L'histoire littéraire des femmes

     yourcenar  sagan    hélène Bessette    

CColette   sarraute  duras           

"Les femmes dans les livres scolaires

Les textes de femmes représentent 6% de l’ensemble. Quelles sont les écrivaines les plus prisées ? Le choix paraît bien figé et traditionnel. Il reflète d’ailleurs les listes officielles ds ministères, listes d’auteurs à lire, dans lesquels figure une extrême minorité de femmes. Mais la couche de poussière est double. Car non seulement les manuels (les anthologies également…) tendent à reprendre les mêmes écrivaines, mais en plus tendent à reprendre les mêmes textes. Paresse ? Conditionnement ? Manque de curiosité vis-à-vis de l’histoire littéraire ?

Voici donc les quatre élues : Colette (elle est nettement la plus présente), Anna de Noailles, Georges Sand, Marie de Sévigné.

[…]

Dans l’histoire littéraire

Quelle est la place qui leur est accordée dans l’histoire littéraire ? Minoritaire bien sûr. Deux phénomènes vont jouer : l’occultation et la réduction. L’occultation, c’est-à-dire le fait de rejeter, gommer, ignorer telle ou telle écrivaine, mais aussi un mouvement ou un genre.

La réduction, c’est-à-dire le fait de réduire exagérément l’importance de telle ou telle écrivaine, mais aussi celle d’un mouvement ou d’un genre."

 Les Femmes dans les livres scolaires de Brigitte Crabbé

                                  

Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 09:18

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Challenge Paris, je t'aime

est orchestrée par  L'Ogresse de Paris

 

 

  

Si j'étais un monument de Paris, je serais....Bibliothèque St Geneviève Paris.jpg. la bibliothèque sainte Geneviève a été ouverte le 2 février 1851 mais existe en tant que bibliothèque (Bibliothèque de l'Abbaye Sainte Geneviève) depuis le VI e siècle.

 

Si j'étais une photo de Paris, je serais... La pyramide du Louvre, le soir.

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Photo de JG Evrot.

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

Si j'étais une chanson sur Paris, je serais... Paris de Camille. Camille qui a quelques démêlés avec notre capitale.

 

 

 

Si j'étais un livre dont l'histoire se déroule à Paris, je serais... Octave Mouret et les femmes dans "Au bonheur des dames" de Zola

Au bonheur des dames de Zola

 

Si j'étais un tableau dont le décor est Paris, je serais... cet ensemble de tableaux présentés par des femmes ou peints par elles au temps de Marcel Proust...

 

 

 

 

Si j'étais une rue de Paris, je serais...

Une rue qui porte un nom de femme. Simone de Beauvoir, Dalida, Marie Curie, Joséphine Baker ou Françoise Dolto sont d'ores et déjà très connues mais personne ou presque ne se souvient de Lili Boulanger, Maryse Hilz ou Eugénie Eboué . Toutes ces femmes ont donné leur nom à des rues de Paris. Aujourd'hui, 4 000 rues de Paris portent des noms masculins contre seulement 200 pour des femmes...  

 

Si j'étais un musée de Paris...

Beaubourg bien sûr, j’y vais très souvent. C’est un lieu vivant et passionnant.

 

Si j'étais un film tourné à Paris, je serais...

Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.  qui est un film français réalisé par Jean-Pierre Jeunet et sorti en 2001. Il s’agit d’une comédie romantique écrite par Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant avec Audrey Tautou dans le rôle-titre. Le film avait eu un très gros succès et représente la vie contemporaine à Paris dans le quartier de Montmartre. Il s'agit d'un des plus gros succès mondiaux pour un film français.

 

Par Anis - Publié dans : Auto blog
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 10:09

Claire Keegan, les trois lumières

Une petite fille est conduite par son père dans la famille Kinsella, des fermiers du Wewbridge, car sa mère, à nouveau enceinte, va vientôt accoucher.

On pourrait résumer cette grande nouvelle par les mots de John Kinsella : « Il a perdu une occasion de se taire ». Car tout est là dans cette économie de paroles, dans cet art de dire l’essentiel sans les mots mais tout de même avec eux puisqu’il s’agit ici d’une œuvre littéraire qui joue magnifiquement avec l’ellipse et le non-dit : une lumière particulière au bord de la mer, une main tendue, un sourire, une corvée partagée en commun

Au fond, même les secrets les mieux gardés finissent un jour par être découverts. Le drame qui a bouleversé la famille Kinsella affleure tout au long de la nouvelle pour être dit à la fin mais il s’annonce par d’innombrables détails, par ce qui est tû, par les silences : les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l’attitude de Mrs Kinsella lors de leurs sorties à la ville voisine… La vérité est aussi dans ce qui est caché. Les actes, cependant valent mieux que les paroles, car dans une valise oubliée, celle de l’enfant dans le coffre de la voiture de son père, lorsqu’il s’en va, se dit toutes les relations d’un père à sa fille. Toute la négligence et l’abandon. D’ailleurs, pour décrire un nouveau monde, « de nouveaux mots sont nécessaires » à l’enfant qui va devoir apprendre.

            Ce  court roman est aussi roman d’apprentissage, car si l’enfant doit réapprendre le monde et ses codes, elle découvre une attention à l’autre, une qualité d’écoute qu’elle ne connaît pas. Et c’est la condition des femmes qui est ici esquissée, il ne faut pas oublier que l’avortement est interdit en Irlande, et le divorce très récemment autorisé. La mère est accablée de grossesses, elle doit accoucher d’un enfant après l’autre et a peu de temps pour s’occuper de sa fille. La misère sociale entrâve ici rééllement l’épanouissement des enfants.

Edna Kinsella n’a pas d’enfant et elle peut s’occuper réellement de la petite fille qui lui est confié. Elle est d’un autre milieu social et ne manque de rien. Même si comme toutes les femmes de son temps, elle s’occupe des travaux domestiques, elle jouit de toute liberté pour le faire.Et de réels liens de respect et d’attention la lient à son mari.

 Il existe un autre monde, cela maintenant l’enfant le sait et on peut parier que, malgré la séparation inévitable et annoncée depuis le début, elle ne l’oubliera jamais et que cette révélation certainement va la porter.

Claire Keegan bat en brèche également la sacro-sainte famille irlandaise. La famille ici est celle qu’on se choisit, et elle a beaucoup plus d’importance que la famille biologique. Elle est celle qu’on crée à travers une filiation spirituelle.

Magnifique coup de cœur donc.

coup de coeur       Challenge voisins voisines Et participation au défi de Kathel pour l'Irlande.                   

Par Anis - Publié dans : Individu et société - critique sociale - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 10 traits de plume
Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 08:50

Dans l’or du temps de Claudie Gallay – Editions du Rouergue, 2006, repris en poche éditions Babel

Dans une maison en Normandie, en bord de mer, un couple s’installe avec leurs deux filles.  L’homme, le narrateur, rencontre alors une vieille dame, Alice Berthier, lourdement chargée et lui propose de la raccompagner chez elle. Commence alors une étrange relation entre les deux. L’homme est à une période cruciale de sa vie où il s’interroge sur le sens de ses choix et la profondeur de ses engagements et Alice Berthier, sentant approcher la mort, sent le besoin de confier à cet inconnu le secret qui a rongé sa vie d’adulte. La distance ainsi créée permet à chacun de retrouver soi en l’autre, dans une confession toujours différée.

            Là encore, comme dans le roman « Rosa Candida » c’est une femme auteur qui se met dans la peau d’un homme, et qui plus est un homme vivant une crise dans son couple. Il est indécis, il ne sait pas, il découche, il tergiverse,  à sa compagne de s’occuper des filles.  Il a l’impression de n’avoir rien décidé, ni sa paternité, ni cette maison en Normandie. Rien.

D’ailleurs c’est un leitmotiv, à chaque fois que quelqu’un lui demande quelque chose, il répond qu’il ne sait pas. Mais il n’arrive pas  non plus à mettre de mots sur son malaise, ni à véritablement exprimer ses sentiments.

 Anna, la compagne du narrateur, s’insurge contre les modèles que reproduisent ses filles, elle déteste les voir jouer à la poupée, à la dinette ou lire Martine. Mais comment lutter ? « On offre toujours des poupées aux filles ». D’ailleurs le narrateur l’avoue, les femmes sont bien plus fortes que les hommes. Elles décident, elles s’occupent des enfants. Elles ne peuvent pas s’octroyer le luxe du doute, du malaise, partir pendant des heures sans dire où elles vont. Anna peut pleurer, tempêter, qu’à cela ne tienne, mais elle doit tenir. Elle, au contraire, exprime ses doutes, ses interrogations, dit combien elle est blessée.

Les femmes de ce roman ont ce statut particulier d’être reliées au regard des hommes, à leur désir. Alice avoue que les femmes commencent à mourir bien avant d’être mortes  mais dès qu’elles commencent à vieillir et qu’aucun homme ne les désire plus. Elles sont dans une relative passivité jusqu’au moment où le désespoir et la colère leur insufflent une force ou une folie dont elles ne se croyaient pas capables. Car les hommes ont aussi un terrible pouvoir dit le livre… Il retrace aussi la découverte de la civilisation des Indiens Hopis en Arizona par les intellectuels de l’époque, André breton notamment et donne un panorama des croyances des Indiens.

J’ai surtout été intéressée par l’aspect documentaire de cette œuvre plus que par l’œuvre littéraire elle-même. Je n’ai pas retrouvé la magie des « Déferlantes » que j’avais vraiment adoré. D’ailleurs, j’avais aussi commencé « L’amour est une île » que j’ai abandonné tellement il m’ennuyait. C’est normal d’ailleurs, un auteur ne peut produire un chef-d’œuvre à chaque fois.

Par Anis - Publié dans : Quand une femme écrit dans la peau d'un homme - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 09:28

 

 

 

Rosa Candida de Audur Ava ÓlafsdÓttir roman traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson (Afleggjarinn), 2007 et Zulma 2010

Arnljótur, 22 ans à peine, perd sa mère dans un tragique accident de voiture. Il décide de quitter alors son pays natal, les champs de lave remplis de mousses, et le jardin qu’il avait créé avec sa mère, pour aller restaurer le jardin d’un monastère célèbre pour sa roseraie, et une variété rare de rose à huit pétales nommée Rosa Candida. Il emporte des boutures avec lui et une photographie …

            Le narrateur est un jeune  homme tout au long du récit qui livre ses interrogations et ses idées sur les femmes. Sachant que l’auteur est une femme, il est tout à fait intéressant d’examiner la façon dont elle pense qu’un homme pense. Elle essaie de se mettre dans la peau d’un homme, et se sert pour cela de ce qu’elle-même a observé des hommes en tant que femme. Qu’en ressort-il donc ? Et ce portrait d’homme est-il convaincant ?

            D’ailleurs ce jeune homme nous dit combien il se sent en porte-à-faux avec les clichés habituels de la virilité. Il se sent différent des hommes de la famille qui savent construire un trottoir, tirer un câble, fabriquer des portes pour un placard de cuisine, et en déduis donc qu’il n’est pas fait pour la vie de couple. Il ne sait pas non plus changer une bougie ni une courroie et ne s’est jamais intéressé aux moteurs. C’est d’ailleurs pourquoi il se sentait plus proche de sa mère qu’il aidait à jardiner.

Toutefois, il évoque la soi-disant capacité des femmes à se livrer et à parler de leurs états d’âme et de leur famille et à faire le lien entre les générations. La femme est gardienne du foyer et de la mémoire familiale. Il confie au lecteur sa perplexité devant la vie affective des femmes qu’il trouve très complexe et leurs réactions souvent imprévisibles. D’ailleurs il se méfie de l’aptitude des femmes à l’interprétation et donc à la méprise.  Pour lui c’est beaucoup plus simple, il est hanté par le corps des autres, plusieurs fois par jour précise-t-il, et pas seulement le corps des femmes, celui des hommes aussi.

Alors qu’est-ce qu’être un homme ?

« C’est pouvoir dire à une femme de ne pas se faire de soucis superflus. » Etre rassurant et fort, c’est entendu.  Mais le personnage va évoluer au fil du récit et l’expérience qu’il va mener dans ce village lié au monastère risque bien le changer en profondeur et en même temps faire évoluer ses clichés sur la masculinité et la féminité en même temps qu’il apprendra à faire la cuisine.

J’ai été très surprise en lisant ce livre, je pensais qu’il s’agissait d’un livre racontant une expérience mystique par le biais des roses, et bien que nenni. Je n’ai pas été déçue d’ailleurs, j’ai pris un grand plaisir à lire ce livre, j’ai beaucoup ri aussi. Je l’ai refermé à regret.

Challenge voisins voisines

 

Par Anis - Publié dans : Quand une femme écrit dans la peau d'un homme - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 12 traits de plume
Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 09:10

Fugitives  de Alice Munro            Nouvelles           Editions de l’olivier 2008

Runaway 2004 traduit de l’anglais (Canada) par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso

 

Toutes les femmes de ce récit se retrouvent confrontées à une image d’elles-mêmes avec laquelle elles sont profondément en conflit. Face à une société qui ne leur laisse pas le choix, face à des compagnons qui reproduisent les modèles hérités de leur père et se remettent peu en question, elles choisissent la fuite. Parce qu’il y a peu de place pour leurs aspirations et leurs désirs, elles préfèrent escamoter les problèmes afin de pouvoir survivre. Même si au fond, elles ne font que déplacer la cause de leur souffrance. Ce recueil contient des nouvelles qui ont pour cadre les années 60. Les femmes commencent à prendre une nouvelle place dans la société, mais les traditions sont encore très vivaces, ainsi dans une des nouvelles, dit-on d’une étudiante brillante qu’il est dommage qu’elle soit une fille, car si elle se marie, tout son labeur et celui de ses professeurs sera réduit à néant, et dans le cas contraire, si elle ne se marie pas, elle deviendra probablement triste et solitaire, perdant ses chances d’avancement au profit des hommes. Assumer ses choix de vie est aussi plus facile pour un homme : « Les choix bizarres étaient tout simplement plus faciles pour les hommes dont la plupart trouveraient des femmes heureuses de les épouser,  tel n’était pas le cas en sens inverse. »

Alice Munro parle aussi avec beaucoup de justesse de cette rage qu’éprouve cette héroïne face à l’opinion commune qui veut que les femmes soient « belles, adorables, gâtées, égoïstes, avec un pois chiche à la place du cerveau. » C’est ainsi qu’une fille doit être pour qu’un homme en soit amoureux. Ensuite, elle céderait son égoïsme pour l’affection inconditionnelle qu’une mère doit à ses enfants.

Bien sûr les représentations sur le rôle des femmes et leur prétendue « nature » a beaucoup évolué en Occident et au Canada certainement.

Alice Munro évoque avec beaucoup de finesse  également, les occasions perdues, les dialogues impossibles, et la façon dont les émotions, les sentiments peuvent produire des changements dans l’air, dans la luminosité, dans le contour des objets, dans le monde autour de soi.

J’ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles à la mélancolie souvent poignante. Les femmes y sont incapables d’aller au bout de leurs désirs, de leur révolte, parce que cela leur demande beaucoup trop d’énergie ou parce qu’elles ne peuvent supporter la rupture avec leur milieu social et la solitude que cela implique.

coup de coeur

Alice Munro est née au Canada en 1931. Lauréate de nombreux prix littéraires, admirée par Joyce Carol Oates et de nombreux autres écrivains, elle est considérée comme l’un des plus grands écrivains anglo-saxons  de notre époque.

Femmes du mondel ogo

  

Par Anis - Publié dans : Destins de femme - penser la différence - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Dimanche 14 août 2011 7 14 /08 /Août /2011 11:15

 

Nicole Krauss – La grande maison – Editions de l’Olivier- 2011

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Paule Guivarch

Les personnages de cette histoire sont liés par un lien invisible et leurs destins vont se croiser à la  faveur des migrations d’un mystérieux objet. Les soubresauts de l’Histoire accompagnent Lotte Berg dans sa fuite hors de l’Allemagne nazie vers l’Angleterre. Nadia, en mal d’inspiration, part en Israël à la recherche d’un bureau pour écrire. Isabel, une américaine, vient étudier à Oxford et rencontre Yoav, fils d’un antiquaire, juif errant qui va de ville en ville, d’un pays à un autre, depuis la mort de sa femme. A Jérusalem, un père écrit à son fils et tente de briser le mur d’incompréhension qui s’est élevé entre eux  au fil des années.

Au fond, nous sommes tous reliés les uns aux autres.  Nos destins individuels sont façonnés par l’Histoire. Il est toujours  stupide de l’ignorer. La dimension politique des actes individuels est le lien qui nous unit. Ce que l’un fait se répercute sur l’autre. L’indifférence à l’autre, l’oubli du bien commun et de l’intérêt collectif sont à la racine du mal. Même l’amour, épris de singularité, possède une dimension politique car il ne peut se vivre en dehors de la société dans laquelle il naît et se développe. L’Holocauste brisa les liens familiaux, et fut à l’origine de nouvelles migrations et de la création de l’Etat d’Israël.

 Quel est le lien de l’écriture avec l’Histoire ? Pourquoi chacun de ces personnages écrit-il ? Le pouvoir de l’écriture n’est-il pas une illusion ? Que doit-on être prêt à sacrifier à ce pouvoir démiurgique ? L’écriture peut-elle nous aider à nous  reconstruire ? Telles sont les questions au cœur de ce récit que j’ai parfois trouvé un peu long et bavard, plus dans la démonstration que dans l’émotion si  l’on excepte la lettre du père à son fils. La forme et le projet sont vraiment intéressants, la narration souvent intelligente mais pour moi la rencontre n’a pas eu lieu.

 

Par Anis - Publié dans : Des individus pris dans l'histoire - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 8 traits de plume
Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 09:21

Zeruya Shalev Mari et femme –traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz

Gallimard 2OO2 pour la traduction française folio n° 4O34

Zeruya Shalev est née en 1959 dans un kibboutz en Galilée. Elle a fait des études bibliques. Mariée, mère de deux enfants, elle vit et travaille à Jérusalem en tant qu’éditrice.

          Aama et son mari Oudi sont un couple comme tant d’autres, ni heureux, ni malheureux jusqu’au jour où les frustrations accumulées atteignent un trop plein et précipitent la chute du couple. Qui a raison, qui a tort dans un couple où chacun est à tour de rôle victime et bourreau ? Nul ne peut le dire. La narratrice raconte la genèse de ce couple, son acmé et sa lente décomposition. Son analyse des sentiments de culpabilité, de la part que chacun met dans la relation, de l’image de soi que l’on demande à l’autre de valider en permanence sonne assez juste. La question n’est pas de savoir si on aime, mais comment on aime, et si l’autre aime cet amour.  L’auteur fait dire à un de ses personnages que souvent on se plaint pour se dispenser d’agir, afin que l’autre dirige notre vie à notre place et nous décharge du lourd fardeau de notre liberté. Dis-moi qui je suis et ce que je dois faire et je t’aimerai en retour. Les prises de conscience de la narratrice sont salutaires car elle l’aide à faire le point sur sa propre vie. Elle se rend compte qu’elle a davantage agi selon les désirs (supposés) de son compagnon que selon les siens propres et que cela provoque en elle du ressentiment et des regrets. Ce qu’elle a fait, elle l’a fait pour lui plaire et le garder et non pour réaliser ses aspirations et ses désirs. Elle se rend compte que c’est plutôt l’inverse qu’il faudrait faire : se réaliser et être aimé pour ce que l’on est et non pour ce que l’autre aimerait voir de soi. Ou ce que l’on croit qu’il aimerait, car il s’agit parfois seulement de nos propres fantasmes.

Ce livre n’a pas été un coup de cœur mais j’en ai apprécié la lecture. Il livre d’autre part un aperçu de la société israélienne et des relations entre les hommes et les femmes, des difficultés du couple, qui sont assez universelles dans un milieu qui n’est pas forcément très religieux même si des passages de la bible y sont cités parfois. La question de savoir si le mariage est une institution propre à consolider les liens ou à perpétuer l’amour est une question depuis longtemps débattue. La plupart des auteurs ont répondu par la négative. Le désir est désir de changement et de mouvement ; il n’y a en lui aucune parcelle d’éternité. Les seules associations durables sont celles qui reposent essentiellement sur autre chose que l’amour qui lui-même est une invention assez récente.

Femmes du mondel ogo

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 23:50

Colum Mac Cann    Et  que le vaste monde poursuive sa course folle    10/18  domaine étranger

Let the great world spin, 2 009 – Belfond 2OO9 pour la traduction française

Colum Mc Cann est né à Dublin en 1965 et vit aujourd’hui à New York. « Et que le vaste monde poursuive sa course folle », a remporté le National Book Award.

Le roman est basé sur un fait réel : le 7 août 1974, Philippe Petit, funambule, a marché sur un câble entre les tours du World Trade Centre. Le funambule en a fait un récit personnel dans son ouvrage Trois Coups (Herscher, 1983). Le titre du roman « Et que le vaste monde poursuive sa course folle vers d’infinis changements » est emprunté au poème Locksley Hall d’Alfred Lord Tennyson.

Ce roman polyphonique s’articule autour de cet événement extraordinaire auquel vont assister ou prendre part les différents personnages du roman avec pour toile de fond New York, ville tentaculaire, cruelle et magnifique d’où s’élancent les Twin towers, symboles de l’Amérique triomphante. Dans la solitude de la grande ville, des personnages se côtoient, se frôlent parfois sans se connaître, s’ignorent le plus souvent : femmes ayant perdu leurs enfants pendant la guerre du Vietnam, prostituées sur le retour, junkies, prêtres ouvriers. Les fils se croisent pour former la trame du récit, tel ce câble tendu au-dessus du vide, au-dessus du monde. Temps arrêté et suspendu, moment de poésie et de beauté pure. Des événements en spirale s’enroulent autour de cette journée, des moments décisifs dans la vie des gens, des rencontres et des ruptures. Et ainsi va le monde, dans sa course, indifférent aux destinées humaines.

C’est un roman très bien construit, très bien écrit, que j’ai lu dans le cadre du challenge « New York » d’Emily. Mais je n’ai pas ressenti de grande émotion, il me faut bien l’avouer, même si j’ai admiré les prouesses d’écrivain .

   

Jusqu'au 1er novembre

Challenge d'Emily , New York, New York

 

Par Anis - Publié dans : Les hommes écrivent, les femmes les lisent - Communauté : Lecture sans frontières
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 8 traits de plume
Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 14:07
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de pattes
je profite d'une connexion internet provisoire sur mon lieu de vacances ....
Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows
The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society 2008
NiL editions, 2009 1O/18 domaine étranger
Mary Ann Shaffer est née en 1938 en Virginie occidentale. C’est lors d’un séjour à Londres en 1976 qu’elle s’intéresse à cette île où elle se rend peu après. Elle co-écrit avec sa nièce Annie Barrows qui est elle-même auteure de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer meurt peu avant la publication de son livre en 2OO8.
Le titre ne rend pas bien compte de l’importance de la nourriture dans ce livre, puisqu’il omet de signaler qu’il s’agit de tourtes aux épluchures de patates. En effet, les membres de ce club de lecture n’utilisent les épluchures que pour donner un peu de craquant à cette tourte fourrée aux pommes de terre. C’est une grande négligence de la part des éditeurs à mon avis.
Les livres dans cette histoire sont l’occasion de rencontres, et d’anecdotes toutes plus savoureuses les unes que les autres. Ils font partie de la vie, permettent de mettre des mots sur des émotions et de partager avec d’autres des idées sur la vie, des convictions et des valeurs autant qu’ils permettent d’oublier aussi la cruauté de la guerre. Les membres de cet étrange cercle, né une nuit dans des circonstances particulières que je ne vous révèlerai pas ici, habitent tous l’île de Guernesey occupée par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale. C’est par un échange de lettres que Juliet, écrivain connue pendant la guerre grâce à ses éditoriaux dans un journal anglais, va nouer des relations amicales avec ce cercle et décider d’un voyage sur l’île qui risque fort de changer sa vie. En effet, la guerre est terminée et Juliet cherche un sujet pour écrire un livre. L’Europe émerge encore d’un tas de décombres fumantes, et les prisonniers des camps commencent à rentrer chez eux. Tout est à reconstruire, la folie nazie a laissé l’Europe exsangue, et les jeunes gens n’ont connu que la peur, la faim ou l’horreur. Si pour les victimes des camps certaines plaies sont impossibles à panser, pour d’autres l’espoir naît à nouveau et l’envie d’aimer.
On quitte ce livre comme on quitte un ami avec un peu de vague à l’âme mais avec bonheur aussi. Il renoue avec talent avec le genre épistolaire, on se surprend à regretter la lenteur du courrier, les attentes et les espoirs qu’une lettre peut susciter, face à la rapidité et la brièveté des e-mails. Ce livre est un bonheur de lecture, un moment heureux, où l’on partage avec ces gens du commun  une même dignité, la reconnaissance de sa propre existence et de sa valeur. Les héros ici sont ordinaires, et les actes de bravoure  quotidiens. Il est dommage que l’auteur qui a porté et mûri ce projet pendant toute une vie n’ait pu assister au succès de son livre…
Un coup de cœur donc…
coup de coeur
 

 

 

Par Anis - Publié dans : Des individus pris dans l'histoire - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 11 traits de plume
Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 21:34

Tout baigne !

Par Anis - Publié dans : Auto blog - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 13 traits de plume
Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 11:20

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Liesel Memingen parvient à échapper à la mort par trois fois. Cette particularité – cette chance ou ce hasard – lui a valu un intérêt particulier de la narratrice . Car celle qui raconte est la mort. Elle raconte le destin terrible et magnifique d’une petite fille allemande, voleuse de livres, dans l’Allemagne nazie.

 

Les mots. « Pourquoi fallait-il qu’ils existent ? Sans eux, il n’y aurait rien de tout cela. Sans les mots, le Führer ne serait rien. Il n’y aurait pas de prisonniers boitillants. Il n’y aurait pas besoin de consolation et de subterfuges pour les réconforter. »

 

« La voleuse de livres » est un livre magnifique sur les mots, leur violence et leur douceur, leur pouvoir de destruction et de création. Il y a des mots qui disent la haine et le chaos, d’autres qui disent l’amour et le pardon.

C’est par le pouvoir des mots que furent embrigadés des milliers d’enfants et d’adolescents dans les jeunesses hitlériennes,  grâce à leur pouvoir de persuasion et d’adhésion mais aussi leur pouvoir de contrainte : Markus Suzak montre ce qu’il en coûtait à ceux qui refusaient d’adhérer : vexations, menaces, mise à l’écart et parfois mort économique.

            Hitler, lorsqu’il parlait, galvanisait les foules. Il savait utiliser toutes les ressources du langage pour séduire, persuader et ramener à soi un auditoire conquis par sa parole.  Il était maître de la rhétorique.  Sa puissance fut telle que ses paroles devinrent des actes, et que ce qu’il commanda advint. Les camps de la mort par exemple, ce lieu, Dachau, où dans le livre, marchent des Juifs épuisés et hagards. Ce maillage serré de la société allemande, où tout et tout le monde est contrôlé en permanence ou dénoncé, à la merci des mots d’un autre.

            Mais si les mots peuvent détruire, ils peuvent aussi créer, porter une vision à travers une œuvre, faire naître un monde.

C’est pourquoi Hitler fit brûler sur les places publiques les livres interdits car il avait compris plus que tout autre le pouvoir subversif des mots : ces mots tracés par Liesel Memingen ou par Max,  (d’ailleurs quelle plus belle parabole que ce livre Mein Kampf dont un Juif recouvrit les pages de peinture blanche pour y tracer ces mots à lui). La résistance s’organise avec d’autres mots, des mots d’amour pour l’humanité souffrante, des mots de colère et d’espoir.

            Une fillette, ainsi sauva un livre du charnier et un homme de la mort. Elle assista à la fin du Monde et à son embrasement.

            Mais pourquoi voler des livres me direz-vous ? Parce que voler c’est transgresser les lois d’une société, et lorsqu’elle est injuste, voler c’est résister. C’est pourquoi elle fut « la voleuse de livres ».

 

Et puis dire merci encore  à ce pouvoir d’évocation des mots, aux auteurs, ces enchanteurs, dire encore mon amour profond pour la littérature.

 

coup de coeur

 

Par Anis - Publié dans : Les hommes de ma vie...littéraire - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 8 traits de plume
Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 10:23

 

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La ballade de Lila K de Blandine  Le Callet – éditions Stock – 2010

 

 

 

Lila, la narratrice, raconte à travers ce récit, la lutte qu’il lui a fallu mener pour réapprendre à vivre depuis le jour où, bébé, de mystérieux hommes en noir l’ont arrachée à sa mère. Lila ne supporte pas la promiscuité, le bruit et les odeurs des autres, s’alimente difficilement mais est prodigieusement douée pour apprendre. Elle n’a qu’une seule quête, retrouver sa mère afin de pouvoir répondre à ces questions lancinantes qui la tourmentent :  pourquoi sa mère a-t-elle été arrêtée, qu’a-t-elle fait et où est-elle ? M. Kauffmann, son mentor, ne veut pas lui répondre, il l’initie à la lecture des livres qui sont en voie de disparaître, remplacés par des exemplaires numérisés, son éducateur , Fernand, conformiste mais dévoué veille sur elle mais se tait lui aussi. Tout semble venir de la Zone, ce monde violent et hostile extra-muros

Et c’est un bibliophile patenté qui la mènera vers son terrible secret…

 

Ce livre est magnifique, il faut le dire encore une fois. Il m’a fait penser à « Auprès de moi toujours » de Kazuo Ishiguro, parce qu’il utilise les ingrédients et les ficelles des romans de SF sans en être tout à fait un. Il est davantage un roman d’initiation et de suspense même si une critique se joue en filigrane des travers de nos sociétés, de notre obsession de la santé, de l’hygiène et de la sécurité. Il est traversé aussi par la question de la filiation : jusqu’où peut-on aimer ses parents, les comprendre et leur pardonner ? Quelle est la part de responsabilité de la société et de l’individu dans les tragédies familiales ? Comment devient-on un parent maltraitant ? C’est peut-être la question centrale du livre : comment peut-on faire du mal à ceux qu’on aime ? Ou peut-on aimer celui ou celle à qui l’on fait du mal ?

Blandine Le Callet ne juge pas, loin de tout manichéisme, elle tente seulement de comprendre…

 

coup de coeur

 

Par Anis - Publié dans : Les mères - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 11 traits de plume
Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 15:54

 

littérature au fémininLa communauté "Littérature au féminin" accueille quelques jeunes écrivaines dont Laëtitia Déprez. J'ai lu son premier roman que j'ai dévoré de la première à la dernière page et en ai profité pour lui poser quelques questions.

 

"Dominique jeune secrétaire joyeuse et gourmande, essaie de profiter de la vie. Son boulot ne la passionne pas et son patron lui est complètement indifférent mais il faut bien gagner sa vie. Pourtant, de menus incidents, le comportement étrange de son patron vont lui mettre la puce à l’oreille. Louis victime d’hallucinations sombre lentement dans la folie. Elle va tenter de lui venir en aide…"

 

 

     Est-il plus facile de dresser le portait d'une femme lorsque, comme vous, les deux personnages principaux sont un homme et une femme ?

Même si dans l'écriture, il faut se mettre « dans la tête » de ses héros, ce n'est pas plus facile d'écrire sur un personnage féminin plutôt que masculin. Je serais même tentée de dire que c'est le contraire. En effet, il est intéressant et même un peu jouissif de penser et de réagir comme un homme. La distance se fait automatiquement. Et c'est un peu comme un jeu de rôle.

Tandis que pour le personnage féminin, j'ai toujours peur de tomber dans l'identification. C'est un vrai piège. J'écris de la fiction, pas une autobiographie. Je me dois d'être tout le temps à l'affût afin que mon héroïne ne me « vole pas mes pensées ». Je ne dois pas la trahir non plus et toujours la faire agir et parler en accord avec sa personnalité et son caractère. D'ailleurs, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit... C'est un vrai travail et je suis contente quand mon héroïne me surprend moi-même, cela veut dire qu'elle a pris le pouvoir, qu'elle est devenue un véritable personnage, avec de la consistance.

    
Votre personnage féminin est très dynamique au contraire du personnage masculin qui peu à peu sombre dans la folie. Est-ce que cela a une signification particulière pour vous ?

Il est vrai que pour moi, les femmes sont plus dans le mouvement que les hommes. Mes personnages en sont le reflet. Louis est dans la retenue et la solitude. Il me fallait un contre-point avec un personnage profondément ancré dans la parole et l'échange. Ce ne pouvait être qu'une femme !


    
Le personnage féminin est particulièrement altruiste, pensez-vous que cela soit un trait de caractère propre aux femmes ?

Je ne pense pas que ce trait de caractère soit exclusivement féminin, heureusement. Mais il est certainement plus naturel chez les femmes... Plus instinctif...


    

Pourrait-on dire d'ailleurs qu'elle est "maternante" vis à vis de son patron

?

Oui, elle est maternante. Un peu trop parfois ! C'est à la fois une qualité et un défaut que l'on retrouve souvent chez les femmes. Mais il faut dire que c'est aussi un trait de caractère que les hommes recherchent...

Pour mon personnage, c'était indispensable. Car on a beau être altruiste, il faut tout de même être particulièrement maternante pour s'attacher à un homme revêche et parfois même antipathique comme Louis. C'est le complexe du sauveur, plus il sombre, plus il paraît perdu, plus elle s'attache à lui. Les femmes fuient rarement devant ce genre de situation, au contraire, comme Dominique, elles s'investissent encore plus.


     Auriez-vous pu, ou avez-vous été tenté, d'inverser les rôles, un homme fort et une femme instable psychologiquement ?

Cette idée ne m'a même pas traversé l'esprit... La distribution des rôles était évidente !


     Cela aurait-il eu à votre avis la même portée ?

En effet, je pense que le livre n'aurait rien à voir. Il aurait certainement perdu en force et en humanité. Pour moi, un « homme fort » qui sauve une « faible femme », ça ne revêt pas les mêmes enjeux et ne pose pas les mêmes questions.

 

Merci Laëtitia d’avoir accepté de répondre à mes questions.

 

  http://laetitia-deprez.over-blog.com/

 

Par Anis - Publié dans : Journal des blogs "Littérature au féminin" - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 12:14
La Laureate 2011
Cliquez sur l'image pour accéder au site du prix
les membres du jury – Isabelle Giordano, Colombe Schneck, Mathieu Laine, David Foenkinos, Isabelle Etienne et Sébastien Le Fol, ainsi que les  parrains du Prix Christine Orban et Alain Terzian-, présidé cette année par Amanda Sthers
Par Anis - Publié dans : Prix - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 12:03

Défi La Plume au Féminin

Dans la foulée de la Journée internationale des femmes et pour célébrer
la littérature au féminin, Opaline du blog "

Biblimaginaire"

 a concocté un petit défi facile à réaliser...
 (Le joli logo a été fait par Suzan)

  
 
Ce défi consiste en la lecture de  
quatre (4)
livres/romans (minimum) 
écrits par des femmes
tous époques, origines, styles et âges confondus

PETITE PRÉCISION : il faudra aussi faire la CRITIQUE de vos lectures sur votre blog(si possible ou sur le sien) et venir déposer le lien y référant dans un billet qu'elle fera plus tard à ce sujet

Durée : Jusqu'à la prochaine Journée internationale des femmes, 
soit le 8 mars 2012
Vous pouvez déposer une liste au préalable ou y aller au hasard de vos découvertes, c'est comme vous le désirez ...
Par Anis - Publié dans : Actualités-expositions-littérature - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume

Livres du challenge

Femmes du mondel ogo 

 

 

Challenge "Femmes du Monde

 

 

 

Nouveau challenge qui vise à faire connaître les femmes du Monde entier. Sur chaque continent des femmes écrivent, combattent et témoignent. A vous de relayer leurs voix ! 

  

                            Le blog créé pour ce challenge

 

Les articles resteront la propriété de leur auteur et devront d'abord être publiés sur un blog personnel puis envoyés à l'adresse qui vous sera communiquée lors de l'inscription pour être publiés en copie sur le blog commun. 

 

  Dépôt des candidatures et des billets ici !

 

Afrique 

Amérique

 

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Océanie 

Présentation

Articles sur la toile ; femmes

Et ils sont passés où mes livres ?

 Littérama 

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Adam (Olivier) Passer l'hiver

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena) Battement d'elles  Mal de pierres  Mon voisin - Quand le requin dort

Aubenas (Florence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique  La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane) Emma  Mansfield Park  Northanger Abbey  Orgueil et préjugés  Persuasion)  Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdottir(Kristin Marja) - Chaos sur la toile - Karitas, sans titre

Barbery(Muriel) L'élégance du hérisson

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François) Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert)La chute  –La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude) La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Chandra (Vikram) Le seigneur de Bombay

  Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette -  Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barbara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Claudel (Philippe) Au revoir, Monsieur Friant J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                Le café de l’Excelsior - Le rapport de BrodeckLes âmes grises Meuse l’oubli

Coe (Jonathan) - La pluie avant qu'elle tombe -Testament à l'anglaise - La femme de hasard

Cunningham (Mickaël)Les heures

Cusk (Rachel) Arlington Park

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kéthévane) - La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé -King Kong théorie

Devi (Ananda) -Le sari vert

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite) L’amant. L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique- Le vice-consul.

.E

El Saadawi(Nawal) -   Ferdaous, une voix en enfer

Esquivel (Laura) Chocolat amer

F

Ferney (Alice) Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse  L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos(David) La délicatesse

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes

Gavalda (Anna) Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) Eldorado  – Sous le soleil des Scorta -

Dans la nuit Mozambique

Germain (Sylvie) Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

H

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne) Chocolat

Herbjørg Wassmo –La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu)Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)Auprès de moi toujours  Les vestiges du jour Nocturnes

 

J

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)Alouette -1991

Krauss(Nicole) - La grande maison

Kristeva (Julia) -  Colette, un génie féminin

Kumari(Bharti) -Mon école sous un manguier

L

 

Lafayette (Madame de) - Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles

Larsson (Stieg)Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lévine(James.A) Le cahier bleu

M

MacDonald (Ann-Mary) – Le vol du corbeau  

MacCann(Colum) - Et que le vaste monde poursuive sa course folle...

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï) La musique d’une vie  La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD 

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

Miyabe (Miyuki) La librairie Tanabe  

Montero(Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni) Beloved - Un don -

Munro (Alice) -Les fugitives

Minoui (Delphine)Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

Nothomb(Amélie) Cosmétique de l’ennemi  La métaphysique des tubes  Les catilinairesl  Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur

 O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

Orstavik(Hanne) - Amour

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Oksannen(Sofi) -Purge

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

 

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

 

Pancol(Katherine) Et monter lentement dans un immense amour  J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Percin (Anne) - Le premier été

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Q

R

 

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

 

Ridgway(Keith)Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip)Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos)L’ombre du vent

S

 

Saabye Christensen (Lars)Le Demi-frère

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

Sarraute(Nathalie) - Les fruits d'or

Schlink (Bernard) - Le liseur

Sévigné (Madame de) - Je vous écris tous les jours...

Shaffer(Mary Ann) & Barrows(Annie) -Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Shalev(Zeruya) -Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Stockett (Kathryn) - La couleur des sentiments

Strasser (Todd) La vague – Etats-Unis

 

T

 

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William)En lisant Tourgueniev

Tunström(Goran) -L'oratorio de Noël

U

Undset (Sigrid) Printemps

V

 

 

Vafi (Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)No et moi - Les jolis garçons

 

 

W

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia)La promenade au phare -Une chambre à soi

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

 

Zusak (Markus) - La voleuse de livres

 

 

 

 

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Challenge voisins voisines

Challenge voisins-voisines chez Kahel

Des idées de lecture


"Les mots d'un livre ne forment pas davantage un bloc que les jours d'une vie humaine, aussi abondants soient ces mots et ces jours; ils dessinent juste un archipel de phrases, de suggestions, de possibilités inégalées sur un vaste fond de silence."
Sylvie Germain - Magnus

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