Dévorer les livres, miam !

ACTU

  Femmes du mondel ogo

Nouveau challenge afin de faire connaître les femmes écrivains du monde entier et leur condition (ouvrages publiés entre 1970 et aujourd'hui). De l'Iran à L'Italie du sud en passant par l'Afrique et l'Océanie, sur chaque continent, des femmes témoignent. A vous de relayer leur voix. Ce challenge se déroule jusqu'en  décembre 2012, renouvelable chaque année pour ceux qui voudraient le continuer. Peu à peu sera constituée une liste des femmes de lettres du monde entier sur la colonne de droite.

 

  Dépôt des candidatures et des billets ici !

 

Forum pour déposer des noms d'auteures, ou des titres qui vous ont marqué !

 

Auteures d'Amérique latne       Auteures d'Amérique centrale   Auteures de Nouvelle-Zélande    Auteures d'Australie

 

Les femmes et leur condition

Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 19:18

littérature au féminin

  Puisqu'ici nous parlons de livres, j'aimerais relayer l'émission de Stéphanie Duncan qui proposent des thèmes passionnants et une bibliographie alléchante liée à l'actualité des invitées.

 

Taslima Nasreen, Kenizé Mourad et Michelle Perrot. Femmes d'Orient et d'Occident. Depuis les Rendez-vous de l'Histoire de Blois

 

Histoire de chambres

de Michelle Perrot
éditeur : Seuil
parution : 2009
Libres de le dire

Libres de le dire

de Taslima Nasreen et Caroline Fourest
éditeur : Flammarion
parution : 2010
De ma prison

De ma prison

de Taslima Nasreen
éditeur : Points
parution : 2010

 

 

Existe-il une nature féminine ? Avec Françoise Héritier, Jean-Jacques Courtine et avec le photographe Patrick Zachmann

 

La différence des sexes

La différence des sexes

de Françoise Héritier
éditeur : Bayard
parution : 2010
Masculin, Féminin

Masculin, Féminin

de Françoise Héritier
éditeur : Odile Jacob
parution : 2008
Histoire de la virilité - Tome 1, De l'antiquité aux lumières, L'invention de la virilité

Histoire de la virilité - Tome 1, De l'antiquité aux lumières, L'invention de la virilité

de Georges Vigarello, Alain Corbin et Jean-Jacques Courtine
éditeur : Seuil
parution : 2011
Histoire de la virilité, tome 3

Histoire de la virilité, tome 3

de Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello et Alain Corbin
éditeur : Seuil
parution : 2011

 

Gertrude Stein

 

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 Les femmes, toute une histoire

par Stéphanie Duncan
le dimanche de 16h à 17h

Femmes et Littérature : Le Prix Femina

 

Manifeste Féministe

de Laure Adler
éditeur : Autrement
parution : 2011
Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses

Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses

de Laure Adler
éditeur : Editions Flammarion
parution : 2011
L'Esprit de conversation. Trois salons

L'Esprit de conversation. Trois salons

de Chantal Thomas
éditeur : Rivages
parution : 2011
Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 5 traits de plume
Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 10:48

« Les femmes, toute une histoire », le magazine de France Inter, unique en son genre, consacré aux femmes, à leur histoire, à la question toujours d’actualité de leurs droits, en France et dans le monde…

 

           Les femmes ne parviennent pas toujours selon les pays à faire entendre leur voix, France Inter à travers cette série d'émissions leur donne la parole. De nombreux observateurs s'accordent à penser que la lutte pour l'égalité des droits est une priorité du XXIe siècle. Qu'une société s'arroge le droit de punir de coups de fouet une femme qui a osé conduire une voiture suffit à légitimer ce combat, et je salue l'initiative de France Inter. Car sans l'éducation des femmes, sans leur libre et plein accés  au travail, à la santé, à l'éducation, une société ne peut être vraiment démocratique.

Avec Virginia Woolf se pose encore avec plus d'acuité, de résonance, la question de l'accès des femmes à la littérature et à leur droit d'inventer, de créer et d'écrire des romans que j'ai largement évoqué ici.

 

Une chambre à soi de Virginia Woolf - Les femmes et le roman

 

 « Aux femmes qui cherchent un féminin à « auteur », il y a bas-bleu. C’est joli et ça dit tout. », écrivait Jules Renard en 1905.

 Viviane Forrester, biographe de Virginia Woolf, parle de ce douloureux et nécessaire combat dans cette émission de France Inter que l'on peut écouter jusqu'en 2014.

 

 Virginia Woolf

 

 

La première émission  a évoqué les femmes et la révolution. Si les femmes participent toujours activement aux mouvements révolutionnaires, elles sont souvent écartés des sphères de pouvoir. Olympe de Gouges, qui écrivit ‘Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne finira guillotinée en 1793.

          Et il y a fort à craindre que ce scénario se renouvelle une fois encore en Lybie alors que le Conseil National de Transition parle d’instaurer un régime s’inspirant de la Charia... Trois femmes du XXème siècle, révolutionnaires et féministes, aux personnalités hors du commun, furent victimes de cet ostracisme masculin: l’anarchiste Emma Goldman, juive russe devenue américaine et apatride ; la bolchévique Alexandra Kollontaï, première femme ambassadrice et chantre de l’amour libre ; et enfin, une Française, Jeannette Vermeersch, qui incarne plutôt la militante dévouée, à l'ombre du grand homme, Maurice Thorez qui dirigea pendant plus de trente ans le parti communiste. (à écouter jusqu'au 6 juin 2014)

 

Les femmes et la révolution  

 

A décréter par l'Assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celle de la prochaine législature.

PREAMBULE 

La DéclarationLes mères, les filles, les surs, représentantes de la nation, demandent d'être constituées en Assemblée nationale.

Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, des bonnes murs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur, en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

Article premier.
La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.Up

Article 2
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l'oppression.

Article 3
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n'est que la réunion de la Femme et de l'Homme: nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article 5
Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société; tout ce qui n'est pas défendu pas ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elles n'ordonnent pas.

Article 6
La loi doit être l'expression de la volonté générale; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7
Nulle femme n'est exceptée; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la loi: les femmes obéissent comme les hommes à cette loi rigoureuse.

Article 8
La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.Up

Article 9
Toute femme étant déclarée coupable; toute rigueur est exercée par la Loi.

Article 10
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l'échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d'un enfant qui vous appartient, sans qu'un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article 12
La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure; cette garantie doit être instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

Article 13
Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, les contributions de la femme et de l'homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l'industrie.

Article 14
Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l'admission d'un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l'administration publique, et de déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée de l'impôt.

Article 15
La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.Up

Article 16
Toute société, dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n'a pas coopéré à sa rédaction.

Article 17
Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés: elles ont pour chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

POSTAMBULE 

Femme, réveille-toi; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n'est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l'usurpation. L'homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes! Femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles? Quels sont les avantages que vous recueillis dans la révolution? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n'avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit; que vous reste t-il donc? La conviction des injustices de l'homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature; qu'auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise? Le bon mot du Législateur des noces de Cana? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n'est plus de saison, ne vous répètent : femmes, qu'y a-t-il de commun entre vous et nous? Tout, auriez vous à répondre. S'ils s'obstinent, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie; déployez toute l'énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l'Etre Suprême. Quelles que soient les barrières que l'on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir; vous n'avez qu'à le vouloir. Passons maintenant à l'effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société; et puisqu'il est question, en ce moment, d'une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l'éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l'administration nocturne des femmes; le cabinet n'avait point de secret pour leur indiscrétion; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l'ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.
Up


Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 23:37

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King Kong Théorie Grasset 2006

 

 

Disons-le tout de suite, Virginie Despentes n’est pas consensuelle, sa langue est crue et sans détours, elle n’a pas peur de jeter des pavés dans la mare et sa pensée souvent, est radicale. Moi, j’aime sa sincérité, sa virulence et sa force qui n’exclut pas la fragilité fondatrice de tout être humain.

 

King Kong théorie est une réflexion nourrie des expériences personnelles de l’auteur, celle du viol qu’elle a subi à 17 ans, de la prostitution qu’elle a exercée occasionnellement et de la pornographie, milieu dans lequel elle a travaillé et chroniqué des films.

Son texte est riche, porté par une grande énergie, et agit comme de la dynamite. Il est souvent drôle, très pertinent et polémique. Il est écrit pour toutes celles ou ceux qui ne se sentent en adéquation ni avec le discours dominant , ni avec la place qui leur est assignée qu’il soit homme ou femme.

Ainsi dit-elle d’où elle écrit, « prolotte de la féminité », et pour qui elle écrit : « J’écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché de la meuf, aussi bien que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être protecteurs, ceux qui voudraient l’être mais ne savent pas s’y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l’idéal de la femme blanche séduisante qu’on nous brandit sous le nez, je crois bien qu’il n’existe pas. »

En effet, hors de l’apparence, la femme n’a point de salut, dotée d’un physique ingrat, ou passée un certain âge, elle devient invisible aux yeux de la plupart des hommes.

Pourtant la révolution féministe a bien eu lieu, et les femmes aujourd’hui jouissent d’une liberté sans égal dans leur histoire. Pourquoi alors les inégalités subsistent-elles ? Pourquoi les femmes ne se servent-elles pas de cette puissance retrouvée d’exercer leurs talents et d’assouvir leur désirs ? Pourquoi sont-elles minoritaires en politique ?

Parce que tout un ensemble de discours pernicieux tenus « surtout par les autres femmes, via la famille, les journaux féminins, et le discours courant. » sur ce que doit être la féminité les entrâve, comme si celle-ci n’était pas le produit de la culture et de l’histoire.  Beauvoir est passée par là, et plus récemment Judith Butler.

Virginie Despentes essaie de montrer comment les hommes, comme les femmes en sont victimes car si une place est assignée à la femme, une autre est assignée à l’homme. Les hommes oublient trop souvent que leur force enracinée dans l’oppression féminine a un coût : « les corps des femmes n’appartiennent aux hommes qu’en contrepartie de ce que les corps des hommes appartiennent à la production, en temps de paix, à l’Etat, en temps de guerre. » Et tout ce qui leur est interdit depuis toujours , les larmes, la sensibilité et tutti quanti.  Comprendre ce qui nous aliène dans la distinction des rôles et des places , « c’est comprendre les mécanismes de contrôle de toute une population. « Le capitalisme est une religion égalitariste, en ce sens qu’elle nous soumet tous, et amène chacun à se sentir piégé comme le sont toutes les femmes. »

Ainsi dans l’expérience traumatisante du viol qu’elle a subi, Virginie Despentes affirme encore : « J’aurais préféré, cette nuit-là, être capable de sortir de ce que l’on a inculqué à mon sexe […] plutôt que vivre en étant cette personne qui n’ose pas se défendre parce qu’elle est une femme, que la violence n’est pas son territoire, et que l’intégrité physique du corps d’un homme est plus importante que celle d’une femme. »

Toutes ces normes, ces codes assimilés tout au long de l’histoire, font de la femme une proie et une victime et Virginie Despentes refuse tout cela. Même d’un viol, on peut se relever, car c’est nier le pouvoir absolu que s’arroge le violeur, même si elle admet de cet événement qu’ : « Il est fondateur. De ce que je suis en tant qu’écrivain, en tant que femme qui n’en est plus tout à fait une. C’est en même temps ce qui me défigure, ce qui me constitue. »

Quant à la prostitution, hypocritement vilipendée par les bonnes âmes de la société, elle est un mode des relations hétérosexuelles dans la société patriarcale. Le sexe est souvent tarifé, les femmes n’ayant eu souvent pas eu d’autre choix que s’assurer un bon mariage pour échapper à leur condition ou monter les barreaux de l’échelle sociale. Mais si la prostitution fait peur, selon elle, c’est que « le contrat marital apparaît plus clairement comme ce qu’il est : un marché où la femme s’engage à effectuer un certain nombre de corvées assurant le confort de l’homme à des tarifs défiant toute concurrence. Notamment les tâches sexuelles ».

Même chose pour la pornographie et le sort qui est fait aux hardeuses, qui parce qu’elles ont gagné leur vie en retirant un « avantage concret de leur position de femelles, doivent être publiquement punies. » parce qu’elles ont transgressé la place assignée à la femme, celui de la bonne épouse, de la bonne mère, de la femme respectueuse. Dans ces films faits par des hommes le plus souvent, elles ont une sexualité d’hommes, veulent du sexe et assument à cet égard une totale liberté. D’autre part, elles jouissent à tous les coups. La pornographie elle aussi est une atteinte à l’ordre moral qui est fondé sur l’exploitation de tous et des femmes en particulier : « La famille, la virilité guerrière, la pudeur, toutes les valeurs traditionnelles visent à assigner chaque sexe à son rôle. »

Pour finir, Virginie Despentes raconte sa « montée » à Paris, la réception de son œuvre par les critiques, leur violence, le mépris et le rejet qu’elle ressent plus violemment en tant que fille. Elle est trop « masculine », trop indisciplinée, trop violente. On ne lui pardonne pas la moitié de ce qu’on permet aux auteurs hommes. En gros, elle fait tache. (On tolère Bukowski un ivrogne obsédé sexuel, instable et chaotique parce que c’est un homme). Pas assez féminine, docile, servile. Mais qu’est-ce que c’est la féminité ?

C’est l’art de la servilité : « C’est juste prendre l’habitude de se comporter en inférieure. Entrer dans la pièce, regarder s’il y a des hommes, vouloir leur plaire. Ne pas parler trop fort. Ne pas s’exprimer sur un ton catégorique. Ne pas s’asseoir en écartant les jambes pour être bien assise. Ne pas s’exprimer sur un ton autoritaire. Ne pas parler d’argent. Ne pas vouloir prendre le pouvoir. Ne pas vouloir occuper un poste d’autorité. Ne pas chercher le prestige. Ne pas rire trop fort … »

 

Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 4 traits de plume
Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 22:06
Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 06:41

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"Ce que vivent les femmes, aujourd'hui, dans de nombreuses régions du monde, est insupportable, et on ne le sait pas assez. Aucune tradition, aucune coutume, aucune religion ne justifie qu'on assassine, qu'on brûle, qu'on lapide, qu'on viole une femme parce qu'elle est une femme. Rien ne justifie qu'on mutile les petites filles, qu'on les vende ou qu'on les prostitue. Rien ne justifie qu'on asservisse les femmes, qu'on les humilie, qu'on les prive des droits élémentaires de la personne. Et dans les pays comme le nôtre où l'égalité des droits ne leur est plus contestée, leurs conditions de vie demeurent plus difficiles que celles des hommes. Un monde noir, donc ? Oui, mais un monde qui peut encore changer partout des femmes se battent et ouvrent des brèches, réveillent l'espoir, gagnent du terrain. Ce livre, constitué d'articles, de portraits, de témoignages, de synthèses d'études internationales, révèle la face cachée de la condition des femmes, aujourd'hui."

 

 

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De l'échafaud à la tribune, l'Histoire du féminisme 1/2

Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 21:08

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 Dans ce livre , Élisabeth Badinter dénonce les contradictions d'un féminisme obsédé par la différence entre les sexes. Et l'auteur de poser la question : quels sont les réels progrès réalisés depuis quinze ans ? Le discours féministe qui se fait le plus entendre aujourd'hui reflète-t-il les préoccupations de la majorité des femmes ? Quel modèle de sexualité cherche-t-il à imposer ?

 

Ce qui ressort le plus nettement, de ces quelques deux cent pages, c’est la mise en opposition de deux types de féminismes, un féminisme qui avec Antoinette Fouque, met en avant la différence des sexes, et un féminisme Beauvoirien, oserais-je dire , universaliste, qui avance qu’on ne naît pas femme mais qu’on le devient. Ces féminismes de la première vague, ont combattu pour le droit à la contraception et à l’avortement, ont défendu l’entrée massive des femmes sur le marché du travail afin d’assurer leur indépendance financière.

 Mais l’une, Antoinette Fouque met en avant la différence , tandis que Simone de Beauvoir souligne l’universel commun aux deux genres masculin et féminin .            Elisabeth Badinter se pose en héritière de Simone de Beauvoir, et c’est à partir de cette position théorique qu’elle souligne les outrances d’un féminisme radical, américain, représenté par Catharine MacKinnon et Andrea Dworkin.

Elle critique fortement les mots d’ordre du féminisme radical, qui condamne en bloc le sexe masculin, et dont le mot d’ordre, selon elle, est changer l’homme plutôt que lutter contre les abus de certains hommes. Elle y perçoit un manichéisme qui sécrète une nouvelle hiérarchie des sexes, morale cette fois, le sexe dominateur étant associé au mal et le sexe opprimé au bien. Cette hiérarchie reposerait sur des vertus féminines, les femmes étant moins guerrières, moins vaniteuses, plus dévouées au combat pour la vie et la liberté. C’est l’idéal maternel qui assurerait la supériorité morale des femmes en définissant le mieux son essence. Et c’est contre lui qu’elle s’élève avec plus de force : une femme n’est pas d’abord une mère, mais un être humain. Certaines femmes ne veulent pas d’enfants ou souhaitent assumer à parité le maternage avec le père. L’instinct maternel n’existe pas, il est appris, évolutif et progressif et n’est pas ce qui constitue la priorité dans la vie d’une femme.

            Ce que craint Elisabeth Badinter et qui fait en fait tout l’objet de son livre, et sera le pivot du suivant, c’est un retour en arrière, le « retour en force du biologique », dû à des positions qui veulent liquider le féminisme universaliste.

Or, c’est la déconstruction du concept de nature qui a assuré aux femmes une liberté sans précédent par rapport aux rôles traditionnels qui définissaient le genre. Aussi, toute théorie qui remet à l’honneur la différence biologique , risque de nous faire revenir à la spécialisation des rôles.

Ainsi de la même manière, aucune religion, aucune culture ne peut ébranler l’égalité des sexes. C’est la loi universelle qui garantit ces lois et non le relativisme et le biologisme. Ce qu’on a reproché à Beauvoir c’est de faire reposer sa théorie sur un universalisme accusé d’être en fait masculin et une humanité abstraite.

Badinter, comme Beauvoir pense que la gestation et la relation maternelle ne peuvent être au fondement de l’éthique. Et aucun impératif lié à cette relation ne doit mettre en cause l’indépendance et l’autonomie des femmes pour toutes les raisons énoncées jusqu’ici.

 

Les milieux féministes ont très mal réagi à ces accusations et ont relevé également des amalgames et des erreurs dans ce texte. Leurs critiques sont très intéressantes même s’ils ne m’ont pas convaincue.

 

Pour :

Ceux qui ont été convaincus

Ceux qui ne l'ont pas été

Ceux qui ne l'ont pas été (2)

 

Elisabeth Badinter, Odile jacob, 2003

Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 10 traits de plume
Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 10:56

de l'égalité

Quel homme extraordinaire que ce François Poulain (ou Poullain) de la Barre ! J’ai connu son existence grâce à la phrase portée en épigraphe par Simone de Beauvoir dans le « Deuxième sexe ».

Il a d’abord été étudiant en théologie à la Sorbonne, et a adopté la philosophie cartésienne. Il interrompt assez tôt ses études puis il est. nommé prêtre dans une petite cure champenoise. Est-ce parce qu’il a assisté aux persécutions à l’encontre des huguenots, en tout cas, il se convertit au protestantisme. Enfin, réfugié à Genève, il parvient à obtenir un emploi de professeur et une position sociale stable.

            Sa méthode , emprunté au doute cartésien(la méthode cartésienne d’analyse des préjugés) est tout à fait intéressante puisqu’elle le conduit à effectuer une généalogie de l’histoire humaine qui pointe les grandes étapes de l’avènement de l’inégalité entre les sexes. Il utilise la méthode de la « table rase », c’est-à-dire met en doute tout ce qu’on lui a enseigné ou dit jusque-là  pour confier la recherche de la vérité à la seule raison. En effet devant le constant des inégalités entre les sexes, François Poullain de La Barre  remarque qu'aucune différence fondée sur la nature n'existe entre hommes et femmes qui puisse justifier l'inégalité sociale. Les différences sont des différences culturelles et non fondées sur la nature. Il soutient que les femmes peuvent exercer toutes les fonctions habituellement réservées aux hommes, de professeure à reine[1].

Les femmes ont un esprit, comme les hommes, capable de connaître la vérité, et leurs adversaires sont des adversaires de la raison car ils veulent dominer les esprits « par la créance (croyance) ».

Quant aux différences physiques, sur lesquelles s’appuient ceux qui sont en faveur de l’inégalité des sexes, arguant que les femmes sont physiquement plus faibles que les hommes, Poulain de la Barre rétorque que non seulement on ne peut extrapoler du social au corporel mais que la force physique brute n’est qu’un des aspects de la supériorité corporelle, la différence liée au rôle dans la procréation étant cette fois-ci à l’avantage des femmes.

Il y a ces petites phrases ironiques et savoureuses : « le nombre de ceux qui ne le sont que de nom (savants) est beaucoup plus grand que ceux qui le sont en effet ». Ainsi on ne peut prendre pour critère de vérité l’opinion, même supposée éclairée de ceux qui savent (autorité des Anciens ).

 

De l’hypocrisie supposée des femmes :

« Ils attribuent à toutes les femmes en général ce qu’ils ne connaissent qu’en quelques particulières. Ce leur est assez d’en avoir vu quelques-unes hypocrites, pour leur faire dire que tout le sexe est sujet à ce défaut. »

 

« Les peintres qui dépeignent les Harpies avec un visage de femme, dépeignent aussi le Démon sous l’apparence d’un homme ».

 

Un article du magazine Clio

Une présentation plus détaillée de sa vie

 

 

 



[1] Grandes voix du féminisme, anthologie présentée par Nicole Pellegrin, Flammarion, 2010

Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 12:05
Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume
Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 10:08

A very good challenge for French people ! Read in English !

 

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A Year of Feminist Classics

Butler 

January: A Vindication of the Rights of Women by Mary Wollestonecraft AND So Long a Letter by Mariama Ba - Amy
February: The Subjection of Women by John Stuart Mill and Harriet Taylor Mill - Ana
March: A Doll’s House by Henrik Ibsen - Emily
April: Herland by Charlotte Perkins Gilman - Iris
May: A Room of One’s Own by Virginia Woolf - Ana
June: God Dies by the Nile by Nawal Saadawi - Amy
July: The Second Sex by Simone de Beauvoir - Iris
August: The Woman Warrior by Maxine Hong Kingston - Emily
September: The Beauty Myth by Naomi Wolf - Amy
October: Ain’t I a Woman? by Bell hooks AND Third World Women and the Politics of Feminism Anthology - Iris
November: Gender Trouble by Judith Butler - Ana
December: Sister Outsider by Audre Lorde - Emily

 

 

 

 

bell.jpg Le deuxième sexe 2Le deuxième sexe (1)IbsenMariama-Ba-copie-2.jpgbeautymythbookSister OutsiderMary Wollstonecraft

 

   

 

 

Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 3 traits de plume
Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 21:14

  

Eve Ensler, auteur, comédienne et activiste a écrit la pièce « Les Monologues du Vagin« . La pièce a été traduite en plus de 50 langues et jouée dans plus de 130 pays à travers le Monde

 

 

 

 

Le 1er juin 2000 avait lieu la création de la pièce à Paris au Théâtre Fontaine avec Fanny Cottençon. 

Aujourd’hui Les Monologues du Vagin fêtent leurs dix ans avec une nouvelle distribution au Théâtre Michel: Catherine Arditi, Stéphanie Bataille et Alexandra Kazan .

 

Critique du livre par Silvi

 

  

Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 1 traits de plume
Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 12:18

Léon Richer et Maria Deraismes

 

 

         Léon Richer D’abord clerc de notaire puis journaliste anticlérical, Léon Richer (1824-1911), actif franc-maçon, lance le féminisme républicain avec Maria Deraismes à la fin du Second Empire via le journal Le droit des femmes (1869) qu’il dirige jusqu’en 1891. leader féministe, il co-organise le premier Congrès international du droit des femmes en 1878, puis celui de 1889 et fonde en 1882 la Ligue pour le droit des femmes.

           Les femmes qui assistaient au premier congrès international pour les droits des femmes à Paris revendiquaient un salaire égal pour travail égal, des subventions gouvernementales pour les familles, des changements dans la politique du foyer et luttaient contre la morale bourgeoise qui enfermait les femmes dans un ensemble de codes rigides.

« Les organisateurs du congrès ont divisé le programme en cinq sections : histoire, éducation, économie, morale et législation. Ils ont délibérément évité de discuter du droit de vote des femmes, mais ont abordé de nombreux sujets controversés, notamment la prostitution régulée par le gouvernement, la syndicalisation et la relation de la subordination des femmes. »[1]Le droit de vote des femmes divise les mouvements de l’époque.

Hubertine Auclert[2] donne l'impulsion à un courant qui, progressivement, devient point de convergence de tout le féminisme : le suffragisme. Elle fonde, en 1876, le premier groupe qui revendique le droit de vote pour les femmes "le Droit des femmes", et dans un appel pressant, établit les arguments en faveur de ce vote :

« Mesdames, il faut bien nous le dire, l'arme du vote sera pour nous, ce qu'elle est pour l'homme, le seul moyen d'obtenir les réformes que nous désirons. Pendant que nous serons exclues de la vie civique, les hommes songeront à leurs intérêts bien plutôt qu'aux nôtres.»

Elle s'est adressée à ses compatriotes masculins « abdiquez votre royauté masculine... Jusqu'à ce que vous ayez reconnu le droit complet des femmes : droit civil, droit politique, votre lutte pour conquérir une plus grande somme de liberté ne pourra paraître aux témoins impartiaux et à nous, moitié de l'humanité lésée, qu'une querelle de despotisme à despotisme. »[3]

 

Maria DeraismesMaria DERAISMES (1828-1894) coorganisatrice du Congrès international du droit des femmes de 1878 collabore étroitement à ses travaux. Elle élabore une philosophie morale, à la confluence des idéaux féministes et républicains, qui préconise l'égalité des sexes complète pour réaliser la République idéale.

 

Léon Richer est l’auteur de plusieurs ouvrages dont :

-         Le livre des femmes (1872)

-         Un mariage honteux (1876)

-         Le divorce : projet de loi (1877)

-         La femme libre (1877)

-         Le code des femmes (1883)

 

 



 

[2]  Adapté de l'œuvre de Karen Offen, European Feminisms 1700-1950: A Political History (Stanford University Press, 2000). Citations du Congrès international du droit des femmes. Ouvert à Paris, le 25 juillet 1878, clos le 9 août suivant. Actes et Compte-rendu des séances plénières (Paris: Aug. Ghio, c. 1878), p. 195; "Discours de Madame Venturi," ibid., p. 202 ; et Hubertine Auclert, Le Droit politique des femmes, question qui n'est pas traitée au Congrès international des femmes (Paris, 1878). Traduit dans Women, the Family, and Freedom: The Debate in Documents, ed. Susan Groag Bell & Karen Offen (Stanford University Press, 1981), pp. 142, 515

[3]  -http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/revue/mat

 

Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 2 traits de plume
Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 23:09

  

Le film est le making of d’un projet piloté par l’artiste JR et se déroule aux quatre coins du monde : au Brésil, en Inde, au Kenya et au Cambodge. Il a fabriqué d’immenses affiches à partir de portraits de femmes réalisés en noir et blanc et les réactions que ces portraits suscitent chez les femmes. Il montre la condition particulièrement dure des femmes les plus pauvres et  la violence dont elles sont victimes. Mais il illustre aussi comment elles tiennent lieu de piliers , leur courage et leur détermination.

  

 Un livre existe qui sera réédité en janvier 2011. Un article très intéressant explique bien l'ensemble du projet dans Beaux-Arts Magazine du mois de décembre.

Le site officiel du film

Par Anis - Publié dans : Les femmes et leur condition - Communauté : La littérature au féminin
Quelques mots de vous... - Le livre d'or : les 0 traits de plume

Mes auteurs favoris

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Marguerite Duras
Harper Lee
Simone de Beauvoir
Milena Agus
Marie Sizun
Keith Ridgway
Karen Blixen
Amélie Nothomb
Barbara Kingsolver
Dominique Mainard
Sylvie Germain
Emile Zola
Kim Thuy
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Claudie Gallay
Nina Berberova

Présentation

Livres du challenge

Liste des livres du challenge "Littérature au féminin"

 

- Anna Karénine de Tolstoï

  Myletine

 - Antigone de Jean Anouilh

Setsuka - Isabelle -Hélène

 

- Au Bonheur des Dames d'Emile Zola

La Démone -

 

- Aya de Yopougon de Clément Dubrerie, Marguerite Abouet

La librivore - Marie - Cistu Hélène - Nina

 

- Beloved de Toni Morrison

Emily - Patacaisse - Myletine

 

 - Boomerang de Tatiana de Rosnay

La librivore - Laetitia

 

- Chéri de Colette

Pickwick 

 

- Coeur cousu de Carole Martinez

Myletine

Marie-L'or des chambres  La librivore - Cistu - Jostein - Setsuka  -Mathilde -

 

  - Geisha d' Arthur Golden

Cistu

 

- L'accompagnatrice de Nina Berberova

 

- L'empoisonneuse de Barbara Yelin (BD)

La librivore

 

- la femme de l' Allemand de Marie Sizun

JosteinSharon

 

- La joueuse de go de Shan Sa

Amélie - Cistu - Cindy

 

- La maison aux esprits d'Isabel Allende

 La nymphette - Cyndy

 

 - Le fait du prince d' Amélie Nothomb

Cistu - Librivore- Sharon - June - Marie - Cindy - Laetitia -Reveline

 

 - Le festin de Babette et autres contes de Karen Blixen

  Mango  -

- L'honneur perdu de Katharina Blum de Heinrich Böll

 

- Les chutes de Joyce carol Oates

  Mathilde -Patacaisse - Mango  Isabelle

 

- Les déferlantes de Claudie Gallay

La librivore -  Hélène - Lilou

 

- Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë

  Anne (De poche en poche) -Reveline - Nina

 

- Les yeux dans les arbres de Barbara Kingsolver

  Anis

 

- Lignes de faille de Nancy Houston

Hélène - La nymphette

 

- Madame Bovary de Flaubert

Céline

 

 - Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir

  Lounapil - La Démone

 

- Mille soleil splendides de Khaled Hosseini

 Isabelle - June -Marie

 

- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee

 

 - Persépolis de Marjane Satrapi (BD t1)

  Anne Hélène - Lounapil

 

- Pour vous de Dominique Maynard

 

  - Quand tu es parti de Maggie O'Farrell

Val bouquine

 

- Ru de Kim Thuy

Jostein -La librivore -June -Patacaisse - Anne - Rêveline

 

- Terre des oublis de Duong Thu Huong

La librivore

 

- Un brillant avenir de Catherine Cusset

La librivore - Cistu - La démone - Sharon

 

Et dans la catégorie "Premiers livres" 

Diane Peylin - Noa, de l'autre côté,  Balivernes éditions

Laetitia deprez - Le mal vous va si bien, éditions Myriapode

(leurs blogs sont dans la communauté, vous pouvez aller les visiter)  

La règle : lire au moins cinq de ces ouvrages de juin 2010 à juin 2011 et

 en faire la critique sur son blog (donc vous pouvez en lire plus si vous le voulez) . Il n'y a pas de date limite d'inscription.

Pour s'inscrire : challenge copier puis insérer cette vignette sur votre blog . Inscrivez-vous ci-dessous :

 

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Catégories

Articles sur la toile ; femmes

Livres lus

 En tête

En rose, des livres que j’ai lus mais des résumés que je n’ai pas le temps de faire, en violet, ceux que j’ai écrit moi-même, surlignées en gris, les BD.

A

 

Abad(Héctor) -L'oubli que nous serons

Abouet (Marguerite)/Oubrerie(Clément) -Aya de Yopougon(BD) - Aya de Yopougon t2

Adam (Olivier) Passer l'hiver

Al-Joundi (Darina) /Kacimi (Mohamed) - Le jour où Nina Simone a arrêté de chanter

 

Agus (Milena) Battement d'elles  Mal de pierres  Mon voisin - Quand le requin dort

Audeguy(Stéphane) Fils unique  La théorie des nuages - Nous autres

Austen(Jane) Emma  Mansfield Park  Northanger Abbey  Orgueil et préjugés  Persuasion)  Raison et sentiments

   

B

Badinter (Elizabeth) le conflit, la femme et la mère, essai - Fausse route

Bageu (Pénélope) - Cadavre exquis

Barbery(Muriel) L'élégance du hérisson

Beauvoir (Simone de ) -Mémoires d'une jeune fille rangée

Bégaudeau(François) Entre les murs

Beinhart (Larry) Le bibliothécaire– Etats-Unis

C

Camus (Albert) La chute  La mort heureuse  La peste  L’étranger  L’exil et le royaume  Les justes

Capucine - Corps de rêve

Carrière (Jean-Claude) La controverse de Valladolid.

Catel - Quatuor

Cestac (Florence) - Le démon de midi

Chandra (Vikram)Le seigneur de Bombay

  Charles(Maryse et Jean-François) - War and dreams(BD)

Collectif - En chemin, elle rencontre ...

Conroy(Frank) - Corps et âme

Constantine (Barabara) - Allumer le chat

Cossé (Laurence) - Au bon roman

 

Chevalier (Tracy) - Prodigieuses créatures

Claudel (Philippe) Au revoir, Monsieur FriantJ’abandonne - La petite fille de Monsieur Linh  - Le bruit des trousseaux

                                Le café de l’Excelsior - Le rapport de Brodeck Les âmes grises  Meuse l’oubli

Coe (Jonathan) - La pluie avant qu'elle tombe

Cunningham (Mickaël) Les heures

Cusset (Catherine) - Un brillant avenir

D

Deghelt (Frédérique) - La vie d'une autre

Despentes (Virginie) - Apocalypse bébé

Dryansky(Joanne et Gerry) - L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour

Duong (Thu Huong) -Itinéraire d'enfance - Terre des oublis

Duras (Maguerite) L’amant. L’amante anglaise - L’après-midi de Monsieur Andesmas - Un barrage contre le Pacifique

                                     Le vice-consul.

.E

Esquivel (Laura) Chocolat amer

F

Ferney (Alice) – Dans la guerre  – Grâce et dénuement  – la conversation amoureuse  L'élégance des veuves  – Les autres  – Paradis  conjugal 

Follet (Ken) -Les piliers de la terre  – Un monde sans fin

Fforde(Jasper) - L'affaire Jane Eyre

G

Gallay (Claudie) - Les déferlantes

Gavalda (Anna) – Ensemble, c’est tout  – Je l’aimais  – Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  – La consolante  L'échappée belle

Gaudé (Laurent) – Eldorado  – Sous le soleil des Scorta

Germain (Sylvie) – Jours de colère  – La chanson des mal-aimants  – Le livre des nuits Magnus  – Nuit-d’Ambre - Opéra muet -

Hors champ

Giordano (Paolo) - La solitude des nombres premiers

H

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Harris (Joanne) Chocolat

Herbjørg Wassmo –La septième rencontre – Norvège – 2001

Hua (yu)Brothers- Chine

Hustache (Pascale) - Destins de femmes dans la littérature populaire du XIXe siècle

Huston (Nancy) - Infrarouge

I

Indridason (Araldur) – La voix (grand prix de littérature policière 2007)  Islande – 2007 – La cité des jarres 

Ishiguro (Kazuo)Auprès de moi toujours  Les vestiges du jour Nocturnes

 

J

Jullien(François)Le pont des singes - essai

K

Kawakami(Hiromi) - Les années douces

Kingsolver (Barbara) - Les yeux dans les arbres

Kosztolányi (Dezsö)– Alouette -1991

L

Larsson (Stieg) – Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes  – Millénium 2– La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air

Lévine(James.A)Le cahier bleu

M

MacDonald (Ann-Mary) – Le vol du corbeau  

Mainard (Dominique) - Pour vous - Je voudrais tant que tu te souviennes

Maïtena - Les déjantées (2)

Makine (Andreï) – La musique d’une vie  La vie d'un homme inconnu

Mardon Grégory -Sarah Cole (BD)  

Martinez(Carole) - Coeur cousu 

Miyabe (Miyuki) La librairie Tanabe  

Morrison (Toni) Beloved - Un don -

Minoui (Delphine) Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

 

  N

 

 

Nair (Anita) - Compartiment pour dames

Nothomb(Amélie) Cosmétique de l’ennemi  La métaphysique des tubes  Les catilinairesl  Les combustibles - Stupeurs et tremblements -Le fait du prince - Acide sulfurique - Journal d'Hirondelle

O

 

 

Oates (Joyce Carol) – Eux  – Le goût de l’Amérique – Les Chutes  – Sexy - La fille tatouée -

Ogawa (Yoko) - La formule préférée du professeur

 O’Connor (Joseph)L'étoile des mers - Desesperados - Inishowen

O'Farrell(Maggie) - Quand tu es parti

O'Riordan (Kate) - Le garçon dans la lune - Pierres de mémoire

Oumhani(Cécile) - Le café d'Illka

Ovaldé Véronique - Et mon coeur transparent  

Oulitskaïa (Ludmila) - Sonietchka

 

 

P

 

Pancol(Katherine) Et monter lentement dans un immense amour  J’étais là avant  La valse lente des tortues  Les yeux jaunes des crocodiles

Q

R

 

Reid (Martine) - Des femmes en littérature (1)

 

Ridgway(Keith) Mauvaise pente

Rosnay (de) (Tatiana) - Boomerang

Roth(Philip) Le complot contre l'Amérique

Ruiz ZafÔn (Carlos) – L’ombre du vent

S

 

Saabye Christensen (Lars) –Le Demi-frère

Så Moreira (Régis de) – Le libraire

Schlink (Bernard) - Le liseur

Shimazaki(Aki) -Le poids des secrets

Sigurdardottir(Steinunn) -Le cheval soleil

Sizun (Marie) - La femme de l'Allemand

Strasser (Todd) – La vague – Etats-Unis

T

 

 

Thuy (Kim) - Ru

Trevor (William) – En lisant Tourgueniev

U

V

Vallejo (François) - Le voyage des grands hommes

Vigan(De) (Delphine) – No et moi - Les jolis garçons

 

 

W

Woolf (Virginia) La promenade au phare

 

 

X

Y

Yelin(Barbara) - L'empoisonneuse (BD)  

Yourcenar (marguerite) - L'oeuvre au noir - Les mémoires d'Hadrien

Z

  Zola (Emile) - Au bonheur des dames

 

 

 

Les prix littéraires (femmes)

Défis et challenges

 

 

Challenge voisins voisines

Challenge voisins-voisines chez Kahel

Des idées de lecture


"Les mots d'un livre ne forment pas davantage un bloc que les jours d'une vie humaine, aussi abondants soient ces mots et ces jours; ils dessinent juste un archipel de phrases, de suggestions, de possibilités inégalées sur un vaste fond de silence."
Sylvie Germain - Magnus

 

Défi de Pimpi

 

Challenge "In the mood for Japan"

 

  54059971 p

Auteurs : François Vallejo (Ouest)

 

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Le challenge BD de M Zombi

 

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