L'histoire littéraire des femmes

     yourcenar  sagan    hélène Bessette    

CColette   sarraute  duras           

"Les femmes dans les livres scolaires

Les textes de femmes représentent 6% de l’ensemble. Quelles sont les écrivaines les plus prisées ? Le choix paraît bien figé et traditionnel. Il reflète d’ailleurs les listes officielles ds ministères, listes d’auteurs à lire, dans lesquels figure une extrême minorité de femmes. Mais la couche de poussière est double. Car non seulement les manuels (les anthologies également…) tendent à reprendre les mêmes écrivaines, mais en plus tendent à reprendre les mêmes textes. Paresse ? Conditionnement ? Manque de curiosité vis-à-vis de l’histoire littéraire ?

Voici donc les quatre élues : Colette (elle est nettement la plus présente), Anna de Noailles, Georges Sand, Marie de Sévigné.

[…]

Dans l’histoire littéraire

Quelle est la place qui leur est accordée dans l’histoire littéraire ? Minoritaire bien sûr. Deux phénomènes vont jouer : l’occultation et la réduction. L’occultation, c’est-à-dire le fait de rejeter, gommer, ignorer telle ou telle écrivaine, mais aussi un mouvement ou un genre.

La réduction, c’est-à-dire le fait de réduire exagérément l’importance de telle ou telle écrivaine, mais aussi celle d’un mouvement ou d’un genre."

 Les Femmes dans les livres scolaires de Brigitte Crabbé

                                  

Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 22:58
Par Anis - Publié dans : Condition féminine - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 22:21

Bharti-Kumari-Mon-ecole-sous-un-manguier.jpg

 

 

          On savait déjà qu'il est plus dur d'être une fille dans certains pays que dans d'autres. L'inde souffre d'un déficit de naissances en ce qui concerne les filles à cause de différentes pratiques qui visent à les empêcher de naître : l'échographie prénatale permet l'avortement sélectif,  la malnutrition des filles au profit des garçons les empêchent d'avoir un développement normal, et leur abandon dans les régions les plus pauvres est une pratique courante. De nombreux rapports témoignent de cela mais il n'est pas inutile de le rappeler. Une fille est considérée comme une charge car elle est nourrie pendant des années pour finalement intégrer la famille de son mari en tant que jeune épouse. Et même si la dot est interdite, l'usage de cette coutume se perpétue et représente une charge financière parfois insupportable pour la famille.

 

          Bharti Kumari non seulement est une fille mais en plus elle est "intouchable", dalit (qui veut dire opprimé). Les dalits sont au bas de l'échelle sociale et représentent l'impureté. Ce système millénaire des castes est un système de discrimination normalement interdit mais qui est toujours largement suivi. Les dalits sont cantonnés aux travaux sales et difficiles de manière héréditaire et leur ascension sociale est limitée.

 

         D'autre part, Bharti est une enfant abandonnée qui a été recueillie par un couple de paysans. Depuis toute petite, elle aime apprendre et tente de surmonter les difficultés de sa condition. Un événement dramatique va bouleverser sa vie et lui permettre d'intégrer une école de bon niveau à trois kilomètres de son village. A son retour, elle réunit, à l'ombre d'un manguier, les enfants qui ne peuvent aller à l'école et leur enseigne ce qu'elle a appris.

          Son témoignage est une leçon de vie et de courage.

 

Par Anis - Publié dans : Témoignages de femmes - documentaire - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 18:32
Par Anis - Publié dans : Auto blog
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 23:07

 Selon Libération, la cinéaste iranienne Mahnaz Mohammadi, militante des droits de la Femme, a été arrêtée dimanche à Téhéran par des membres des forces de sécurité non identifiés.

Cette information a été donnée sur le site de l’ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi.

.

 Elle est la réalisatrice du film Femmes sans ombre, primé dans plusieurs pays,  et a collaboré avec la cinéaste Rakhshan Bani-Etemad pour un documentaire sur l’élection présidentielle controversée de 2009, Nous sommes la moitié de la population.

Elle n'avait pu se rendre à Cannes pour assister à la présentation du film de Reza Serkanian Noces éphémères, dont elle est la principale actrice car son passeport lui avait été retiré.

 

 

 
 
 
 
 
A lire, à voir sur le blog :
Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 12:36

  Les deux chroniqueurs Eric Naulleau et Eric Zemmour seront remplacés à la rentrée par Audrey Pulvar et Natacha Polony

 

    

          Natacha Polony est journaliste au Figaro, responsable des pages Education (après avoir travaillé à Marianne) et auteur de plusieurs essais consacrés à l'éducation, à la politique et à la sociologie. Dans Nos enfants gâchés (Lattès), elle analyse  les dysfonctionnements  de l'Education nationale.  Dans "L'homme est l'avenir de la femme (Lattès), la journaliste propose une réflexion sur les différents visages de la femme dans une société patriarcale . Elle publiera à la rentrée Le pire est de plus en plus sûr : enquête sur l'école de demain (Ed. 1001 nuits) où elle reviendra sur les principales réformes de d'Education nationale depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007. (Source le Monde.fr). Je ne connais pas ses publications mais je l'ai souvent vue  à l'émission de Frédéric Taddeï, dans ‘Ce soir ou jamais’, sur France 3 ou j'ai apprécié la profondeur de ses analyses.

 Audrey Pulvar est ancienne présentatrice du 19/20 sur france 3 et anime tous les matins sur France Inter la tranche 6h-7h et une chronique littéraire à 8h40. J'écoute ses interviews tous les matins et je me régale. Elle est fine, vive, intelligente et toujours pertinente.

 

Publication : 2004, L'enfant-bois (Mercure de France et Folio),

 

Je crois, moi, qu'on peut animer un débat sans être méchant, odieux et méprisant.

 

Waooooooooooooooooooooooh !

Par Anis - Publié dans : Considérations personnelles - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 12:27

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Fariba Vafi est née en 1962 à Tabriz, dans le nord de l’Iran, et a publié quatre romans, dont le premier paru en 2002 a gagné plusieurs prix littéraires. Un secret de rue est sa première œuvre traduite en français

Un secret de rue; roman; Fariba Vafi; traduit du persan (Iran) par Christophe Balay

 

 

Homeyra , la narratrice revient dans le quartier de son enfance pour veiller sur son père, à l’agonie. Elle revient dans la maison familiale, retrouve quelques photos et les souvenirs affluent.  Elle se souvient de sa mère, prisonnière de la jalousie de son mari,  de son oncle bienveillant, des voisins, et surtout de sa petite amie Azar,

libre et joyeuse, dont elle a partagé les jeux dans cette rue d’un quartier pauvre.

Un terrible drame va mettre fin à cette amitié et hanter les nuits de Homeyra qui a fui sa famille et son père pour pouvoir oublier.

 

Un secret de rue est un roman poignant sur le sort des femmes en Iran. Je l’ai lu peu après avoir vu le film « Une séparation » et des correspondances se sont établies entre les deux œuvres. L’enfermement des femmes qui s’aventurent peu dans la sphère publique, la jalousie et la possessivité des hommes pour lesquels elles sont souvent des objets, la haine des femmes qui peut aller jusqu’au meurtre, la violence feutrée, les coups parfois sont des thèmes centraux de ces œuvres. L’impossibilité d’aimer aussi, de dialoguer , de se comprendre qui enferment chacun dans une stricte séparation des sexes. Mais les relations des hommes et des femmes ne se réduisent pas à cela, existent aussi des hommes bienveillants et aimants qui essaient de trouver une autre voie à l’intérieur de ce qui est permis et défendu, le dialogue avec un oncle ou un voisin, la plupart du temps furtifs, presque à la dérobée, dans une société iranienne qui  voudrait autre chose.  Fariba Vafi nous offre le tableau d’une société écartelée entre modernité et tradition, où la rigidité des codes empêche une réelle évolution.

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 21:33

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« Ne baisse jamais la tête. Garde-la bien haute.

 

Regarde le monde droit dans les yeux. »

 

Helen Keller (1880-1968) Educatrice et femme de lettre américaine

 

La vie d’Helen Keller fut tout à fait exceptionnelle. En février 1882, à 19 mois, elle contracte une fièvre qui la rend sourde et aveugle à la fois. Vers l’âge de six ans, une jeune éducatrice, Ann Mansfield Sullivan va s’occuper d’elle. Très gâtée par ses parents qui lui passent tous ses caprices, Helen n’obéit pas. Cependant, Ann lui apprend peu à peu la langue des signes en les dessinant dans la paume de sa main. Elle lui apprend ensuite à lire, à parler et à écrire. Forte de cette incroyable réussite, Helen étudie à la faculté de Radcliff College où elle obtient un diplôme. Elle crée alors une fondation pour les personnes handicapées et milite au sein de milieux féministes et socialistes. Elle étendra son action militante en écrivant  des essais politiques, des romans et des articles de journaux.

Source : Wikipédia

 

Par Anis - Publié dans : Paroles de femmes - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume
Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 23:11

Sauf que ceux-là je ne les ai pas choisis. Ils sont arrivés par la poste, 5 livres à lire et à évaluer pour le prix que décerne la FNAC aux coups de coeur de la rentrée littéraire. Ils paraîtront en août et septembre. Donc je mets mes autres lectures en attente et mes conversations bloguesques. Je n'en ai plus que deux à lire d'ici le lundi 04 juillet.

Sur les 4 auteurs, cinq sont des hommes et il y a une seule femme. Le hasard sûrement... J'en ai lu trois pour l'instant dont un que j'ai bien aimé et dont je parlerai plus tard sur mon blog. Je ne me suis pas vraiment ennuyée à la lecture des deux autres mais à vrai dire je m'en serais bien passée. Je ne les aurais certaienement pas lus de moi-même. C'est donc une expérience... Cela m'a permis de lire des livres que je n'aurais pas choisis moi-même. D'autre part ce sont des livres bien écrits, qui ont une réelle valeur littéraire.

 

 

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Par Anis - Publié dans : Prix
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 17:46

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Jonathan Coe La maison du sommeil  folio n° 3389  Gallimard 1998 pour la traduction française

461 pages

 

 

Jonathan Coe est un de mes auteurs préférés bien que ces livres ne soient pas toujours des coups de cœur. Cela tient à leur dimension politique(au sens de vie dans la cité), au talent qu’a l’auteur de capter l’air du temps et de donner une voix à travers ses personnages à ceux qui dans la société n’en ont pas toujours.

J’ai profité de ce week-end prolongé pour aller faire un tour en Lorraine, et à Nancy ce week-end avait lieu la 9e marche des fiertés. Dans une atmosphère joyeuse et festive, des revendications importantes étaient portées par les manifestants, et je venais juste de finir le livre de Jonathan Coe avec le sentiment qu’il faisait écho aux préoccupations de son temps sur la question de l’orientation sexuelle et du genre.

On a parfois ce sentiment d’une cohérence entre l’art et la vie. Le véritable artiste, selon moi, est capable d’une totale empathie avec ses personnages ; il sait exploiter toute la gamme des sensations, endosser n’importe quel destin, quitte à changer de genre et de sexe.

Voilà pour les considérations générales et sans davantage révéler l’intrigue de ce livre.

            Ce livre raconte les destinées de cinq jeunes étudiants qui se rencontrent à Ashdown, vieille demeure anglaise perchée sur les falaises qui sert de résidence universitaire et leurs retrouvailles 12 ans plus tard. Ils ont, entre autres points communs, d’avoir des relations singulières avec le sommeil, soit qu’ils en manquent, c’est le cas de Terry, cinéphile passionné, soit qu’ils souffrent de narcolepsie, c’est celui de Sarah ou qu’ils l’étudient passionnément, comme Gregory et ses assistants transformant Ashdown une décennie plus tard en clinique destinée à soigner les patients qui souffrent de troubles de sommeil.

            Les chapitres sont regroupées en cinq grandes parties correspondant chacune à une période du sommeil, de l’état de veille au sommeil paradoxal. On glisse d’une époque à l’autre, c’est-à-dire des années1983-1984 à celle de l’année 1996 de manière tout à fait harmonieuse, chaque personnage se replongeant dans le passé de sa vie étudiante où se nouèrent les premières amitiés et les premières amours. Car il s’agit au fond dans ce livre d’une incroyable histoire d’amour entre deux êtres, et de son pouvoir de les transformer au plus profond d’eux-mêmes. Cette énergie pour aller vers l’autre tire sa force du désir qui meut l’amoureux et de sa capacité à aller jusqu’au bout de ses rêves. Que deviendrions-nous si nous ne rêvions plus ? D’où le désir pourrait-il tirer sa force ? Le sommeil est-il une perte de temps ou est-il l’antichambre ou s’épanouit la vie inconsciente nécessaire à toute vie équilibrée ? Telles sont quelques-unes des questions que pose ce livre. Et en repensant à la marche des Fiertés ce week-end à Nancy, et à quelques-unes des pancartes pleines d’humour, je me dis avec Jonathan Coe, que l’amour n’est pas une question de sexe ou de genre, mais une réelle capacité à rêver sa vie et à vivre ses rêves. Et je pense aussi à la dimension politique de toute vie amoureuse car une des pancartes de cette marche rappelait que dans certains pays l’homosexualité est un crime, qu’ici être homosexuel ou trans signifie être privé souvent du droit de fonder et d’avoir une famille. Et c’est pour cela que j’aime bien Jonathan Coe.

 

  Challenge voisins voisines

 

Par Anis - Publié dans : Les hommes écrivent, les femmes les lisent - Communauté : Lecture sans frontières
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 9 traits de plume
Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 09:31
Par Anis - Publié dans : Auto blog
Le livre d'or : les 0 traits de plume
Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 19:45

Les-heures-souterraines-de-Delphine-de-Vigan.gif

 

 

Une femme, un homme. Paris. Les autres, tous les autres. Les rendez-vous manqués, les mots qui trompent et puis ceux qui ne se disent pas, oppressants, les regards, les évitements, le silence qui cogne, qui mord, qui met KO.

L’Autre n’est jamais là où on l’attend, il se dérobe dans le langage, insaisissable, que ce soit dans l’amour ou le travail. Les relations sont friables, peu fiables, sujettes à variations et à caution. Delphine de Vigan explore le purgatoire des relations humaines, car ne vous y trompez, il est bien sur terre, dans ces équilibres instables, ces relations de pouvoir, ces faux-amis, la solitude … Mathilde et Thibault vivent dans la même ville, se croisent, se frôlent mais ne se rencontrent pas.

Ils sont déjà fatigués, n’ont plus envie de se battre et n’y croient plus vraiment. Ils ont pris trop de mauvais coups, sont déjà exsangues et manquent d’à-propos.

Delphine de Vigan raconte quand rien n’arrive, quand les gens ne se rencontrent pas, ne se parlent pas, ne se comprennent pas, quand rien de ce qu’on attend ne surviendra.  Les naufrages n’ont rien de spectaculaire car le bateau coule tout simplement, silencieusement, causant juste quelques gros remous. Les eaux se referment, la surface est aussi lisse qu’avant. L’essentiel se dérobe au regard. Le harcèlement au travail se fait aussi avec la complicité de tous. Notre société prône un individualisme féroce et personne n’est à l’abri d’en être victime un jour. Les relations amoureuses se délitent faute de véritables amoureux ou à cause de l’amour peut-être, qui n’est pas là, au rendez-vous. Il ne faut pas se leurrer, on aime rarement à deux.

 

Le roman de Delphine de Vigan qui est arrivé finaliste au Goncourt, n’est pas un roman désespéré, ni désespérant, même si il est tissé de nos défaites et de nos renoncements. Il dit ce qui ne peut être dit, montre ce qui ne survient pas, plonge dans le néant, éclaire les mises à l’écart aussi implacables que des mises à mort.

 

Un roman sombre et émouvant.

Lecture commune piloté par Anne à qui nous pensons tous

 

en cette période difficile pour elle

 

Reveline (La bibliothèque à nuages), Valou (Les quotidiennes de Val), Sharon (Le Blog de Sharon), Pyrausta (Le méli mélo de Pyrausta), Fafa (Au Fil des lignes), George (Les livres de George), Mélo (Les songes et les livres de Mélo), PAscale (Mot à Mot) et Quartier Livre

 

 

 

Par Anis - Publié dans : femmes de lettres françaises du XXe siècle - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 9 traits de plume
Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 14:57

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Tropique des silences – Karla Suárez – Editions Métailié, Paris, 2002.

Traduit de l’espagnol (Cuba) par François Gaudry

 

Elle est née à La Havane en 1969. Elle est ingénieur en informatique et vit entre l'espagne et la France. Ce livre a reçu un prix du premier roman en Espagne

 

 

La narratrice, que l’on surnomme « P’tit mec » raconte sa vie et ses démêlés familiaux de l’enfance à l’adolescence dans le Cuba joyeux des années 80 jusqu’à la débâcle des années 90 après l’effondrement du mur de Berlin et du bloc communiste.

On la surnomme « P’tit mec » car elle ne joue pas le jeu de la féminité, elle est longue, malingre, toujours habillée en pantalons, et la plupart du temps fourrée avec des garçons avec lesquels elle s’entend plutôt bien, d’autant plus qu’elle aura la chance, très jeune de rencontrer Dieu, Quatre, le Coke et le Poète. Elle n’est pas amoureuse mais ils le sont tous d’elles. Ainsi, elle ne se fait pas d’illusions, ils attendent toujours quelque chose d’elle alors qu’elle-même n’attend rien. Les figures féminines du récit sont pris dans une rage impuissante qui les empêche de vivre et les condamne à la souffrance et la folie. La grand-mère se plaint de ses enfants et ne les accepte pas comme ils sont, la mère de son mari, et la tante, elle se meurt d’un long chagrin d’amour qui la conduit inéluctablement à la folie. La narratrice, lucide, décide très tôt de ne pas suivre les modèles qui l’entourent, elle sait ce qu’elle ne veut pas même si elle ne sait pas encore ce qu’elle veut.

 Elle dénonce l’hypocrisie des relations familiales, et des modèles politiques, collectivistes de son pays. Pour elle , rien n’est plus indispensable que le silence et la solitude, pour se trouver soi et pouvoir ensuite rencontrer les autres car « les gens ont si peur de la solitude qu’ils inventent des contrats, des organisations et des filiations de toutes sortes pour ne pas être responsables de leur propre sort ».

Le silence fait taire tous les mensonges, celui du sacrifice, de l’amour conjugal ou filial. On ne vit jamais pour l’autre mais d’abord pour soi-même, car sinon gare … Mourir d’amour, très peu pour elle. Le seul être est d’abord, soi, l’individu. Chacun doit faire ce qu’il veut et tant mieux si parfois on peut le faire à deux ou à plusieurs à condition que chacun respecte les silences de l’autre. Ainsi, les gens peuvent se quitter, partir sans que cela soit la fin de tout. Elle n’est pas insensible, elle a parfois du chagrin, beaucoup, des attachements, de l’amour.

C’est à cette seule condition que peut naître la musique, car la musique est faite des silences qui la composent, et qui font se détacher chaque note. Les êtres sont comme ces notes sur fond de silence…

Karla Suárez a une écriture sèche et nerveuse, une lucidité qu’on a pu qualifier de cynisme, et une maîtrise certaine du récit et de son tempo. Je ne me suis jamais ennuyée à la lecture de ce roman, même si parfois , les passages de l’adolescence où elle se drogue et boit sans arrêt m’ont paru un peu longs. Dans l’ensemble une lecture agréable, en tout cas enrichissante.

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 10:26

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Virginia Woolf – Une chambre à soi -10/18 – Denoël, 1977

 

En 1928, chargée de faire l’ouverture d’une conférence sur le féminisme en traitant du thème « Les femmes et le roman », Virginia Woolf évoque dans ce court pamphlet, comment les femmes, placées sous la dépendance spirituelle et économique des hommes, ont été empêchées d’écrire.

Dans ce livre, on entend véritablement la voix de Virginia Woolf. Peut-être parce qu’il a été écrit pour être dit et possède de ce fait une oralité propre. Une voix vibrante, exaspérée parfois, ironique. Une voix bouleversante et quelquefois prophétique. Un texte qui redonne sa mémoire aux femmes, qui les lie à cette lignée d’ancêtres, à cette longue lignée de femmes épouses, ménagères, filles, mères,  et qui ne furent  rien d’autre que cela.

Elle imagine parcourir les rayons d’une bibliothèque à d’Oxbridge, lieu imaginaire, où seuls les étudiants et les professeurs ont le droit de marcher sur la pelouse, les femmes devant se contenter du gravier. Et elle témoigne de sa propre colère devant les déclarations de ce professeur qui encore en son temps stipulent que les femmes sont intellectuellement, moralement et physiquement inférieures aux hommes. Elle s’interroge : pourquoi cet homme est-il ainsi en colère contre les femmes ? S’il insiste ainsi sur leur infériorité, n’est-ce pas pour prouver sa propre supériorité et ainsi établir son autorité ? Et la femme n’est-elle pas ce miroir indispensable dans lequel il peut contempler son incontestable supériorité ?

Accéder à l’égalité des droits et des statuts est se libérer de cette tutelle qui vous assigne à la seule fonction de miroir pour devenir soi-même maître de sa vie et de ses choix. Pour cela, les femmes doivent accéder à l’indépendance économique et financière qui permet de décider des orientations de sa propre existence. Une femme qui veut écrire doit posséder les moyens d’assurer sa subsistance pendant qu’elle écrit et qu’elle n’est pas encore publiée. Elle doit aussi posséder une chambre à elle, un lieu où elle peut se réfugier pour travailler sans être interrompue. D’ailleurs, elle explique que c’est une des causes de la prédilection des femmes pour le roman : on peut l’écrire dans une pièce commune, où l’on vous interrompt fréquemment car son écriture nécessite moins de concentration que la rédaction d’un essai.

Elle remarque que si les personnages féminins envahissent la littérature écrite par les hommes, les femmes, elles, sont étrangement absentes de l’Histoire. On n’a pratiquement aucun témoignage des femmes avant le XVIIIe siècle car elles n’écrivaient ni poèmes, ni mémoires, à peine quelques lettres. Il n’existe pas non plus, regrette-t-elle, d’Histoire des femmes qui pourrait nous renseigner sur les conditions d’existence de ces dernières mais ce qui est sûr c’est qu’elles étaient et mariées  et assujetties très tôt à tous les travaux domestiques.

Les quelques femmes qui auraient voulu se révolter et assumer une vie libre, n’auraient pas résisté à la pression psychologique, au déchirement, à la solitude, à la réprobation sociale et à l’exclusion qui en découle. Les femmes devaient se battre contre l’image qu’on leur renvoyait d’elles-mêmes car dès leur berceau, on leur assenait qu’elles étaient inférieures, qu’elles ne pouvaient faire ni ceci, ni cela. Comment être assuré de soi-même et de ses capacités dans ces conditions ?

Les femmes ont pu commencer à devenir des écrivains à part entière quand elles ont pu gagner de l’argent en étant publiées. C’est ainsi que Jane Austen et Emily Brontë purent écrire. Elles le firent à leur manière, comme écrivent les femmes,  dit Virginia Woolf et non comme des hommes. Elles furent sourdes aux conseils qui disaient aux femmes ce qu’il fallait écrire et comment. Virginia Woolf pense à son époque que l’esprit d’une femme est différent de celui d’un homme, bien qu’ils soient égaux en dignité et en valeur. Elle utilise la métaphore de l’allure et de la démarche. Ce que l’on vit, les épreuves que l’on traversent, travaillent l’esprit différemment, comme l’eau travaille le lit de la rivière. En ce sens,  il  y a bien une écriture féminine. Non qu’elle soit d’une essence différente mais seulement parce qu’elle est travaillée de l’intérieur par des sensations, des expériences intérieures, et des conditions de vie différentes. Elle a une vision parfois différente et élargie parce que ses expériences lui ouvrent des champs de possibles différents.

 Mais il y a fort à parier que lorsque les femmes auront leur liberté de mouvement, elles répartiront différemment leurs ressources et leur énergie, et écriront différemment. Mais en femme de son temps, elle insiste plus sur les différences que sur les ressemblances et en matière d’éducation se révèle très conservatrice.

Les choses changent cependant, et il sûr qu’un jour les femmes pourront bénéficier d’une indépendance intellectuelle parce qu’elles accèderont à l’indépendance matérielle. Et Virginia Woolf prophétise : « Logiquement elles participeront à toutes les activités, à tous les emplois qui leur étaient refusés autrefois. » Elles auront alors une chambre à soi, où elles pourront écrire.

           

  coup de coeur

Par Anis - Publié dans : Les femmes et la littérature - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 6 traits de plume
Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 22:47

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Laurent Gaudé est un auteur toujours imprévisible. Aucun livre ne ressemble à un autre et dans ce livre-ci le personnage de la mère opère un renversement intéressant de la piéta, de la madone qui est particulièrement intéressant.

 

Un couple uni éclate à la mort de leur enfant unique victime d’une balle perdue dans un règlement de comptes à Naples . Le père accablé erre dans la ville tandis que la mère, folle de douleur, n’accepte pas la mort de son fils et demande au père d’aller le chercher…jusqu’en enfer.

Le récit bascule alors et raconte l’épopée du père dans sa descente vers les enfers. Il va chercher son fils et le trouve après un périple plein de dangers. Mais qu’adviendra-t-il d’eux, le retour est-il possible et la tragédie s’annuler ? Rien n’est si sûr…

 

 

Ce beau livre de Laurent Gaudé, magnifiquement écrit, avec une maîtrise remarquable de la langue et de la construction du récit, pose la question du deuil et de la séparation. Ce moment de souffrance est aussi le moment de la rupture dans l’ordre des générations, et de la transmission. Le père n’apprendra plus rien à son fils et ne pourra plus lui léguer son expérience et son savoir . Aussi est-ce le monde qui meurt ce jour-là dans le dernier souffle de l’enfant.

L’auteur nous livre aussi une vision très personnelle des enfers, en rupture avec l’enfer chrétien bien qu’il utilise, même s’il s’en défend, un vocabulaire qui rappelle cet héritage : les âmes qui attendent, qui pleurent, qui gémissent. Mais ce sont plus des références mythologiques que mystiques. A chaque deuil, ce sont des morceaux de nous-mêmes qui meurent avec les défunts, mais aussi des morceaux d’eux qui restent en nous. Notre mémoire est le lien entre le monde des vivants et celui des morts. Aussi ce roman n’est-il pas sombre, car la mort permet de penser la vie, de construire du sens, et d’appréhender une question largement évacuée par les sociétés occidentales dévorées par le consumérisme.

La littérature est aussi cette quête du sens. La mère maudit le monde plusieurs fois, elle ne se résigne pas à la mort de son fils, sa colère est sa manière de garder son fils vivant . A l’instar de cette mère, la littérature est cette bataille pour donner vie et souffle aux grandes questions qui agitent le Monde.  Laurent Gaudé dit dans une interview qu’il veut faire entrer le monde entier dans ses livres, et intégrer des personnages qui n’y ont pas accès habituellement parce qu’ils sont des exclus. Ces personnages un peu cabossés par la vie permettent d’explorer toute la gamme des sentiments . On dit que les gens heureux n’ont pas d’histoire. Et c’est un peu vrai. Pas tout à fait cependant, je pense à cette écriture des bonheurs minuscules de Philippe Delerm par exemple.

C’est aussi une belle histoire d’amour, même si le couple éclate dans un premier temps avec la mort du fils, un lien ou un fil invisible qui est celui de la narration les tient unis ensemble, et c’est peut-être cela qui est, à mon avis, le plus beau dans la littérature.

 

Interview de Laurent Gaudé

 

 

Par Anis - Publié dans : Les hommes de ma vie...littéraire - Communauté : Lecture sans frontières
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 17:57
Par Anis - Publié dans : Interview - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume

Livres du challenge

Femmes du mondel ogo 

 

 

Challenge "Femmes du Monde

 

 

 

Nouveau challenge qui vise à faire connaître les femmes du Monde entier. Sur chaque continent des femmes écrivent, combattent et témoignent. A vous de relayer leurs voix ! 

  

                            Le blog créé pour ce challenge

 

Les articles resteront la propriété de leur auteur et devront d'abord être publiés sur un blog personnel puis envoyés à l'adresse qui vous sera communiquée lors de l'inscription pour être publiés en copie sur le blog commun. 

 

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Océanie 

Présentation

Articles sur la toile ; femmes

Et ils sont passés où mes livres ?

 Littérama 

 

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Adam (Olivier) Passer l'hiver

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena) Battement d'elles  Mal de pierres  Mon voisin - Quand le requin dort

Aubenas (Florence) - Le quai de Ouistreham

Audeguy(Stéphane) Fils unique  La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane) Emma  Mansfield Park  Northanger Abbey  Orgueil et préjugés  Persuasion)  Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Baldursdottir(Kristin Marja) - Chaos sur la toile - Karitas, sans titre

Barbery(Muriel) L'élégance du hérisson

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François) Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

Bourdouxhe (Madeleine) - Les jours de la femme Louise

C

 

Campbell Webster (Emma) - Jane Austen et moi

Camus (Albert)La chute  –La mort heureuse  –La peste  –L’étranger  –L’exil et le royaume  –Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude) La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Chandra (Vikram) Le seigneur de Bombay

  Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Colette -  Le pur et l'impur

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barbara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Claudel (Philippe) Au revoir, Monsieur Friant J’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                Le café de l’Excelsior - Le rapport de BrodeckLes âmes grises Meuse l’oubli

Coe (Jonathan) - La pluie avant qu'elle tombe -Testament à l'anglaise - La femme de hasard

Cunningham (Mickaël)Les heures

Cusk (Rachel) Arlington Park

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

 

Davrichewy (Kéthévane) - La mer noire

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé -King Kong théorie

Devi (Ananda) -Le sari vert

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite) L’amant. L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique- Le vice-consul.

.E

El Saadawi(Nawal) -   Ferdaous, une voix en enfer

Esquivel (Laura) Chocolat amer

F

Ferney (Alice) Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse  L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Foenkinos(David) La délicatesse

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes

Gavalda (Anna) Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) Eldorado  – Sous le soleil des Scorta -

Dans la nuit Mozambique

Germain (Sylvie) Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

H

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne) Chocolat

Herbjørg Wassmo –La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu)Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Ibsen (Henrik) - La maison de poupée

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)Auprès de moi toujours  Les vestiges du jour Nocturnes

 

J

Jullien(François) Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)Alouette -1991

Krauss(Nicole) - La grande maison

Kristeva (Julia) -  Colette, un génie féminin

Kumari(Bharti) -Mon école sous un manguier

L

 

Lafayette (Madame de) - Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles

Larsson (Stieg)Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Le Callet (Blandine) - La ballade de Lila K

Lévine(James.A) Le cahier bleu

M

MacDonald (Ann-Mary) – Le vol du corbeau  

MacCann(Colum) - Et que le vaste monde poursuive sa course folle...

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï) La musique d’une vie  La vie d'un homme inconnu

Mander (Jane) - Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD 

Martinez(Carole) - Coeur cousu - Le domaine des murmures

Miyabe (Miyuki) La librairie Tanabe  

Montero(Rosa) - Le territoire des barbares

Morrison (Toni) Beloved - Un don -

Munro (Alice) -Les fugitives

Minoui (Delphine)Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

Nothomb(Amélie) Cosmétique de l’ennemi  La métaphysique des tubes  Les catilinairesl  Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur

 O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

Orstavik(Hanne) - Amour

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

Oksannen(Sofi) -Purge

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

 

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

 

Pancol(Katherine) Et monter lentement dans un immense amour  J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Percin (Anne) - Le premier été

Phillips (Jayne Anne) - Lark et Termite

Q

R

 

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

 

Ridgway(Keith)Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip)Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos)L’ombre du vent

S

 

Saabye Christensen (Lars)Le Demi-frère

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

Sarraute(Nathalie) - Les fruits d'or

Schlink (Bernard) - Le liseur

Sévigné (Madame de) - Je vous écris tous les jours...

Shaffer(Mary Ann) & Barrows(Annie) -Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Shalev(Zeruya) -Mari et femme

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Stockett (Kathryn) - La couleur des sentiments

Strasser (Todd) La vague – Etats-Unis

 

T

 

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William)En lisant Tourgueniev

Tunström(Goran) -L'oratorio de Noël

U

Undset (Sigrid) Printemps

V

 

 

Vafi (Fariba) - Un secret de rue

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine)No et moi - Les jolis garçons

 

 

W

 

Wong (Alison) - Les amants papillons

Woolf (Virginia)La promenade au phare -Une chambre à soi

Wright (Alexis) - Les plaines de l'espoir

 

 

X

Y

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

 

Zusak (Markus) - La voleuse de livres

 

 

 

 

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Des idées de lecture


"Les mots d'un livre ne forment pas davantage un bloc que les jours d'une vie humaine, aussi abondants soient ces mots et ces jours; ils dessinent juste un archipel de phrases, de suggestions, de possibilités inégalées sur un vaste fond de silence."
Sylvie Germain - Magnus

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