Dévorer les livres, miam !

ACTU

  Femmes du mondel ogo

Nouveau challenge afin de faire connaître les femmes écrivains du monde entier et leur condition (ouvrages publiés entre 1970 et aujourd'hui). De l'Iran à L'Italie du sud en passant par l'Afrique et l'Océanie, sur chaque continent, des femmes témoignent. A vous de relayer leur voix. Ce challenge se déroule jusqu'en  décembre 2012, renouvelable chaque année pour ceux qui voudraient le continuer. Peu à peu sera constituée une liste des femmes de lettres du monde entier sur la colonne de droite.

 

  Dépôt des candidatures et des billets ici !

 

Forum pour déposer des noms d'auteures, ou des titres qui vous ont marqué !

 

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Femmes du monde - parcours

Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 12:32

Rosa Montero     Le territoire des barbares   traduit de l’espagnol par André Gabastou Editions Métailié 2002 Version originale 2OO1

 

           L’enfance est le lieu où tu passes le restant de tes jours.  Tu as beau faire, les souvenirs t’enchaînent, et tes blessures s’ouvrent inlassablement dans une infernale répétition.  De victime tu deviens bourreau : «  Les enfants des ivrognes deviennent alcooliques, les enfants de déments deviennent fous, les enfants battus battent à leur tour leurs enfants ».  Ne te fais surtout pas d’illusion, la liberté, c’est pour les riches et les bien-portants… Tout est écrit d’avance dans un déterminisme absolu et fou. Ou peut-être que c’est exactement le contraire, tu n’as pas de rôle à jouer, ta liberté est posée devant toi et tu as toujours le choix entre une gifle et une caresse. Deviens ce que tu es, disait Nietzsche. Les enfants maltraités subissent souvent une double peine : celle qu'ils ont subie et celle du soupçon, d'une violence inouïe, qui les condamne à répéter l'injustice dont ils ont été la victime. "Tout se joue avant six ans" clame les tenants d'une certaine psychologie construite à coup de statistiques. Borys Cyrulnik, après Werner et Smith, deux psychologues scolaires américaines, qui ont observé le phénomène, et John Bowlby, a défini la résilience comme "un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression. La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l'enfance (avant la confrontation avec des faits potentiellement traumatisants) et parfois par la réflexion, ou la parole, plus rarement par l'encadrement médical d'une thérapie, d'une analyse". Source Wikipédia

           Elle permet de s'échapper du territoire des barbares. Ce territoire clos sur lui-même où se déploie la violence la plus absolue, ù règnent la drogue, la prostitution et le meurtre.

Zarza vit une vie bien rangée, semble-t-il, entre les livres qu’elle publie pour une maison d’édition et son frère handicapé à qui elle rend visite régulièrement. Mais surgi d’un passé trouble et  douloureux, son frère jumeau, tout juste sorti de prison, menace de la retrouver et de se venger. Mais de quoi ? Et pourquoi ?

Ce livre est une sorte de thriller psychologique que j’ai lu d’une traite mais que j’oublierai, je pense, aussi vite. Il y a cependant une mise en abyme intéressante avec l’histoire du Chevalier à la rose de Chrétien de Troyes et un parallèle intéressant avec l’histoire des jumeaux.

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Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 20:21

 

 

 

lire-8.jpgNée à Liège en 1906, Madeleine Bourdouxhe a fait des études de philosophie à Bruxelles. Résistante lors de  la Seconde Guerre mondiale, elle refusa de publier ses nouvelles chez les éditeurs parisiens contrôlés par les Allemands. Secrétaire perpétuelle de la Libre académie de Belgique à partir de 1964, elle est décédée en 1996. (source Actes Sud)

 

 

la vie des femmesCe sont des femmes que l’on entend dans ce roman : Louise, Anna, Blanche ou Clara. Ouvrière, femme au foyer, mère seule avec un enfant ou bonne, elles livrent ici leur désarroi, leur difficulté à vivre dans une société où elles ont bien du mal encore à se faire une place.

L’écriture de Madeleine Bourdouxhe est belle et poétique: « Anna n’est plus que songes et vapeurs, vaporeuse, surélevée et posée sur les couches de l’air, elle glisse sur les couches hautes de l’air et voit les choses, un peu au-dessus d’elles, penchée sur elles, toute attentive, tout en attente, prête pour le miracle qui va se révéler, prête pour le secret qui va lentement s’ouvrir, comme une fleur qui s’entrouvre… »

Ces femmes sont toute attente, en dehors de l’action, et de la politique. Elles regardent et observent. Elles regardent d’en haut, plongées dans leurs songes ou regardent vers le haut, vers les étoiles. Elles s’échappent. L’horizontalité n’est pas pour elles, car dans ce monde du face à face avec les autres, dans un monde d’hommes, elles sont toujours perdantes.

De ce monde dans lequel elles se réfugient, elles possèdent une grande capacité à sentir les choses, à être autre, à devenir ce qu’elles ne sont pas : Anna devient elle aussi « chaleur et violence ». C’est cet éloignement et à la fois cette étrange empathie qui font d’elles des êtres invulnérables.

«  Je ne comprendrai jamais rien aux gonzesses. Donnez-leur du plaisir et ça chiale ! Ca pleure toujours, et ça ne doit pas faire les guerres, ni les révolutions… » se plaint un des personnages masculins.

Les femmes de ces nouvelles souffrent d’une étrange torpeur, d’une fatigue qui habite leur corps et qui rend leur âme poreuse : « Demain, c’est l’automne, une longue suite de jours, et toute la vie à venir. Une vie de tous les jours, lente et quotidienne, et sans espérance… »

            Cette infinie tristesse rend la femme si « fine, si légère, déliée du poids du monde » qu’elle risque, à force de légèreté, devenir si évanescente, que le néant la menace, même si sa vie est faite de « mille besognes » qui la rattachent à la terre. De là où sont les femmes, elles ne peuvent se connaître, « Moi, Blanche, qui ne saurai jamais ce que je suis ».

Il me semble que toute femme peut comprendre cela, à certains moments vides de son existence.

Des nouvelles mélancoliques, témoignages de femmes de ce début de XXe siècle.

 

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Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 20:42

la-couleur-des-sentiments.jpg

 

 

 

             la vie des femmes

Le tour de force de ce roman est de parler des femmes, de toutes les femmes, à travers un prisme qui est la situation des employées de maison noires dans le Mississipi en 1962. Les lois raciales sont encore en vigueur et la ségrégation n’est pas encore un souvenir, Rosa Parks a obtenu la mixité dans les bus, Marthin Luther King rassemble autour de lui des noirs et des blancs dans une lutte commune pour les droits civiques, tandis qu’à Jackson, Mississipi, quelques bourgeoises blanches militent pour obtenir une loi qui oblige les femmes noires à avoir des toilettes séparées des blancs dans les maisons où elles travaillent.

            Ce roman polyphonique donne la parole à trois femmes, Aibileen, Miss Skeeter et Minny. Deux bonnes noires et une jeune bourgeoise blanche que vont lier l’envie commune de changer les choses, et de prendre en main leur destin.

            Les bonnes comme leurs maîtresses sont victimes d’une hiérarchisation des rôles dans une société extrêmement cloisonnée. Le seul pouvoir de ces femmes blanches est celui qu’elles exercent sur plus opprimées qu’elle. Cela seul les rendrait pathétiques si elles étaient moins sottes et moins cruelles.

Eugenia Skeeter voudrait être écrivain mais ne peut le dire à sa famille qui ne songe qu’à lui trouver un bon mari. Point de salut hors du mariage : les vielles filles, les secrétaires, les professeurs, bref toutes les femmes émancipées, ne sont pas vues d’un très bon œil. Pourtant les américaines sont déjà plus émancipées que la plupart des européennes puisqu’elles ont obtenu le droite vote à l'échelon fédéral en 1920.

             On considère alors que la nature des femmes les rend plus apte à éprouver qu’à raisonner. L’instinct maternel mais aussi leur sentimentalité exacerbée les destinent à être des épouses et des mères, à entretenir , garder le foyer et perpétuer la descendance. Elles sont aidées par des bonnes noires qui assurent le gros du travail et sont payées une misère, ravalées au rôle de ménagère, degré le plus bas de la féminité –il n’y a qu’à voir comment on traite la souillon dans les contes de fée.

Le roman se moque allègrement de ces clichés, l’instinct maternel n’est pas ce qui est le plus partagé par ces grandes bourgeoises, prises qu’elles sont par leur mondanités, déléguant parfois presque totalement le soin des enfants à leur bonne.

 

La révolte de ces femmes va les conduire à écrire en secret. L’écriture devient un acte autant salvateur que libérateur. Ecrire, c’est à la fois témoigner et prendre la parole dans un monde largement réservé aux hommes. Mais avant d’écrire, elles lisent, elles dévorent les livres interdits aux noires parce qu’elles ne peuvent les emprunter dans les bibliothèques des blancs. Lire, écrire, c’est combattre l’ignorance dans laquelle on maintient les femmes comme dans une prison.

Ecrire et publier, c’est soumettre au débat, dévoiler ce qui est caché, donner à voir autant que dénoncer. C’est aussi s’engager dans la maîtrise d’une parcelle de ce pouvoir que donne l’éducation et le savoir. Ceux qui ont le pouvoir se reconnaissent entre eux à la façon dont ils parlent ou écrivent. Toutes choses qui demandent un long apprentissage dégagé des tâches subalternes. Ecrire, c’est se délivrer de la matérialité des choses.

 

J’ai dévoré ce livre, tout à tour émue, amusée et captivée par l’histoire de ces femmes, histoire portée par des voix chaleureuses et inoubliables. Le récit est parfaitement rythmé et nous emporte littéralement … A lire absolument …

 

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est le livre de chevet de Skeeter, (Eugenia).

 

Femmes du mondel ogocoup de coeur

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 16 traits de plume
Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 21:52

       Lart-et-Termite.jpg  

 

            Cette œuvre polyphonique, à quatre voix, explore avec beaucoup de talent les pouvoirs de l’écriture. De Robert Leavitt, caporal américain en mission en Corée du sud, à Lark, jeune fille américaine de 17 ans, en passant par son frère Termite, lourdement handicapé ou Nonie, la tante qui les a élevés tous les deux, Jayne Anne Phillips s’attache à recréer les univers de chacun des narrateurs tout en tissant un ensemble de filiations qui rattachent peu à peu les personnages les uns aux autres. La construction du roman est complètement maîtrisée.

          A travers les propos des personnages, c’est une grande absente qui est évoquée, Lola, la mère des deux enfants, sœur de Nonie, femme de Robert Leavitt. Femme insaisissable, mère absente, maîtresse passionnée, chaque narrateur s’évertue à la recréer, à la manière d’une fable ou d’une histoire. Elle est un personnage profondément romanesque, tissée de tous les discours des narrateurs qui s’entrecroisent sur la trame du récit . Mais à peine un portrait se dessine-t-il enfin qu’il s’évapore à nouveau.

Jayne Anne Phillips est née en Virginie Occidentale. Elle a publié son premier recueil de nouvelles, « Black tickets » en 1979 à l’âge de 26 ans et récompensée par le prix Sue Kaufman.. Elle fut célébrée par Raymond Carver pour la beauté de son écriture.

« Machine dreams », son premier roman, publié en 1984, raconte la vie d’une famille américaine à travers la guerre du Vietnam. Il fut choisi par le New York Times Book comme l’un des 12 meilleurs romans de l’année.

Elle renoue avec l’art de la nouvelle avec « Fast Lanes » en 1987, pour poursuivre en 1994 avec un deuxième roman, « Shelter » qui évoque avec talent les rites de passage de l’enfance  et qui fut abondamment  récompensé.

Son œuvre est traduite en douze langues. Elle enseigne aujourd’hui comme professeur d’anglais. En 2000, elle publie « Mother Kind » qui examine les questions intemporelles de la naissance et de la mort. Lark et Termite, finaliste pour de prestigieux prix a rencontré un important succès critique.


 

 Femmes du mondel ogo

 

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 23:19

 

lire-15.jpg          Mina est une petite fille asthmatique qui, dans le Japon des années 70, se rend à l’école dos de Pochiko, un hippopotame nain, Tomoko, sa cousine, entame sa première année de collège, hébergée par sa tante car sa mère doit se rendre dans une grande ville pour y suivre des cours de couture. Un drame semble couver sous l’apparence anodine des choses, les fréquents séjours de Mina à l’hôpital, l’absence de son père pour de longues périodes sont comme autant de menaces. Les non-dits tissent le récit de pesants silences, et d’une sorte de malaise qui court tout au long su récit. Les personnages semblent étouffer dans cette atmosphère à couper au couteau même si des fils de tendresse tiennent tous les personnages ensemble et l’amitié de Mina et Tomoko, la narratrice, telle une bouffée d’air pur, adoucit le tranchant des larmes intérieures et des souffrances cachées.

 

Il faut aimer Proust pour aimer ‘La marche de Mina », un récit long, pesant parfois, un récit attentif toutefois à la profondeur des êtres, exaspérant de lenteur, mais riche de douceur et de tendresse. Yoko Ogawa, après avoir été fan de base-ball dans « La formule préférée du professeur » explore ici le monde du hand-ball, et installe une sorte de tension dramatique, qui ne se résout qu’avec le dénouement du récit. J’ai eu un peu de mal je l’avoue, surtout qu’ayant moins de temps pour lire, la lecture a subi un étirement supplémentaire qui fut près d’être fatal à la lecture de ce livre.

J’avais beaucoup aimé « La formule préférée du professeur » mais j’avais trouvé là encore des longueurs dans le récit. A suivre toutefois, de belles qualités d’écriture.

 

 

Femmes du mondel ogo

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 10 traits de plume
Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 08:28

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          Les femmes irlandaises des nouvelles de Claire Keegan semblent souvent courber l’échine, ployant sous le joug de la tradition et des hommes. Leur destin est tout tracé : «  élever correctement leurs fils, nourrir les poulets, couper le persil, tolérer le vacarme du match du dimanche ».

Dans la nouvelle « Les hommes et les femmes », une fillette demande à sa mère : « Pourquoi ils font rien eux ? » La mère répond « Ce sont des hommes », comme si cela expliquait tout.

Les révoltes sont souvent silencieuses, une telle apprend à conduire en douce, telle autre coupe la magnifique chevelure  de sa sœur qui la traite comme sa bonne et les femmes ont assez de force en elles pour renoncer , s’il le faut, à leurs illusions.

            C’est risqué aussi parfois, très, comme dans cette première nouvelle où une femme prend pour amant un homme rencontré dans un bar (Antarctique). Mais la liberté et la passion sont à ce prix si l’on veut un jour lutter contre la peur du vide.

En effet, les personnages de Claire Keegan ne sont pas (seulement ) les victimes d’un patriarcat qui laisse la part belle aux hommes.  Elles ne sont pas seulement alourdies par les grossesses, abîmées par les lessives, ou torturées par le désespoir . Leur lutte est âpre et elles sont terriblement vivantes. Elles ne sont pas seulement des femmes qui attendent l’amour,  mais elles vivent aussi pour elles-mêmes, tant pis si parfois il faut renoncer à l’amour. Car « le jour où on découvre qu’on a gâché dix ans de sa vie n’est pas une partie de plaisir. »

       Je voudrais rajouter après la remarque pertinente de Keisha en commentaire, que Claire Keegan n'est jamais dans un manichéisme simpliste. Des femmes sombrent aussi dans la folie et nombre d'hommes ne sont pas plus à l'aise qu'elles dans le rôle qu'on veut leur faire endosser. Ce qu'elle montre, c'est le fonctionnement d'un système qui peut rendre aussi les femmes perverses dans leur quête éperdue de séduction..

             En tout cas, c’est de cette manière que j’ai lu ces nouvelles, au style toujours ciselé, alerte et très bien rythmé.

 

 

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Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 7 traits de plume
Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 09:24

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Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena roman traduit de l’allemand par Bernard Kreiss, éditions Anne Carrière, 2010

Der Geschmack von Apfelkernen, 2008

 

A la mort de sa grand mère, Iris, sa petite fille se retrouve avec sa mère et ses tantes dans la maison de famille à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. Sa grand-mère lui a légué la maison et elle doit décider en quelques jours si elle accepte cet héritage. Au fil des jours, en déambulant dans la maison les souvenirs affluent au gré des pièces et des trouvailles, en flânant dans le jardin ou en mettant les vieilles robes contenues dans la grande armoire. Elle reconstitue ainsi, à la faveur de ses souvenirs, l’histoire de trois générations de femmes.

 

C’est un magnifique roman sur la mémoire et la filiation. La narration s’articule autour des témoignages des différents acteurs du drame familial, et autour d’un lieu essentiellement : la maison de Bootshaven. Car la maison, dans la mémoire des femmes, a une importance capitale, elle est le lieu jusqu’à la moitié du vingtième siècle, où se déploie leur activité. Dans les familles bourgeoises, les femmes ne travaillent pas à l’extérieur mais s’occupent essentiellement des tâches ménagères. Il en va de même pour Bertha qui en est la seule propriétaire et à laquelle ce bien apporte une certaine indépendance puisqu’elle peut décider qui elle peut accueillir, malgré ou en dépit de la réprobation de son mari.

Ses propres transgressions ont d’ailleurs lieu à l’intérieur même de la maison quand son mari n’est pas là.

Des trois filles, une seule trouvera refuge dans la maison familiale pour son plus grand malheur. Elle la quittera pour choisir désormais des habitats ouverts et communautaires, des ashrams ou des lieux similaires ou l’héritage est plus spirituel.

La maison c’est l’origine, là où tout a commencé : les femmes accouchaient à la maison et les trois filles y sont nées . Elle est le lieu où s’opère la continuité.

Autant que celui ou s’opère toute discontinuité. La maladie et la mort instaurent la rupture. La mémoire de Bertha s’effiloche, se « comble » de trous et elle est obligée de partir.

            Du drame, on ne sait rien avant les dernières pages, à peine si l’on recueille quelques indices. Chacun veut l’oublier car il réveille de vieilles blessures.  « L’oubli partagé est un lien aussi fort que les souvenirs communs », dit la narratrice.

            Les silences et les oublis se transmettent aussi bien que ce qui est dit ou écrit, mieux même, car l’oubli s’ancre dans les profondeurs de l’inconscient.

L’oubli est seulement un souvenir inconscient.

            D’ailleurs la mémoire est sélective, car je me souviens d’autant mieux que j’oublie tout un tas de choses. Je ne peux pas me souvenir de tout.  L’hypermnésie est un trouble qui gêne terriblement la vie quotidienne de ceux qui en souffre. Pour me souvenir, je dois oublier.

Et la narratrice de conclure : «  J’en déduisais que l’oubli n’est pas seulement une forme de souvenir, mais que le souvenir est aussi une forme de l’oubli. »

            Quel a été le rôle du grand-père pendant la guerre ? Les seuls souvenirs qu’il laisse n’en disent rien et son journal a été brûlé.

 

            La narratrice est enfin revenue à la maison. Elle renoue avec le passé et exorcise les vieux fantômes, panse les blessures afin de pouvoir construire à son tour. Elle déterre et exhume. Elle aère et met à jour.

Le personnage littéraire renoue avec la vieille tradition d’une femme faible et forte à la fois. A chaque fois qu’elle voit son amoureux, elle se trouve en fâcheuse posture et lui laisse ainsi jouer tranquillement son rôle de sauveur.

La boucle est ainsi bouclée.

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Femmes du mondel ogo 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 9 traits de plume
Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 09:21

Zeruya Shalev Mari et femme –traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz

Gallimard 2OO2 pour la traduction française folio n° 4O34

Zeruya Shalev est née en 1959 dans un kibboutz en Galilée. Elle a fait des études bibliques. Mariée, mère de deux enfants, elle vit et travaille à Jérusalem en tant qu’éditrice.

          Aama et son mari Oudi sont un couple comme tant d’autres, ni heureux, ni malheureux jusqu’au jour où les frustrations accumulées atteignent un trop plein et précipitent la chute du couple. Qui a raison, qui a tort dans un couple où chacun est à tour de rôle victime et bourreau ? Nul ne peut le dire. La narratrice raconte la genèse de ce couple, son acmé et sa lente décomposition. Son analyse des sentiments de culpabilité, de la part que chacun met dans la relation, de l’image de soi que l’on demande à l’autre de valider en permanence sonne assez juste. La question n’est pas de savoir si on aime, mais comment on aime, et si l’autre aime cet amour.  L’auteur fait dire à un de ses personnages que souvent on se plaint pour se dispenser d’agir, afin que l’autre dirige notre vie à notre place et nous décharge du lourd fardeau de notre liberté. Dis-moi qui je suis et ce que je dois faire et je t’aimerai en retour. Les prises de conscience de la narratrice sont salutaires car elle l’aide à faire le point sur sa propre vie. Elle se rend compte qu’elle a davantage agi selon les désirs (supposés) de son compagnon que selon les siens propres et que cela provoque en elle du ressentiment et des regrets. Ce qu’elle a fait, elle l’a fait pour lui plaire et le garder et non pour réaliser ses aspirations et ses désirs. Elle se rend compte que c’est plutôt l’inverse qu’il faudrait faire : se réaliser et être aimé pour ce que l’on est et non pour ce que l’autre aimerait voir de soi. Ou ce que l’on croit qu’il aimerait, car il s’agit parfois seulement de nos propres fantasmes.

Ce livre n’a pas été un coup de cœur mais j’en ai apprécié la lecture. Il livre d’autre part un aperçu de la société israélienne et des relations entre les hommes et les femmes, des difficultés du couple, qui sont assez universelles dans un milieu qui n’est pas forcément très religieux même si des passages de la bible y sont cités parfois. La question de savoir si le mariage est une institution propre à consolider les liens ou à perpétuer l’amour est une question depuis longtemps débattue. La plupart des auteurs ont répondu par la négative. Le désir est désir de changement et de mouvement ; il n’y a en lui aucune parcelle d’éternité. Les seules associations durables sont celles qui reposent essentiellement sur autre chose que l’amour qui lui-même est une invention assez récente.

Femmes du mondel ogo

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 23:07

 Selon Libération, la cinéaste iranienne Mahnaz Mohammadi, militante des droits de la Femme, a été arrêtée dimanche à Téhéran par des membres des forces de sécurité non identifiés.

Cette information a été donnée sur le site de l’ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi.

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 Elle est la réalisatrice du film Femmes sans ombre, primé dans plusieurs pays,  et a collaboré avec la cinéaste Rakhshan Bani-Etemad pour un documentaire sur l’élection présidentielle controversée de 2009, Nous sommes la moitié de la population.

Elle n'avait pu se rendre à Cannes pour assister à la présentation du film de Reza Serkanian Noces éphémères, dont elle est la principale actrice car son passeport lui avait été retiré.

 

 

 
 
 
 
 
A lire, à voir sur le blog :
Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 12:27

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Fariba Vafi est née en 1962 à Tabriz, dans le nord de l’Iran, et a publié quatre romans, dont le premier paru en 2002 a gagné plusieurs prix littéraires. Un secret de rue est sa première œuvre traduite en français

Un secret de rue; roman; Fariba Vafi; traduit du persan (Iran) par Christophe Balay

 

 

Homeyra , la narratrice revient dans le quartier de son enfance pour veiller sur son père, à l’agonie. Elle revient dans la maison familiale, retrouve quelques photos et les souvenirs affluent.  Elle se souvient de sa mère, prisonnière de la jalousie de son mari,  de son oncle bienveillant, des voisins, et surtout de sa petite amie Azar,

libre et joyeuse, dont elle a partagé les jeux dans cette rue d’un quartier pauvre.

Un terrible drame va mettre fin à cette amitié et hanter les nuits de Homeyra qui a fui sa famille et son père pour pouvoir oublier.

 

Un secret de rue est un roman poignant sur le sort des femmes en Iran. Je l’ai lu peu après avoir vu le film « Une séparation » et des correspondances se sont établies entre les deux œuvres. L’enfermement des femmes qui s’aventurent peu dans la sphère publique, la jalousie et la possessivité des hommes pour lesquels elles sont souvent des objets, la haine des femmes qui peut aller jusqu’au meurtre, la violence feutrée, les coups parfois sont des thèmes centraux de ces œuvres. L’impossibilité d’aimer aussi, de dialoguer , de se comprendre qui enferment chacun dans une stricte séparation des sexes. Mais les relations des hommes et des femmes ne se réduisent pas à cela, existent aussi des hommes bienveillants et aimants qui essaient de trouver une autre voie à l’intérieur de ce qui est permis et défendu, le dialogue avec un oncle ou un voisin, la plupart du temps furtifs, presque à la dérobée, dans une société iranienne qui  voudrait autre chose.  Fariba Vafi nous offre le tableau d’une société écartelée entre modernité et tradition, où la rigidité des codes empêche une réelle évolution.

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 14:57

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Tropique des silences – Karla Suárez – Editions Métailié, Paris, 2002.

Traduit de l’espagnol (Cuba) par François Gaudry

 

Elle est née à La Havane en 1969. Elle est ingénieur en informatique et vit entre l'espagne et la France. Ce livre a reçu un prix du premier roman en Espagne

 

 

La narratrice, que l’on surnomme « P’tit mec » raconte sa vie et ses démêlés familiaux de l’enfance à l’adolescence dans le Cuba joyeux des années 80 jusqu’à la débâcle des années 90 après l’effondrement du mur de Berlin et du bloc communiste.

On la surnomme « P’tit mec » car elle ne joue pas le jeu de la féminité, elle est longue, malingre, toujours habillée en pantalons, et la plupart du temps fourrée avec des garçons avec lesquels elle s’entend plutôt bien, d’autant plus qu’elle aura la chance, très jeune de rencontrer Dieu, Quatre, le Coke et le Poète. Elle n’est pas amoureuse mais ils le sont tous d’elles. Ainsi, elle ne se fait pas d’illusions, ils attendent toujours quelque chose d’elle alors qu’elle-même n’attend rien. Les figures féminines du récit sont pris dans une rage impuissante qui les empêche de vivre et les condamne à la souffrance et la folie. La grand-mère se plaint de ses enfants et ne les accepte pas comme ils sont, la mère de son mari, et la tante, elle se meurt d’un long chagrin d’amour qui la conduit inéluctablement à la folie. La narratrice, lucide, décide très tôt de ne pas suivre les modèles qui l’entourent, elle sait ce qu’elle ne veut pas même si elle ne sait pas encore ce qu’elle veut.

 Elle dénonce l’hypocrisie des relations familiales, et des modèles politiques, collectivistes de son pays. Pour elle , rien n’est plus indispensable que le silence et la solitude, pour se trouver soi et pouvoir ensuite rencontrer les autres car « les gens ont si peur de la solitude qu’ils inventent des contrats, des organisations et des filiations de toutes sortes pour ne pas être responsables de leur propre sort ».

Le silence fait taire tous les mensonges, celui du sacrifice, de l’amour conjugal ou filial. On ne vit jamais pour l’autre mais d’abord pour soi-même, car sinon gare … Mourir d’amour, très peu pour elle. Le seul être est d’abord, soi, l’individu. Chacun doit faire ce qu’il veut et tant mieux si parfois on peut le faire à deux ou à plusieurs à condition que chacun respecte les silences de l’autre. Ainsi, les gens peuvent se quitter, partir sans que cela soit la fin de tout. Elle n’est pas insensible, elle a parfois du chagrin, beaucoup, des attachements, de l’amour.

C’est à cette seule condition que peut naître la musique, car la musique est faite des silences qui la composent, et qui font se détacher chaque note. Les êtres sont comme ces notes sur fond de silence…

Karla Suárez a une écriture sèche et nerveuse, une lucidité qu’on a pu qualifier de cynisme, et une maîtrise certaine du récit et de son tempo. Je ne me suis jamais ennuyée à la lecture de ce roman, même si parfois , les passages de l’adolescence où elle se drogue et boit sans arrêt m’ont paru un peu longs. Dans l’ensemble une lecture agréable, en tout cas enrichissante.

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 10:43

 

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Nawal El Saadawi, Ferdaous une voix en enfer, des femmes /Antoinette Fouque, 2007

 

Nawal El Saadawi est médecin en Egypte. Elle est née en 1931 près du caire. Elle est connue dans le monde entier pour son engagement dans la lutte pour les droits et les libertés des femmes arabes. En 1972, elle est révoquée de son poste au ministère pour avoir publié Les femmes et le sexe, qui traite de sexualité, de religion et du traumatisme de l’excision– autant de sujets tabous dans le pays. Sa mère, musulmane traditionaliste, insiste pour que sa fille soit excisée à l’âge de six ans. Health est interdit et les livres de Nawal El Saadawi sont censurés. Elle est emprisonnée en 1981 pour s'être opposée à la loi du parti unique sous Anouar el-Sadate  Elle a publié en janvier 2007 une pièce de théâtre en arabe intitulée Dieu démissionne à la réunion au sommet. Jugé blasphématoire par l’université islamique du Caire, ce livre a été retiré de la vente avant même l'ouverture du procès qui lui est intenté.

Après son roman La Chute de l’iman, en 1987, publié au Caire, elle a commencé à recevoir des menaces de la part de groupes fondamentalistes. En 1993, elle est jugée pour hérésie et condamnée à mort. ( source wikipédia)

En 1982, elle a reçu en France le prix de l’amitié franco-arabe pour la première édition de ce livre aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque.

Elle a écrit une quarantaine de livres essais et fictions confondus. (Toutes ces informations ont été vérifiées et recoupées avec le site de l’auteur en anglais).

Site de l'auteur en anglais

 

Ferdaous une voix en enfer évoque la rencontre entre une doctoresse psychologue et une prisonnière « Ferdaous » accusée d’avoir tué un homme et condamnée à être pendue le lendemain. Ce livre est le récit de la confession de Ferdaous, et l’explication de son geste qui s’enracine bien au-delà d’elle, dans les coutumes, les interdits et la violence faite aux femmes dans son pays. Elle raconte son enfance en Haute-Egypte, dans une famille écrasée par la misère, où le père bat sa femme, mange le premier quand ses enfants ont faim et règne en despote. Il raconte l’excision aussi, ce bout ce chair et de plaisir qui s’envolent à jamais, plaisir qu’elle avait découvert dans des jeux d’enfant, et dont elle se souviendra toute sa courte vie comme d’un paradis perdu : « J’ai eu l’impression que ce plaisir existait extérieur à mon être, comme s’il avait surgi avec moi mais que, tandis que je grandissais, lui ne grandissait pas. ». Les hommes instruits ne sont guère plus cléments ; l’oncle abuse sexuellement de sa nièce et refuse de l’envoyer à l’université car il y a des hommes. Le premier homme qui l’écoute et lui apporte de l’aide n’est qu’un proxénète. Il n’y a pas d’issue. Il n’y a pas d’amour. Chacun est pris , les femmes comprises, dans les rets d’une tradition séculaire , prisonniers de structures mentales extrêmement rigides, et de lois qui contraignent les femmes. Ce sont les mères qui excisent leur fille, afin qu’elles restent pures pour leur mari et n’aient pas la tentation de le tromper. Nawal El Saadawi évoque cette politesse « dépourvue de respect que les hommes témoignent aux femmes », mais aussi rapporte des paroles qui sont bien celles d’une femme : « […] tout homme qui connaît la religion parfaitement frappe sa femme, parce qu’il sait cette vérité : la religion lui permet de corriger sa femme, et la femme vertueuse ne doit pas se plaindre de son mari, il lui est seulement demandé une soumission complète ».

Aussi n’y a-t-il pas une stricte opposition homme/femme mais des bourreaux et leurs complices. Peut-être parce que les femmes ont peu de droits et qu’elles manquent cruellement d’autonomie cherchent-elles à s’allier les bonnes grâces de l’homme dominant afin d’acquérir une part de sa puissance ? Parce que c’est la seule issue ?

Alors dans ces conditions la prostitution est-elle la seule liberté offerte aux femmes car « Les femmes les moins trahies sont les prostituées, et c’est par le mariage, par l’amour que la femme se voit infliger les châtiments les plus lourds ». La prostituée offre une prestation sexuelle contre de l’argent, mais il n’y a ni promesse ni mensonge. Un petit bémol cependant, car une prostituée dépend d’un proxénète, et donc encore d’un homme. C’est un cercle infernal, et la mort est la seule issue, mort physique, mort psychique ou alors combat de chaque instant pour celles qui comme Nawal El Saadawi ont eu la chance malgré tout de faire des études.

Un livre à la façon d’un témoignage passionnant.

 

Femmes du mondel ogo

           

 

Par Anis - Publié dans : Femmes du monde - parcours - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume

Mes auteurs favoris

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Marguerite Duras
Harper Lee
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Milena Agus
Marie Sizun
Keith Ridgway
Karen Blixen
Amélie Nothomb
Barbara Kingsolver
Dominique Mainard
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Emile Zola
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Présentation

Livres du challenge

Liste des livres du challenge "Littérature au féminin"

 

- Anna Karénine de Tolstoï

  Myletine

 - Antigone de Jean Anouilh

Setsuka - Isabelle -Hélène

 

- Au Bonheur des Dames d'Emile Zola

La Démone -

 

- Aya de Yopougon de Clément Dubrerie, Marguerite Abouet

La librivore - Marie - Cistu Hélène - Nina

 

- Beloved de Toni Morrison

Emily - Patacaisse - Myletine

 

 - Boomerang de Tatiana de Rosnay

La librivore - Laetitia

 

- Chéri de Colette

Pickwick 

 

- Coeur cousu de Carole Martinez

Myletine

Marie-L'or des chambres  La librivore - Cistu - Jostein - Setsuka  -Mathilde -

 

  - Geisha d' Arthur Golden

Cistu

 

- L'accompagnatrice de Nina Berberova

 

- L'empoisonneuse de Barbara Yelin (BD)

La librivore

 

- la femme de l' Allemand de Marie Sizun

JosteinSharon

 

- La joueuse de go de Shan Sa

Amélie - Cistu - Cindy

 

- La maison aux esprits d'Isabel Allende

 La nymphette - Cyndy

 

 - Le fait du prince d' Amélie Nothomb

Cistu - Librivore- Sharon - June - Marie - Cindy - Laetitia -Reveline

 

 - Le festin de Babette et autres contes de Karen Blixen

  Mango  -

- L'honneur perdu de Katharina Blum de Heinrich Böll

 

- Les chutes de Joyce carol Oates

  Mathilde -Patacaisse - Mango  Isabelle

 

- Les déferlantes de Claudie Gallay

La librivore -  Hélène - Lilou

 

- Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë

  Anne (De poche en poche) -Reveline - Nina

 

- Les yeux dans les arbres de Barbara Kingsolver

  Anis

 

- Lignes de faille de Nancy Houston

Hélène - La nymphette

 

- Madame Bovary de Flaubert

Céline

 

 - Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir

  Lounapil - La Démone

 

- Mille soleil splendides de Khaled Hosseini

 Isabelle - June -Marie

 

- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee

 

 - Persépolis de Marjane Satrapi (BD t1)

  Anne Hélène - Lounapil

 

- Pour vous de Dominique Maynard

 

  - Quand tu es parti de Maggie O'Farrell

Val bouquine

 

- Ru de Kim Thuy

Jostein -La librivore -June -Patacaisse - Anne - Rêveline

 

- Terre des oublis de Duong Thu Huong

La librivore

 

- Un brillant avenir de Catherine Cusset

La librivore - Cistu - La démone - Sharon

 

Et dans la catégorie "Premiers livres" 

Diane Peylin - Noa, de l'autre côté,  Balivernes éditions

Laetitia deprez - Le mal vous va si bien, éditions Myriapode

(leurs blogs sont dans la communauté, vous pouvez aller les visiter)  

La règle : lire au moins cinq de ces ouvrages de juin 2010 à juin 2011 et

 en faire la critique sur son blog (donc vous pouvez en lire plus si vous le voulez) . Il n'y a pas de date limite d'inscription.

Pour s'inscrire : challenge copier puis insérer cette vignette sur votre blog . Inscrivez-vous ci-dessous :

 

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Catégories

Articles sur la toile ; femmes

Livres lus

 En tête

En rose, des livres que j’ai lus mais des résumés que je n’ai pas le temps de faire, en violet, ceux que j’ai écrit moi-même, surlignées en gris, les BD.

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Adam (Olivier) Passer l'hiver

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena) Battement d'elles  Mal de pierres  Mon voisin - Quand le requin dort

Audeguy(Stéphane) Fils unique  La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane) Emma  Mansfield Park  Northanger Abbey  Orgueil et préjugés  Persuasion)  Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Barbery(Muriel) L'élégance du hérisson

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François) Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

C

Camus (Albert) La chute  La mort heureuse  La peste  L’étranger  L’exil et le royaume  Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude) La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Chandra (Vikram)Le seigneur de Bombay

  Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barabara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

 

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Claudel (Philippe) Au revoir, Monsieur FriantJ’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                Le café de l’Excelsior - Le rapport de Brodeck Les âmes grises  Meuse l’oubli

Coe (Jonathan) - La pluie avant qu'elle tombe

Cunningham (Mickaël) Les heures

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite) L’amant. L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique

                                     Le vice-consul.

.E

Esquivel (Laura) Chocolat amer

F

Ferney (Alice) – Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse  L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes

Gavalda (Anna) – Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) – Eldorado  – Sous le soleil des Scorta

Germain (Sylvie) – Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -

Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

H

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne) Chocolat

Herbjørg Wassmo –La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu)Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)Auprès de moi toujours  Les vestiges du jour Nocturnes

 

J

Jullien(François)Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)– Alouette -1991

L

Larsson (Stieg) – Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Lévine(James.A)Le cahier bleu

M

MacDonald (Ann-Mary) – Le vol du corbeau  

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï) – La musique d’une vie  La vie d'un homme inconnu

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD)  

Martinez(Carole) - Coeur cousu 

Miyabe (Miyuki) La librairie Tanabe  

Morrison (Toni) Beloved - Un don -

Minoui (Delphine) Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

Nothomb(Amélie) Cosmétique de l’ennemi  La métaphysique des tubes  Les catilinairesl  Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) – Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur

 O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

 

Pancol(Katherine) Et monter lentement dans un immense amour  J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Q

R

 

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

 

Ridgway(Keith) Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip) Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos) – L’ombre du vent

S

 

Saabye Christensen (Lars) –Le Demi-frère

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

Schlink (Bernard) - Le liseur

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Strasser (Todd) – La vague – Etats-Unis

T

 

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William) – En lisant Tourgueniev

U

V

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine) – No et moi - Les jolis garçons

 

 

W

Woolf (Virginia) La promenade au phare

 

 

X

Y

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

 

 

 

Les prix littéraires (femmes)

Défis et challenges

 

 

Challenge voisins voisines

Challenge voisins-voisines chez Kahel

Des idées de lecture


"Les mots d'un livre ne forment pas davantage un bloc que les jours d'une vie humaine, aussi abondants soient ces mots et ces jours; ils dessinent juste un archipel de phrases, de suggestions, de possibilités inégalées sur un vaste fond de silence."
Sylvie Germain - Magnus

 

Défi de Pimpi

 

Challenge "In the mood for Japan"

 

  54059971 p

Auteurs : François Vallejo (Ouest)

 

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Le challenge BD de M Zombi

 

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