L'histoire littéraire des femmes

     yourcenar  sagan    hélène Bessette    

CColette   sarraute  duras           

"Les femmes dans les livres scolaires

Les textes de femmes représentent 6% de l’ensemble. Quelles sont les écrivaines les plus prisées ? Le choix paraît bien figé et traditionnel. Il reflète d’ailleurs les listes officielles ds ministères, listes d’auteurs à lire, dans lesquels figure une extrême minorité de femmes. Mais la couche de poussière est double. Car non seulement les manuels (les anthologies également…) tendent à reprendre les mêmes écrivaines, mais en plus tendent à reprendre les mêmes textes. Paresse ? Conditionnement ? Manque de curiosité vis-à-vis de l’histoire littéraire ?

Voici donc les quatre élues : Colette (elle est nettement la plus présente), Anna de Noailles, Georges Sand, Marie de Sévigné.

[…]

Dans l’histoire littéraire

Quelle est la place qui leur est accordée dans l’histoire littéraire ? Minoritaire bien sûr. Deux phénomènes vont jouer : l’occultation et la réduction. L’occultation, c’est-à-dire le fait de rejeter, gommer, ignorer telle ou telle écrivaine, mais aussi un mouvement ou un genre.

La réduction, c’est-à-dire le fait de réduire exagérément l’importance de telle ou telle écrivaine, mais aussi celle d’un mouvement ou d’un genre."

 Les Femmes dans les livres scolaires de Brigitte Crabbé

                                  

Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 11:09

Littérama

Par Anis
Le livre d'or : les 0 traits de plume
Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 10:05

Jonathan-Coe-La-femme-de-hasard.jpg

Jonathan Coe - La femme de hasard ( 1987), folio, gallimard, 2007 pour la traduction française

 

 

 

ils racontent l'histoire d'une femmeImaginez une vie où tout serait soumis au hasard ! Il n’y aurait plus de place pour l ‘élection ou la prédilection : vous choisiriez vos vêtements, votre nourriture ou vos amis au hasard qui les mettrait sur votre route. Et c’est lui également qui déciderait de votre destin.

            Vous en remettriez totalement à lui et vous n’auriez plus besoin de choisir : un ami en vaudrait un autre, les amours seraient interchangeables (d’ailleurs y aurait-il encore de l’amour ? ) dans une sorte de déterminisme aveugle et total. « L’apologie du détachement, serine un des personnages, vis ta vie comme elle est censée être vécue. A moitié endormi, de préférence. »

            Mais peut-être avec un peu de chance auriez-vous rencontré l’homme ou la femme de votre vie mais peut-être pas. Vous baigneriez alors dans une bienheureuse indifférence … Bienheureuse ?

 

« Rien de grand ne s’est fait sans passion » assurait Hegel. Et s’il est vrai que la passion peut faire souffrir, l’ennui, lui, peut vous tuer. A ne rien espérer, vous ne serez pas déçus, c’est sûr, mais vous n’avez aucune chance d’être comblé. Prévert disait que l’espoir est « une sale petite maladie » qui conduit à l’inaction mais elle permet au moins d’accueillir ce qui répond à nos attentes avec bonheur. Le gai désespoir que prônait Marguerite Duras n’est pas à la portée de tout le monde et peut-être ne lui a-t-il pas si bien réussi…

 

Jonathan Coe nous raconte ici l’histoire de Maria, jeune fille qui rêve d’une vie tranquille et sans histoires, à la manière de son chat Sefton car « Sefton lui semblait avoir tout compris à la vie, sur tous les plans. Les buts de son existence étaient peu nombreux, et tous admirables : se nourrir, rester propre, et par-dessus tout dormir. Maria se disait parfois qu’elle aussi pourrait être heureuse, si seulement on pouvait lui permettre de se restreindre à ces trois sphères d’activité. » Maria se rêve à l’abri des désordres de la passion car elle est hostile « à l’idée d’être contente ou exaltée sans raison. »

Elle va être, dés lors, le jouet des événements, ballottée au gré des rencontres, indifférente à la vie et aux autres. Jusqu’au jour où ce bel équilibre est menacé par l’amour et un homme…

 

Jonathan Coe interpelle le lecteur, le prend à partie joue avec lui, appuie parfois où ça fait mal.

            Au fond qui n’a jamais vécu ces sombres périodes d’ennui, si profondes qu’à peine un fil vous rattache à la vie ? Qui n’a jamais goûté au soleil noir de la mélancolie, qui ne s’est jamais perdu au cœur de ce spleen si cher à Baudelaire  ?

            Cela a pu durer une heure, un jour, un mois, plus longtemps peut-être. Le talent de Jonathan Coe est d’en faire le fond d’un caractère et d’une vie.

 

            Car, existe-t-il des vies où il ne se passe rien, où l’on va inexorablement de désillusion en désillusion ? Oui, répond en filigrane Jonathan Coe, il y a des gens véritablement seuls et désespérés dont la vie est une longue suite de jours : « Plus que cinquante ans à tirer » pense Maria.

            Vous pouvez toujours attendre, personne ne viendra, vous pouvez toujours crier, personne ne vous entendra.

 

            Vous n’aurez pas d’autre vie, pas d’autre chance. A bien y réfléchir, vous ne risquez pas grand-chose avant de mourir : le seul risque que vous prenez est de vivre, tout simplement, de vous déchirer sur quelques épines, de mourir de désespoir (pas plus d’une heure !), de vous abîmez dans quelques grands bonheurs, de suffoquer de joie ou de bonheur une fois par décennie. Tout bien considéré, ce n’est pas si terrible.

 

Vous dire que j’aime l’écriture de Jonathan Coe serait presque un euphémisme. Son écriture a une « plasticité » qui lui permet d’habiter totalement un personnage d’homme ou de femme, une capacité d’empathie, une ironie mordante mais jamais méchante… Je lirai tous ces livres, livres en bois, livres en fer, ou alors je vais en enfer…

 La première oeuvre de Jonatahn Coe, il devait avoir une vingtaine d'années...

 

Jonathan Coe - La pluie avant qu'elle tombe

Jonathan Coe - Testament à l'anglaise

 La maison du sommeil de Jonathan Coe - La dimension sociale et politique du sentiment amoureux

 

coup de coeur

Challenge voisins voisines

Par Anis - Publié dans : Quand un homme écrit dans la peau d'une femme - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 13 traits de plume
Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 13:50

      laurent-gaude-dans-la-nuit-mozambique.gif

          Ce livre est constitué de quatre récits, quatre nouvelles,  quatre voix et des hommes, engagés dans l’Histoire et dans la violence de ce monde, victime ou bourreau le plus souvent, en proie à la culpabilité et aux souvenirs. Des esclaves qui tentent de s’échapper, un capitaine négrier, un ancien poilu reconverti en mercenaire et trafiquant, un poète qui se souvient de la femme qu’il a aimée, ou trois officiers de marine qui se retrouvent chaque année autour d’un bon repas, ces histoires sont des histoires d’hommes.

          Dans la nouvelle « La nuit Mozambique » un rituel s’instaure, chaque convive doit à son tour raconter une histoire. Dans ce récit, l’Afrique est figurée, convoquée, espace de fantasme et de projection dont Laurent Gaudé avoue ne pas savoir s’il correspond à la réalité mais qui libère quelque chose qui a trait à l’écriture. A propos d’un autre livre, il avouait ne jamais situer ces récits dans un espace proche: l’ailleurs a une magie que le proche n’a pas, elle sert de révélateur, à la manière d’une plaque photographique, à sa propre intériorité. Elle est peut-être l’éloignement de l’universel …

          De ces hommes, on approche la sueur, les corps échauffés par la violence, ruinés par la vieillesse, corps en fuite, corps en mouvement. Même lorsque les hommes sont assis, ils voyagent à leur corps défendant, ils évoquent, ils racontent et alors surgissent les bateaux et les éléments. Tels ces clandestins entassés dans la coque, sacrifiés à l’égoïsme et à l’argent. Le teint est fiévreux, la brûlure apparente, la nuit enveloppe les tragédies d’une touffeur presque tropicale. Les dents crissent, les fronts frappent les poutres.

Pas d’épanchement, seulement « la tristesse des hommes face à leur finitude », tout au plus la vieillesse donne-t-elle « des mains de vieille femme », car les jeunes hommes ont des mains de « fauve » et des sourires arrogants, la violence, dit une personnage, « je la sentais en moi, par jaillissements».

 

 

 

 

Je me suis laissée prendre par ces histoires sombres, presque souterraines, mais sans passion. J’aime beaucoup Laurent Gaudé, et je le lis régulièrement parce que je le trouve intéressant mais j’avoue que ces univers où le masculin est âpre et torturé m’oppressent un peu.

 

 

logo challenge La nouvelle[6]

Par Anis - Publié dans : Les hommes écrivent, les femmes les lisent - Communauté : LECTURES PARTAGEES
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 13 traits de plume
Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 12:55
Le challenge
- novellistes en herbe : 1 à 4 recueils
- novellistes séduits : 5 à 8 recueils
- novellistes amoureux : plus de 10 recueils
logo challenge La Nouvelle

 

 

 S'inscrire à ce Un challenge de genre… sur le blog de Sabbio sur le blog "A l'ombre de mon Cannelier".

Par Anis - Publié dans : Swaps et challenges - Communauté : LECTURES PARTAGEES
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 20:05

Challenge-Colette.jpg

 

Ce challenge est organisé par Margotte  du blog Le bruit des pages 

Bel-Gazou : lire 1 à 3 romans

-         Claudine : lire 3 romans + une biographie et/ou voir un film
-         Sido : lire plus 3 romans + une biographie + voir un film
-     Vagabonde : lire plus de 3 romans + une biographie + voir un film. Mais, ici, votre vagabondage devra également vous conduire à découvrir l'un de ses ouvrages de correspondance et/ou une étude critique et/ou ses écrits journalistiques. 

Un_automne_avec_Colette.jpg
Par Anis - Publié dans : Swaps et challenges - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 19:27

Delphine-de-Vigan.jpg

 

 

Rien ne s'oppose à la nuit  du blog 

 

Des mots et des notes

 

Piloté par Anne, grande blogueuse pleine de sensibilité et une très jolie plume !

 

"Un très, très, très beau livre (c'est pas original ce que je dis là), dont on ne sort pas écrasé (l'auteur a réussi à nous emmener jusque là, et a même parfois laissé la place au rire et à l'humour, même dans le tragique). Une belle surprise qui m'a cueillie au carrefour de l'intime et de l'écriture."

 

 

Delphine de Vigan Rien ne s'oppose à la nuit  du blog

 

Les livres de Sophie

 

piloté par Sophie, de la verve, du rythme et du talent .

 

 

« Ecriture, ô combien nécessaire pour DIRE ENFIN. Delpjhine de Vigan ne pouvait pas y échapper. Je salue ici son courage comme elle-même rend hommage à celui de sa mère dans les tous derniers mots de ce livre inoubliable. »

  

  

 

 

 

Rien ne s'oppose à la nuit    du blog  De page en page

 

Piloté par Nina, passionnée, passionnante et pleine de tempérament.

 

 

« En lisant ce livre, on ressent ô combien Delphine de Vigan a dû réfléchir, choisir chaque mot, chaque phrase, chaque réflexion avant de l'écrire. Le sujet est audacieux et dangereux mais grâce à ses talents d'écrivain, Delphine de Vigan nous offre là,  un roman rare et précieux. »

 

 

 

 

Rien ne s'oppose à la nuit  du blog  Le blog de Jostein

 

Piloté par Jostein,, dévoreuse de livres, dans de nombreux jurys, chroniqueuse …

 

« C’est un très beau roman, une performance d’auteur. C’est toutefois un récit difficile et sombre (lié au récit mais aucunement au style).qui peut dérouter certaines personnes sensibles. Il vaut mieux ne pas avoir le blues quand on aborde ce genre de roman. »

 

Le prix du roman FNAC 2011 attribué à Delphine de Vigan

 

 

Litterama (l'histoire littéraire des femmes)

 

Et oui c’est moi, il faut bien que je travaille de temps en temps

 

 

Delphine de Vigan. Rien ne s'oppose à la nuit.  du blog 

 

 Panoramas  

 

 

piloté par Pichenette..

 

 

Et oui, elle l’avait lu avant tout le monde !

 

Passionnée par la langue, ciseleuse, murmureuse de mots (oui, je sais, cela n’existe pas), elle aime les livres et nous le fait partager.

 

« Le style est fluide, beau, particulièrement émouvant, percutant. Son écriture si particulière donne un livre qui nous habite longtemps.»

 

 

                                              Merci à tous les chroniqueurs sans

 

 lesquels

 

cette communauté n'existerait pas.



littérature au féminin

Par Anis - Publié dans : Journal des blogs "Littérature au féminin" - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 18:01

Colette.jpg

 

"Renaître n'a jamais été au-dessus de mes forces."

 

 

 

 

Cité par Julia Kristeva , émission de France Culture

Par Anis - Publié dans : Paroles de femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 17:10

 colette-un-genie-feminin.jpg

 

Julia Kristeva « Colette un génie féminin éditions de l’aube 2O11 »

 

 

 femmes de lettresElle est née en Bulgarie, travaille et vit en France depuis 1966. Linguiste, sémiologue, psychanalyste, écrivain, elle est professeur à l'Institut universitaire de France (classe exceptionnelle, 1999), professeur émérite à l'Université Paris 7 - Denis Diderot, et enseigne dans l'UFR de Lettres, en se consacrant tout particulièrement à la littérature du XXe siècle. Elle est, par ailleurs, membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris, et membre du groupe des personnalités qualifiées de la section des relations extérieures du Conseil économique et social.
Elle enseigne régulièrement à l'Université de Columbia et à la Newschool à New York, à l'Université de Toronto, ainsi que dans d'autres universités aux Etats-Unis et en Europe. Ses livres sont tous traduits en anglais par Columbia University Press. (source : France Culture)

 

Julia Kristeva achève avec Colette (1873-1954) son triptyque consacré au “génie féminin”,  après Hannah Arendt (1906-1975) et  la psychanalyste Melanie Klein (1882-1960).

 

Pourquoi ce terme de“Génie féminin” ? Le génie dispenserait-il de la somme d’efforts et de travail que nécessite une œuvre ? Serait-il un destin pour certains au détriments d’autres ? Le génie s’attrape-t-il ? Julia Kristeva explique qu’il ne s’agit pas de sous-évaluer les déterminismes de l’Histoire , de la condition féminine ou des conditions sociales propres à une époque-mais de montrer comment ces femmes ont dépassé leur statut, et fait fi de leur condition pour réaliser leur liberté. Leurs destinées, malgré les soubresauts de l’histoire sont d’abord individuelles et singulières, accomplies dans l’urgence et la nécessité de la création.

C’est le postulat de départ avec lequel on peut être en désaccord, estimant que Colette, comme d’autres, fut d’abord l’enfant de son siècle. Julia Kristeva ne le conteste pas , elle entend le génie comme étant celui de chacun : "Chacun a son génie, car chacun a sa singularité."

 Julia Kristeva est écrivain, psychanalyste, professeur à l’institut universitaire de France et auteur de nombreux ouvrages traduits dans plusieurs pays.

Colette souffre encore aujourd’hui de l’image d’un écrivain un peu désuet, symbole d’une France surannée.  Cela est peut-être dû en partie à ses positions antiféministes puisqu’elle déclarait à Paris-Théâtre , le 22 janvier 1910  : « Moi féministe ? Ah !non ! Les suffragettes me dégoûtent. Et si quelques femmes en France s’avisent de les imiter,  j’espère qu’on leur fera comprendre que ces mœurs-là n’ont pas cours en France. Savez-vous ce qu’elles méritent les suffragettes ? Le fouet et le harem ! » A côté d’une Simone de Beauvoir, qui fut très engagée dans la modernité et dans le combat féministe, Colette apparaît en retrait, comme déconnectée des débats de son temps, elle qui fut et vécut en femme libre. Cet aspect se trouve renforcé également  par son « indifférence » politique et son comportement pendant la seconde guerre mondiale, puisque qu’elle collabora à des journaux tels que le Petit Parisien, pétainiste et collaborationniste et également à Gringoire qui se situait également à l’extrême droite de l’échiquier politique(pages 64,65). Ce qu’on lui reprocha amplement.

Julia Kristeva l’explique par son rapport à l’art et à l’écriture autant que son rapport à la mère, l’un étant indissociable de l’autre.

Car dit Julia Kristeva, Colette n’est pas une intellectuelle, qui tient son objet suffisamment à distance pour le connaître, mais elle est plutôt sur le mode de la « sublimation », s’appropriant l’objet maternel, dans un détachement de la pensée, une « immersion dans la sensorialité de la langue » p 59.

«  Je sais bien que je perds maman, dit-elle, mais je ne suis pas pressée de la quitter. Je veux éprouver le fonds de fusion/destruction qui nous lie, je veux sentir ses charmes et ses brûlures ; et si m’en détacher un jour, ce ne sera jamais qu’en saturant de saveurs, de parfums  et de sons ce souvenir qui nous contient et qui passe par notre langage commun, devenu ainsi seulement une parole sensible ».

Cette fusion ne permet pas la distance de l’intellect mais une autre voie par l’art et le style. Une réappropriation de ce qui est ou semble perdu. Enfin ceci est mon interprétation personnelle.

Ainsi dans ses expériences homosexuelles, Colette  inclura la rencontre avec la figure maternelle, en faisant une « jouissance féminine secrète, à objets interchangeables, éperdue d’innocence et de solitude qui la fascine. P 41 » La jouissance de l’écriture est une jouissance autre, qui s’organise et se ramifie à partir de la jouissance sexuelle elle-même ou de la libido, mais qui est au cœur de toute création, où la personne est « tous les sexes » et sujet de  toutes les sensations qui la traversent.

Si Colette n’est pas sensible à la géopolitique, elle est sensible aux destins individuels à travers l’histoire politique, aux drames humains. Et si elle se détourne du féminisme à l’époque, c’est peut-être qu’elle a conscience de la possibilité d’une surcharge  pour la femme émancipée ou la femme politique, qui  conduit beaucoup de femmes aujourd’hui à vivre exténuées et dépressives, assumant et voulant tout mais sans être déchargée pour autant des tâches que la société leur a attribuées depuis des siècles. Une femme toujours belle et disponible, enceinte et sexy ( ! entre le fourneau et la table à repasser). Ce que dit Colette peut-être, c’est qu’avant de changer de statut, il faut affranchir le sujet « femme », à travers sa créativité et son imagination, et l’inscrire dans une pluralité de liens. Le couple n’est peut-être pas sa destinée, ni l’amour…

Le plaisir de vivre est pour Colette un plaisir des sens et un plaisir des mots ; il ouvre aux femmes de larges horizons, ne les cantonne en aucun lieu, et ne les destine à personne… Colette est écrivain et femme et  appartient aussi à la culture du paraître de son temps. Sa carrière de mime et de comédienne, lui a donné à mon avis, cette première expérience du texte qui prend corps, qui est le corps et invente notre modernité.

Critique par Eva Domeneghini

 

Julia Kristeva est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, romans et essais parmi lesquels : Étrangers à nous-mêmes (Fayard, 1988), Les Samouraïs (Gallimard, 1992), Les Nouvelles Maladies de l'âme (Fayard, 1993), Possession (Fayard, 1996), Sens et non-sens de la révolte (Fayard, 1996), La Révolte intime (Fayard, 1997), Le Génie féminin : Hannah Arendt, tome 1 (Fayard, 1999), Melanie Klein, tome 2 (Gallimard, 2003), Colette, tome 3 (Fayard, 2002), La Haine et le Pardon (Fayard, 2005), Meurtre à Byzance (Fayard, 2004), Pouvoirs et limites de la psychanalyse, tomes I, II, III (Fayard, 1996/1997/2005), Seule, une femme (éditions de l'Aube, 2007), Colette : un génie féminin (éditions de l'Aube, 2007), Cet incroyable besoin de croire (Bayard, 2007).

 

Challenge Colette

 

Par Anis - Publié dans : Les femmes et la littérature - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 22:57

 

Elles en ont parlé dans la communauté "Littérature au féminin"

 

Du domaine des murmures

Carole Martinez : éditions Gallimard / 2011 - 200 pages Prix Goncourt des lycéens 2011 Quand la nouvelle est tombée cet après-midi, j'ai sauté de joie. Ce roman n'a pas eu le Goncourt mais il a eu…

Par Anis - Publié dans : Prix - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 19:18

littérature au féminin

  Puisqu'ici nous parlons de livres, j'aimerais relayer l'émission de Stéphanie Duncan qui proposent des thèmes passionnants et une bibliographie alléchante liée à l'actualité des invitées.

 

Taslima Nasreen, Kenizé Mourad et Michelle Perrot. Femmes d'Orient et d'Occident. Depuis les Rendez-vous de l'Histoire de Blois

 

Histoire de chambres

de Michelle Perrot
éditeur : Seuil
parution : 2009
Libres de le dire

Libres de le dire

de Taslima Nasreen et Caroline Fourest
éditeur : Flammarion
parution : 2010
De ma prison

De ma prison

de Taslima Nasreen
éditeur : Points
parution : 2010

 

 

Existe-il une nature féminine ? Avec Françoise Héritier, Jean-Jacques Courtine et avec le photographe Patrick Zachmann

 

La différence des sexes

La différence des sexes

de Françoise Héritier
éditeur : Bayard
parution : 2010
Masculin, Féminin

Masculin, Féminin

de Françoise Héritier
éditeur : Odile Jacob
parution : 2008
Histoire de la virilité - Tome 1, De l'antiquité aux lumières, L'invention de la virilité

Histoire de la virilité - Tome 1, De l'antiquité aux lumières, L'invention de la virilité

de Georges Vigarello, Alain Corbin et Jean-Jacques Courtine
éditeur : Seuil
parution : 2011
Histoire de la virilité, tome 3

Histoire de la virilité, tome 3

de Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello et Alain Corbin
éditeur : Seuil
parution : 2011

 

Gertrude Stein

 

gertrud-stein.jpg

 

 

 Les femmes, toute une histoire

par Stéphanie Duncan
le dimanche de 16h à 17h

Femmes et Littérature : Le Prix Femina

 

Manifeste Féministe

de Laure Adler
éditeur : Autrement
parution : 2011
Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses

Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses

de Laure Adler
éditeur : Editions Flammarion
parution : 2011
L'Esprit de conversation. Trois salons

L'Esprit de conversation. Trois salons

de Chantal Thomas
éditeur : Rivages
parution : 2011
Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 11:27
Par Anis - Publié dans : Auto blog
Le livre d'or : les 0 traits de plume
Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 21:52

       Lart-et-Termite.jpg  

 

            Cette œuvre polyphonique, à quatre voix, explore avec beaucoup de talent les pouvoirs de l’écriture. De Robert Leavitt, caporal américain en mission en Corée du sud, à Lark, jeune fille américaine de 17 ans, en passant par son frère Termite, lourdement handicapé ou Nonie, la tante qui les a élevés tous les deux, Jayne Anne Phillips s’attache à recréer les univers de chacun des narrateurs tout en tissant un ensemble de filiations qui rattachent peu à peu les personnages les uns aux autres. La construction du roman est complètement maîtrisée.

          A travers les propos des personnages, c’est une grande absente qui est évoquée, Lola, la mère des deux enfants, sœur de Nonie, femme de Robert Leavitt. Femme insaisissable, mère absente, maîtresse passionnée, chaque narrateur s’évertue à la recréer, à la manière d’une fable ou d’une histoire. Elle est un personnage profondément romanesque, tissée de tous les discours des narrateurs qui s’entrecroisent sur la trame du récit . Mais à peine un portrait se dessine-t-il enfin qu’il s’évapore à nouveau.

Jayne Anne Phillips est née en Virginie Occidentale. Elle a publié son premier recueil de nouvelles, « Black tickets » en 1979 à l’âge de 26 ans et récompensée par le prix Sue Kaufman.. Elle fut célébrée par Raymond Carver pour la beauté de son écriture.

« Machine dreams », son premier roman, publié en 1984, raconte la vie d’une famille américaine à travers la guerre du Vietnam. Il fut choisi par le New York Times Book comme l’un des 12 meilleurs romans de l’année.

Elle renoue avec l’art de la nouvelle avec « Fast Lanes » en 1987, pour poursuivre en 1994 avec un deuxième roman, « Shelter » qui évoque avec talent les rites de passage de l’enfance  et qui fut abondamment  récompensé.

Son œuvre est traduite en douze langues. Elle enseigne aujourd’hui comme professeur d’anglais. En 2000, elle publie « Mother Kind » qui examine les questions intemporelles de la naissance et de la mort. Lark et Termite, finaliste pour de prestigieux prix a rencontré un important succès critique.


 

 Femmes du mondel ogo

 

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 21:44

                                           The-story.jpg    Histoire-d-un-fleuve-en-Nouvelle-Zelande.Jane-Mander.jpg 

 

 

          La seule notoriété de ce livre vient de la polémique qui a eu lieu en Nouvelle-Zélande semble-t-il sur la possible filiation entre le livre de Jane Mander et le film de Jane Campion ,« La leçon de piano », film magnifique, à la sensualité bouleversante, qui retrace l’histoire d’une femme révélée à elle-même par l’amour charnel d’un homme. ILe roman de Jane Mander, même s’il a choqué en son temps, ne va pas aussi loin.

A l’embouchure d’un fleuve, au pied du mont Pukeraroro, s’est installé Tom Roland qui attend sa femme et ses enfants. Il exploite cette immense forêt inviolée avec les premiers pionniers et tente de faire fortune.

C’est Bruce qui accueille la jeune femme qui, sous ses airs puritains, est profondément troublée par ce gentleman, médecin et humaniste, qui patiemment, tout au long de vingt longues années, va s’attacher à faire céder une à une les barrières morales derrière lesquelles Alice cache son immense sensibilité.

          Ce livre critique au fond le puritanisme de l’époque qui sous prétexte de bienséance, condamne les être à se nier eux-mêmes, à condamner une partie d’eux-mêmes, la plus sensuelle et la plus créative, leur corps.

Les femmes sont passives dans ce type de société, et se sentent impuissantes devant la force brute des hommes . Elles sont dépendantes et soumises, prises dans le carcan des valeurs morales de la bonne société victorienne qui règnent chez les colons néo-zélandais.

Le livre a profondément choqué par ses propos sur la religion, ainsi Bruce explique : « Pensez-vous vraiment que cette enfant va pouvoir grandir et affronter le monde à partir des aventures qu’elle lit et qui n’ont rien à voir avec la vie ; à partir de ces petites brochures sur la religion qui racontent des histoires qui n’ont rien à voir avec la vie, elles non plus ; ou à partir de la Bible, tout un tas de légendes qui ne révèlent rien de plus que ce que peuvent nous raconter les Maoris, des légendes recueillies comme toutes les autres histoires que l’on raconte. » Voilà les évangiles ravalés au rang de « légendes », ce qui n’a pas vraiment dû faire plaisir aux autorités morales de l’époque. Bruce fait l’éducation d’Alice : « Oubliez que vous êtes une dame. Débarrassez-vous de cette humilité odieuse. Cessez de vous rabaisser devant les gens. » Il l’exhorte à abandonner ce qui la fait souffrir et qui l’empêche de vivre. C’est bien à une ascèse qu’il la conduit, une sorte de dépouillement, mais cette ascèse n’a rien à voir avec l’ascèse chrétienne, il ne s’agit pas de renoncer mais de se dépouiller de ce que les hommes ont inventé pour contrôler les femmes, des préjugés qui corsètent les femmes et qui est devenue une seconde nature que beaucoup d’entre elles ne remettent même plus en cause. Car, dit Jane Mander, à travers Bruce, les femmes sont les plus grandes ennemies d’elle-même. Mais Jane Mander s’arrête là car elle ne peut aller plus loin.

Jane Campion reprend les leçons de son aînée et joue avec la violence du désir, non pas le désir comme jeu, mais le désir fondateur qui réconcilie le corps et l’esprit, qui est l’esprit dans le corps, qui est l’amour d’un autre par son corps, parce qu’il est son corps. Et c’est une leçon d’amour et de vie.

Jane Mander est une romancière néo-zélandaise, née à Ramarama, près d’ Auckland. Elle eut une enfance nomade dans des régions reculées, éloignées des grands centres urbains et de leurs infrastructures. C’est la raison pour laquelle, ne pouvant poursuivre ses études, elle devint institutrice, métier qu’elle abandonna par la suite en même temps qu’elle rompit avec le modèle de la fille obéissante et sage de la société victorienne. Elle s’essaya par la suite au journalisme.

Elle s’installa à New-York  en 1912 à l’âge de 35 ans pour faire des études brillantes à l’université de Columbia en même temps qu’elle travailla pour des magazines. Elle dut abandonner ses études à cause de problèmes de santé. Elle rejoignit le mouvement des suffragettes en 1915, dirigea un foyer pour femmes célibataires, fit des recherches à la prison de Sing-Sing et travailla pour plusieurs associations notamment la Croix Rouge quand les Etats-Unis entrèrent en guerre à leur tour au côté des alliés. Parallèlement, elle travailla sur un nouveau roman qui fut accepté en 1917 par John Lane et publié en 1920 sous le titre « Histoire d’un fleuve en Nouvelle-Zélande » (The story of a New-Zealand river). Malgré un accueil plutôt enthousiaste en Angleterre et aux USA, la critique néo-zélandaise fut plutôt réservée, choquée par la liberté de ton de Jane Mander en matière de sexe et de religion, et son mépris des conventions littéraires de son temps. Le livre fut cantonné dans la catégorie des livres pour adultes dans les bibliothèques, soumis au contrôle des bibliothécaires.

Ses trois romans suivants furent tous situés en Nouvelle-Zélande, tirés de l’expérience de la vie des pionniers dans le nord du pays.

 

Il semblerait toutefois que Jane Campion n'ait pas fait de lien entre son film et le livre. D'ailleurs il est vrai qu'il y a de notables différences, les Maori n'apparaissent jamais dans le livre, ainsi que le marché entre Ada et et Baines, par lequel elle rachète son piano note par note en échange de caresses. La violence de la scène, où Ada perd son doigt est également inexistante dans le film. Campion dira d'ailleurs que "Wuthering Heights" and "The African Queen" ont été ses principales sources d'inspiration même si elle connaît bien le livre de Jane Mander. Il y avait certainement une question de droits (d'argent donc) autour de ce débat. On peut dire que c'est grâce à une fausse information véhiculée sur internet que j'ai lu ce livre, grâce lui soit rendue. On peut dire que les deux oeuvres n'ont aucun rapport, si ce n'est le magnifique portrait de femme que chacun offre. Mais le prétexte est exactement le même : une femme rejoint son mari dans le nord de la Nouvelle-Zélande pour partager la vie des pionniers en territoire maori.

 

 

Par Anis - Publié dans : Condition féminine - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 14:11

 

 

"Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu." C'est une phrase de Bertolt Brecht que me répétait mon beau-père, le poète et chanteur Wolf Biermann. Il savait de quoi il parlait : son père, juif, est mort à Auschwitz... Quant à lui, considéré comme un "artiste indésirable", il a été déchu de sa nationalité est-allemande en 1976. Il a dû quitter Berlin-Est avec ma mère et moi, et il n'a cessé de se battre."

 

Cité par l'Express du 20/10/11

 

J'ai assisté au concert  le 20 octobre, à la Maison de la musique, à Nanterre (Hauts-de-Seine) de Nina Hagen, l'idole de ma jeunesse, personnage iconoclaste, une des premières grandes figures féminines  aussi charismatique et provocante. Elle est toujours ce personnage de démesure, assagie un peu tout de même par les années. Artiste complète, merveilleuse musicienne à la voix éraillée aujourd'hui mais parfaitement juste. elle parle au public, raconte, exhorte, balance entre tous les styles, du gospel au rock, en passant par le jazz et la chanson traditionnelle allemande.  Elle livre son parcours, résolument mystique, ce qui aurait pu vraiment m'agacer mais le fait oublier, en ce qui me concerne, grâce à son merveilleux talent.

 Vox Beat (Universal), sortie le 11 novembre. Confessions, autobiographie à paraître en 2012.

 

  

Par Anis - Publié dans : Paroles de femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 19:17

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Trois femmes puissantes – Marie NDiaye – Editions Gallimard 2009 Folio n° 5199

 

 

Trois récits se succèdent dans ce livre, chaque longue nouvelle ou chaque partie correspondant à une femme. Marie NDiaye les saisit à ce moment de leur vie où elles se sont perdues ou en train de se perdre.

Ces trois femmes ont migré ou tentent de migrer afin de changer de vie. Mais elles n’y parviennent pas toujours, et lorsque enfin elles arrivent à destination, ce ne sont que déceptions et désenchantements.

Ces trois femmes pour être ébranlées n’en sont pas moins puissantes ; certaines ont réussi à s’émanciper et ont fait des études. Elle ne doutent jamais de leur valeur profonde, et ne peuvent de ce fait ressentir l’humiliation. Elles sont fières de ce qu’elles ont et de leur identité. Mais leurs relations avec les hommes sont difficiles. Un père indigne appelle la fille qu’il a toujours dédaignée en urgence, un époux se révèle un amant jaloux et faible, un autre vole sa petite amie et accepte qu’elle se prostitue.

            Le récit réaliste mêle des éléments du récit fantastique, le rêve se confond parfois avec la réalité.

Et un symbole fort court à travers le récit qu est celui de l’oiseau : ainsi le père déchu dort dans un arbre, une buse menaçante attaque l’époux jaloux et tourmenté, et des corbeaux annoncent le danger et les mauvaises nouvelles. Khady Demba tente de s’envoler mais s’écrase figure contre le sol. Une mère à moitié folle voit des anges partout. Vouloir voler, s’envoler, est à la fois signe de déraison et de sagesse. L’être humain est de part en part traversé par le désir, inlassable voyageur, infatigable migrateur au risque même parfois de sa vie. Aller voir ailleurs si j’y suis, si quelque chose de moi s’y trouve que je ne connais pas encore. Au risque de me trouver comme de me perdre….

 

J’ai bien aimé ce roman , très fort, avec très peu de dialogues, qui demande parfois quelque effort mais qui procure beaucoup de plaisir tant la langue est belle. Car Marie NDiaye écrit très bien, ses phrases sont ciselées, ses métaphores poétiques. Je lirai d’autres livres d’elle c’est sûr.

 

Par Anis - Publié dans : Portraits de femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume

Livres du challenge

Femmes du mondel ogo 

 

 

Challenge "Femmes du Monde

 

 

 

Nouveau challenge qui vise à faire connaître les femmes du Monde entier. Sur chaque continent des femmes écrivent, combattent et témoignent. A vous de relayer leurs voix ! 

  

                            Le blog créé pour ce challenge

 

Les articles resteront la propriété de leur auteur et devront d'abord être publiés sur un blog personnel puis envoyés à l'adresse qui vous sera communiquée lors de l'inscription pour être publiés en copie sur le blog commun. 

 

  Dépôt des candidatures et des billets ici !

 

Afrique 

Amérique

 

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Océanie 

Présentation

Articles sur la toile ; femmes

Et ils sont passés où mes livres ?

 Littérama 

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Adam (Olivier) Passer l'hiver

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena) Battement d'elles  Mal de pierres  Mon voisin - Quand le requin dort

Aubenas (Florence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique  La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane) Emma  Mansfield Park  Northanger Abbey  Orgueil et préjugés  Persuasion)  Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdottir(Kristin Marja) - Chaos sur la toile - Karitas, sans titre

Barbery(Muriel) L'élégance du hérisson

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François) Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert)La chute  –La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude) La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Chandra (Vikram) Le seigneur de Bombay

  Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette -  Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barbara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Claudel (Philippe) Au revoir, Monsieur Friant J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                Le café de l’Excelsior - Le rapport de BrodeckLes âmes grises Meuse l’oubli

Coe (Jonathan) - La pluie avant qu'elle tombe -Testament à l'anglaise - La femme de hasard

Cunningham (Mickaël)Les heures

Cusk (Rachel) Arlington Park

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kéthévane) - La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé -King Kong théorie

Devi (Ananda) -Le sari vert

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite) L’amant. L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique- Le vice-consul.

.E

El Saadawi(Nawal) -   Ferdaous, une voix en enfer

Esquivel (Laura) Chocolat amer

F

Ferney (Alice) Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse  L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos(David) La délicatesse

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes

Gavalda (Anna) Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) Eldorado  – Sous le soleil des Scorta -

Dans la nuit Mozambique

Germain (Sylvie) Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

H

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne) Chocolat

Herbjørg Wassmo –La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu)Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)Auprès de moi toujours  Les vestiges du jour Nocturnes

 

J

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)Alouette -1991

Krauss(Nicole) - La grande maison

Kristeva (Julia) -  Colette, un génie féminin

Kumari(Bharti) -Mon école sous un manguier

L

 

Lafayette (Madame de) - Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles

Larsson (Stieg)Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lévine(James.A) Le cahier bleu

M

MacDonald (Ann-Mary) – Le vol du corbeau  

MacCann(Colum) - Et que le vaste monde poursuive sa course folle...

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï) La musique d’une vie  La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD 

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

Miyabe (Miyuki) La librairie Tanabe  

Montero(Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni) Beloved - Un don -

Munro (Alice) -Les fugitives

Minoui (Delphine)Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

Nothomb(Amélie) Cosmétique de l’ennemi  La métaphysique des tubes  Les catilinairesl  Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur

 O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

Orstavik(Hanne) - Amour

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Oksannen(Sofi) -Purge

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

 

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

 

Pancol(Katherine) Et monter lentement dans un immense amour  J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Percin (Anne) - Le premier été

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Q

R

 

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

 

Ridgway(Keith)Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip)Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos)L’ombre du vent

S

 

Saabye Christensen (Lars)Le Demi-frère

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

Sarraute(Nathalie) - Les fruits d'or

Schlink (Bernard) - Le liseur

Sévigné (Madame de) - Je vous écris tous les jours...

Shaffer(Mary Ann) & Barrows(Annie) -Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Shalev(Zeruya) -Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Stockett (Kathryn) - La couleur des sentiments

Strasser (Todd) La vague – Etats-Unis

 

T

 

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William)En lisant Tourgueniev

Tunström(Goran) -L'oratorio de Noël

U

Undset (Sigrid) Printemps

V

 

 

Vafi (Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)No et moi - Les jolis garçons

 

 

W

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia)La promenade au phare -Une chambre à soi

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

 

Zusak (Markus) - La voleuse de livres

 

 

 

 

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Des idées de lecture


"Les mots d'un livre ne forment pas davantage un bloc que les jours d'une vie humaine, aussi abondants soient ces mots et ces jours; ils dessinent juste un archipel de phrases, de suggestions, de possibilités inégalées sur un vaste fond de silence."
Sylvie Germain - Magnus

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