir sera différent de celui du commun des mortels. Cependant, jamais ils ne songent à se révolter et à contester la place qui leur est assignée. Ils tentent seulement de donner un sens à leur vie condamnée par avance, à leur absence totale de liberté.

Kazuo repose ici la question qui hante toute son oeuvre : pourquoi obéit-on, pourquoi laisse-t-on se produire l'inacceptable, pourquoi renonce-t-on si facilement au bonheur et à l'amour alors qu'il faudrait se battre pour eux? C'est également le cas du majordome dans "Les vestiges du jour" qui laisse partir la femme qu'il aime. Nous nous soumettons à des impératifs qui nous dépassent, qui sont posés par des instances supérieures : l'Etat, Dieu, l'Eglise, à seule fin de servir l'intérêt de quelques-uns. Pourtant nous n'avons qu'une vie, et le bonheur est à vivre ici et maintenant.  

 

          Kazuo Ishiguro esquisse ses portraits par petites touches lumineuses, à la manière des estampes japonaises. L'écriture est délicate, pleines de non-dits, de sous-entendus, de double-sens, et de mystère. Sous l'apparente quiétude, couve la menace qu'on sent omniprésente. A lire absolument.

 

Mon avis : Puissant, troublant, et dérangeant.

 

coup de coeur




L'auteur est né en 1954 à Nagasaki. Il arrive en Grande-bretagne à l'âge de 5 ans. Ses livres sont traduits en plus de 30 langues. En 1995, il a été décoré de l'ordre de l'Empire Britannique pour services rendus à la littérature. En 1998, la france l'a fait Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

Un écrivain qui compte.

 

Critique de la Nymphette

Critique de Lulu

Ce qu'a dit Rose

Par Le Librivore - Publié dans : Les hommes de ma vie...littéraire
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 10:09


Rencontre fortuite


Selon Francesco Alberoni, l’amitié pourrait être mal comprise si on la considérait comme norme des comportements dans une société. En effet, viser une organisation sociale plus juste, suppose séparer la morale et les sentiments, afin de garantir l’impartialité  nécessaire à une juste distribution ou répartition. Un éthique fondée sur des sentiments conduirait à asseoir les privilèges et les inégalités de fait.

 

C’est ce qu’a très bien compris Kant, au fond… Pour garantir une impartialité absolue, il faut que l’action morale repose uniquement sur le devoir, et non pas sur mes sentiments envers tel ou tel. Le christianisme qui pour pallier à cette difficulté prône l’amour du prochain, un amour qui s’adresserait au genre humain dans son ensemble se heurte à la réalité affective et psychologique de l’Homme pour qui les sentiments doivent s’incarner. L’amour suppose une élection, une sélection qui s’appuie sur la singularité. Il semble difficile d’aimer tout le monde…

 

L’amitié, d’ailleurs n’a peut être pas d’autre utilité que celle qui se déploie dans le champ de ma singularité, et rend ma vie supportable. Car qu’est-ce que l’amitié, sinon la reconnaissance de mon individualité singulière et irremplaçable. L’ami est bien celui qui « nous comprend, qui sait apprécier les qualités les moins apparentes ».

Popper le disait ainsi : « C’est l’unicité de nos expériences qui, en ce sens, rend notre expérience digne d’être vécue. »

Nous voulons être aimé pour nous-mêmes, et non pour l’universel en nous. Aimer, c’est préférer et suivre son inclination.

 

L’amitié s’épanouit le mieux dans une certaine légèreté. Nous supporterions mal des amis qui seraient dans des relations de telle dépendance qu’ils en deviendraient des fardeaux.

Si l’amitié peut supporter des conditions inégales entre les personnes, elle n’est possible qu’à condition de s’appuyer sur « la valeur personnelle et profonde de chacun ». Il ne peut y avoir des relations d’intérêt entre amis, car cela serait conférer à l’autre un pouvoir qui risquerait nous mettre à sa merci.

L’amitié, parce qu’elle est plus légère que l’amour, ne rend pas dépendant. Elle ne repose pas sur des besoins sexuels par exemple, et n’est pas mue par des sentiments exclusifs.

Alberoni dit très joliment que les amis sont « des voyageurs, des marchands ou des explorateurs qui se rencontrent et se quittent pour se retrouver plus loin dans le temps. »

 

On doit toujours être sur un pied d’égalité avec un ami. C’est pour cette raison qu’appartenir à un groupe, une association, un parti politique ne suffit pas pour faire naître une amitié, et encore moins à la cultiver ou la conserver. Car il suffit qu’éclate un conflit avec l’idéologie ou une rupture radicale pour que les relations tissées jusqu’alors se délitent complètement. Les conflits d’intérêt sont toujours possibles dans un univers où s’établissent des dépendances. D’autre part, « l’élan collectif tend à écraser l’individu, à l’absorber dans le groupe ».

Cependant, il faut bien reconnaître que l’amitié n’est parfois possible qu’entre groupes ethniques, certaines communautés religieuses ou, dans certaines sociétés patriarcales , entre personnes du même sexe. Toutefois, il y a toujours un choix qui s’opère à l’intérieur de « ces espaces réservés » en opposition parfois avec le groupe et qui suit les grandes lignes que nous avons esquissées tout à l’heure.

 

Pour que l’amitié puisse durer, s’ « alimenter » en quelque sorte, il faut que l’amitié soit « une aventure, une exploration des mystères de la vie, une quête ». Des relations qui s’installent dans la routine, l’incapacité à se connaître soi-même, à reconnaître ses erreurs, et à surmonter les crises ; toutes ces choses peuvent être fatales à l’amitié. On n’est pas seul à faire la route, et si l’un des deux trébuche, c’est le voyage qui est compromis.

Francesco Alberoni dit de très belles choses sur l’amitié, ainsi l’ami est « un complice qui nous aide à nous emparer du monde ». D’ailleurs, d’un ami on n’attend rien, « la réciprocité s’organise » d’elle-même. Et c’est peut-être le plus grand prix à payer pour conserver une amitié. Nous n’y sommes pas toujours prêts car cela demande beaucoup de générosité de part et d’autre ainsi qu’un discours clair. La mauve foi, en amitié, est suicidaire.

L'amitié est-elle vouée à durer toute une vie? Elle est faite de rencontres... de partage et de profondeur. Il est possible que le jour où elle n'est plus alimentée, l'amitié se dessèche et meurt.
 

Voilà, rapidement esquissée, la réflexion qui serait possible à partir du livre de Francesco Alberoni, « L amitié » publié en poche « Pocket » . Tout cela forme un ensemble cohérent qui, bien sûr gagnerait à être confronté à d’autres argumentations. C’est un livre riche, dense, dans lequel l’auteur conduit une argumentation claire. A déguster pour l’été…


Par Le Librivore - Publié dans : Discussions à visée philosophique
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 10:08

Ça s'passe boul'vard Haussman à cinq heures
Elle sent venir une larme de son cœur
D'un revers de la main elle efface
Des fois on sait pas bien c'qui s'passe

Pourquoi ces rivières
Soudain sur les joues qui coulent
Dans la fourmilière
C'est l'Ultra Moderne Solitude

Ça s'passe à Manhattan dans un cœur
Il sent monter une vague des profondeurs
Pourtant j'ai des amis sans bye-bye
Du soleil un amour du travail

Pourquoi...

Ça s'passe partout dans l'monde chaque seconde
Des visages tout d'un coup s'inondent
Un revers de la main efface
Des fois on sait pas bien c'qui s'passe

On a les panoplies les hangars
Les tempos les harmonies les guitares
On danse des étés entiers au soleil
Mais la musique est mouillée, pareil

Ultramoderne solitude  (Alain Souchon)


Lien social : « ensemble des relations personnelles, des normes, des valeurs et des règles communes qui relient les individus » Pierre-Yves Cusset

 

 

Le lien social n’est-il pas plus fragile aujourd’hui, sous la pression d’une société vouée à la consommation, victime d’un individualisme triomphant ? Se défait-il inexorablement dans une société où l’égoïsme et l’indifférence ont remplacé les anciennes solidarités actives (familiales, de voisinage) ?

Un fait divers, relaté dans le Courrier des Yvelines, semblerait le confirmer ou l’illustrer : dans un des immeubles de Beauregard à Poissy , un homme a été retrouvé mort dans son appartement dans un état avancé de décomposition. Il était mort depuis plusieurs semaines et personne ne s’était aperçu de son « absence », ni les voisins, ni la famille.

Peut-être n’avait-il aucune relation de voisinage, et avait-il rompu tout contact avec sa famille, c’est possible.

C’est peut-être cela qui est dramatique, qu’un isolement pareil soit possible. N’être connu,  ni reconnu par personne.

            Nous semblons tous pris dans un réseau de relations familiales ou sociales qui nous préserve de l’isolement, si ce n’est de la solitude. Car on peut se sentir très seul alors même qu’on semble très entouré. Le sentiment de solitude peut naître du manque de communication avec l’entourage, du sentiment de ne pas être à sa place ou d’être incompris(e), comme il peut naître tout simplement de l’angoisse existentielle ; en effet nous sommes nés seuls et nous mourrons seuls. Ce sentiment qui nous étreint et qui fait couler ces « larmes » dont parle Alain Souchon est lié à la conscience de notre finitude, à la complexité de notre humaine condition.

            L’ultramoderne solitude n’est donc pas seulement ce sentiment mais plutôt une situation d’isolement qui peut frapper tout un chacun après un deuil, une séparation ou la perte d’un emploi.

 

L’organisation sociale repose en grande partie sur la séparation des sphères publiques et privées. La sphère publique recouvre « l’ensemble de l’espace ouvert à tous dans la société » par opposition à la sphère privée « dont l’accès et la visibilité sont beaucoup plus restreints », à mi-chemin entre les deux  le monde du travail et des associations où des interactions s’établissent, la sphère privée recouvrant essentiellement la vie familiale et amicale. Il suffit que l’individu perde sa place dans des univers où traditionnellement se nouent et s’entretiennent les relations, voire les deux pour se retrouver terriblement isolé. Cet isolement peut être renforcé par l’âge, la retraite, la perte d’êtres chers et l’éloignement des enfants et des petits-enfants, ou par une difficulté personnelle à communiquer.

L’éclatement des familles dans les années 60-70 , l’indépendance financière des femmes grâce au travail rémunéré, ont laissé plus de liberté à l’individu dégagé de la tutelle parfois pesante des parents et des grands-parents. Cette liberté s’est accompagnée  d’un certain isolement renforcé par l’anonymat des grandes villes.

            Le droit de choisir son travail, son lieu de vie, sa compagne ou son compagnon s’est accompagné d’une plus grande incertitude et d’une plus grande fragilité des individus face aux aléas du destin.

La pression du groupe social est moins forte ; le couple par exemple se forme à partir du sentiment amoureux et se désagrège une fois que ce sentiment a disparu (1), or la cellule familiale est encore à la base de l’organisation sociale, et rien ne vient la renforcer ou la remplacer lorsqu’elle se retrouve défaillante. D’autant plus que les parents sont loin et ne peuvent pas toujours aider leurs enfants dans les périodes difficiles. Et « on sait que des séparations …signifient pour bien des hommes, qui n’obtiennent pas la garde des enfants, une altération significative du lien qu’ils peuvent entretenir avec leurs enfants. Quant aux femmes, les séparations accroissent significativement leur risque d’isolement relationnel ». 

D’une part, l’accroissement des divorces et des familles mono-parentales s’accompagne d’une grande fragilité économique et d’une paupérisation d’une partie de la population- ce sont encore le plus souvent les femmes - d’autre part, ces difficultés économiques peuvent rendre plus sensibles les difficultés relationnelles et accroître l’isolement.

Les célibataires d’un certain âge savent bien qu’on les invite moins que lorsqu’ils étaient en couple parce que cela introduit une dissymétrie dans les relations. En effet souvent la communication s’organise par « paires », voire par sexe. Toute forme de ségrégation n’a pas disparu dans nos sociétés modernes. Il suffit d’observer les conversations mondaines : les femmes « bavardent », pendant que les hommes « discutent » : on retrouverait presque le fumoir du XIXe siècle.

D’après les études d ‘Arbonville et Bonvallet en 2003, la vie solitaire augmente(1). Il est de fait qu’en 2004, 14% des français vivaient seuls contre 6,1% en 1962. Mais vivre seul ne veut pas dire être isolé relationnellement car il y a nombre de célibataires qui ont une vie sociale importante et diversifiée. Ce qui n’est pas toujours le cas des personnes vivant en couple et qui ont tendance à se replier sur la sécurité d’une relation établie.

            Bien sûr, les sociologues observent ces nouveaux comportement et tentent de les analyser, d’isoler certains facteurs, l’amour « kleenex », les ruptures dans les figures traditionnelles de l’engagement, l’individualisme de nos sociétés, toutes chose induisant une grande fragilité du lien social.

 

Cette fragilisation  du lien social est due pour partie à l’acquisition de libertés nouvelles qui ont bouleversé les modèles traditionnels régissant la vie des individus . Ceux-ci ont « peu à peu acquis une capacité à se définir par eux-mêmes », se libérant « des dépendances qui les liaient étroitement au collectif, qu’il s’agisse de la famille, du clan, de la communauté villageoise ou de la société dans son ensemble ». L’individu est donc moins porté par les traditions et les institutions, ce qui peut causer un certain désarroi. Quel modèle adopter ? Quelles valeurs choisir ?

            Pour autant, retournerions-nous en arrière ? Certainement non , si les modèles du passé ont quelques vertus, ils ne sont pas non plus dépourvus de vices. Reste alors à inventer … Les hommes et les femmes qui pianotent devant leurs ordinateurs, qui « tchattent » sont-ils peut-être à la recherche de cela.

Annick.

 

(1)   En 1960, 9,6 divorcés pour 100 mariages, 37 divorces pour 100 mariages en 2001.

Source : Pierre-Yves Cusset « Les évolutions du lien social, un état des lieux »

 

 

Bibliographie

Singly F(de), 2003, Les uns avec les autres. Quand l’individualisme crée du lien., Paris, Armand Colin

 

Le lien social Pierre Bouvier

·                                 Essai (poche). Paru en 09/2005

Depuis quelques années, l'expression fait florès : faire du théâtre dans des banlieues défavorisées ou bien organiser un repas de copropriété, c'est «faire du lien social». On ne saurait préciser plus avant ce que l'on veut dire, sinon le sentiment que les poussées individualistes et communautaires dénoncées de toutes parts traduisent une fragilité de la volonté de vivre ensemble.
Pierre Bouvier, croisant la sociologie et l'anthropologie, cerne cet objet si particulier qu'est «le lien social». Particulier car l'objet a longtemps préexisté au mot. Dès la révolution industrielle et ses effets de paupérisation massive, philanthropes et philosophes se sont inquiétés des effets de destruction des liens sociaux traditionnels. La «question sociale» a été posée, qui reprenait les grandes interrogations d'un Rousseau ou d'un Hobbes sur la violence des rapports entre humains que le marché ne pouvaient réguler. La question prit à ce point de l'importance qu'elle devient l'objet d'une discipline nouvelle, la «science de la société» : la sociologie s'inventa en même temps qu'elle inventa l'expression «lien social». La chose avait trouvé son mot.
Aujourd'hui, devant les transformations des rapports sociaux, sous l'effet notamment des réorganisations imposées par la mondialisation, l'objet à nouveau échappe au mot : des formes de lien social alternatives, fragiles mais volontaires, cherchent à se créer – squat, manifestations festives de masse, associations, etc. – dont l'anthropologie, par sa culture des rites d'appartenance et des échappées belles hors du temps contraint, peut rendre compte.

Le lien social Serge Paugam

  2009

Il n’est pas rare d’entendre parler de « crise du lien social », de la nécessité de « retisser » ce lien. Le terme désigne alors un désir de vivre ensemble, de relier les individus dispersés, d’une cohésion plus profonde de la société. Pour le sociologue, cette notion est au fondement de sa discipline tant l’homme est, dès sa naissance, lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu’homme.
Cet ouvrage explicite le sens d’une notion centrale depuis Durkheim, présente une typologie des liens sociaux et de leurs possibles fragilités. Il propose de repenser le lien social aujourd’hui, pour mieux relever les défis contemporains de la solidarité.
PUF Que sais-je ?

Par Le Librivore - Publié dans : Discussions à visée philosophique
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume

Mai 2012 romancières palestiniennes et israéliennes

      Mai 2012

Littérama - l'histoire littéraire des femmes

Les romancières israeliennes et palestiniennes


Le 15 mai 1948 avait lieu la création d'Israel , considérée comme la nakba (la catastrophe) par les Palestiniens

Rencontres entre 

Alona Kimhi - Suzanne la pleureuse (Israël) / Susan  AbulhawaLes matins de Jenine (Pocket) (Palestine)

Chochana Boukholza - Le troisième jour - Folio GallimardRula Jebreal - La promise d'Assouan  Albal éditions (Palestine)

Shifra Horn - Ode à la joie Fayard (Israel)   / Sahar Khalifa - Un printemps chaud - seuil (Palestine)

 

 

 

 

Déposez vos liens ou vos propositions de bibliographie ici !

 

Femmes du mondel ogo

  

Nouveau challenge afin de faire connaître les femmes écrivains du monde entier et leur condition (ouvrages publiés entre 1970 et aujourd'hui). De l'Iran à L'Italie du sud en passant par l'Afrique et l'Océanie, sur chaque continent, des femmes témoignent. A vous de relayer leur voix. Nous constituerons tous ensemble une sorte de bibliothèque mondiale !

 

Pour participer, inscrivez-vous puis envoyez vos textes par le formulaire Contact de ce blog, ils seont publiés dans sur le blog Femmes Ecrivains du monde :

 

Le blog créé pour ce challenge 

 

Dépôt des candidatures et des billets ici !

Présentation

Mémorial Femmes de lettres

Femmes Mémorial

classées chronologiquement et par ordre alphabétique

Aimés, adorés, dévorés, parcourus, piétinés, déchirés...

 En tête

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Abulhawa (Susan) - Les matins de Jenine

 Adam (Olivier)  Passer l'hiver

Adiga (Aravind) - Le tigre blanc

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena)  Battement d'elles   Mal de pierres   Mon voisin - Quand le requin dort

La comtesse de Ricotta

 

Aubenas (Forence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique   La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane)  Emma   Mansfield Park  Northanger Abbey   Orgueil et préjugés   Persuasion)   Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdόttir (Kristin Maria) - Chaos sur la toile

Barbery(Muriel)  L'élégance du hérisson

Bauerdick (Rolf) - Le jour où la vierge a marché sur la lune

Bharti (Kumari)-Mon école sous le manguier

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François)  Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

 

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert) La chute  La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude)  La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cauwelaert (Van) Didier-  Les témoins de la mariée

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Choël(Raphaëlle) et Rovéro-Carrez (Julie) - Dans l'intimité des femmes japonaises

Chandra (Vikram)  Le seigneur de Bombay

Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette - Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Coe (Joe) - La femme de hasard - La maison du sommeil

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barabara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

 

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Chi Li - Trouée dans les nuages

Claudel (Philippe)  Au revoir, Monsieur Friant  J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                 Le café de l’Excelsior - Le rapport de Brodeck  Les âmes grises  –Meuse l’oubli

Coe (Jonathan)  La pluie avant qu'elle tombe - La femme de hasard - La maison du sommeil  - Testament à l'anglaise

 

Cunningham (Mickaël) Les heures

Cusk (Rachel) - Arlington Park

 

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kétévane)- La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé

Devi (Ananda) - Le sari vert

 

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite)  L’amant.  L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique-Le vice-consul.

.E

Esquivel (Laura)  Chocolat amer

F

Ferney (Alice) – Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse   L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos (David) La délicatesse

 

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fox (Paula) - Pauvre Georges

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes  -  Dans l'or du temps

Gavalda (Anna) – Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) – Eldorado  – Sous le soleil des Scorta- Dans la nuit Mozambique - La porte des enfers

Genlis (Mme de) - La femme auteur

Germain (Sylvie)  Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits  Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -

Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

Guenassia (Jean-Michel) - Les incorrigibles optimistes

 

H

Hagena (Katharina) - Le goût des pépins de pomme

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne)  Chocolat

Herbjørg Wassmo La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu) Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)  Auprès de moi toujours   Les vestiges du jour  Nocturnes

Itoyama (Akiko)- Le Jour de la Gratitude au Travail 

J

Jorge (Lidia) - La nuit des femmes qui chantent

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces - Les trois lumières

Keegan (Claire)-Antarctique--

 

Kimhi (Alona) - Suzanne la pleureuse

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)– Alouette –1991

Krauss (Nicole)La grande maison

 

Kristeva (Julia) - Colette, un génie féminin

L

Larsson (Stieg)  Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lecomte de Nouy (Hermine) - - Amitié amoureuse

 

Lévine(James.A)  Le cahier bleu

M

McCann (Colum) Et que le vaste monde poursuive sa course folle

MacDonald (Ann-Mary) Le vol du corbeau  

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï)  La musique d’une vie   La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD)  

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

 

Miyabe (Miyuki)  La librairie Tanabe  

Montero (Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni)  Beloved - Un don -

Minoui (Delphine) Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

Munro(Alice) - Fugitives

Murakami (Haruki) -Le passage de la nuit

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

 

Nakamura (Eriko) - Les tribulations d'une japonaise à Paris

NDiaye (Marie) - Trois femmes puissantes

Nothomb(Amélie)  Cosmétique de l’ennemi   La métaphysique des tubes   Les catilinairesl   Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) – Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur- La marche de Mina

O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Olafsdóttir (Audur Ava) Rosa Candida

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

Percin (Anne) - Le premier été

Pancol(Katherine)  Et monter lentement dans un immense amour   J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Provost (Martin) - Bifteck

Q

R

 Raoul (Fanny) -  Opinion d'une femme sur les femmes

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

Riccoboni (Mme de) - Histoire de M. le marquis de Cressy

Ridgway(Keith) Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip) Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos) – L’ombre du vent

S

Saadawi (Nawal el) - ferdaous, une voix en enfer

Saabye Christensen (Lars) –Le Demi-frère

Sarraute (Nathalie) -Les fruits d'or

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

 

Sauvageot (Marcelle) - Laissez-moi

Schlink (Bernard) - Le liseur

Shaffer (Mary Ann) & Barrows (Annie) - Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Shalev (Zeruya) - Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Sôseki ((Natsume) - Petits contes de printemps

Stockett(Kathryn) - La couleur des sentiments

Suárez (karla) - Tropique des silences

Strasser (Todd) – La vague – Etats-Unis

Strout (Elizabeth) - Olive Kitteridge

T

Tawada (Yoko) - L'oeil nu

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William) – En lisant Tourgueniev

Tunström (Göran) - L'oratorio de Noël

U

 

Undset(Sigrid) - Printemps

 

V

Vargas Llosa (Mario) - La tante Julia et le scribouillard

Varifa ( Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)  No et moi - Les jolis garçons - Les heures souterraines

 

 

W

 

Wataya (Risa) - Appel du pied

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia) –La promenade au phare - -- Une chambre à soiSuis-je snob ? - Mrs Dalloway

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yamata (Kikou) - La dame de beauté

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

Zusak ( Markus) - La voleuse de livres

 

 


Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés